Qu'as-tu appris sur le chemin?

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?
– J’ai appris à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.
– C’est bien. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?
– J’ai appris que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.
– Tu as raison. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?
– J’ai appris qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?
– J’ai appris que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?
– J’ai appris qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?
– J’ai appris que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

Le texte intégral du conte dont sont tirés ces extraits est sur le blog d’Antiochus : Le vieil homme et les trois portes de la sagesse.

Très belle journée à tous

5 Replies to “Qu'as-tu appris sur le chemin?”

  1. Adele Riner Post author

    Les photos en panorama apportent une magnifique lumière à ces paolres pleines de sagesse et de bonté…

  2. ramses Post author

    « Ce petit chemin » (Mireille) :

    « Pour aller à la Préfecture
    Prends la route numéro trois
    Tu suis la file des voitures
    Et tu t’en vas tout droit, tout droit…
    C’est un billard, c’est une piste,
    Pas un arbre, pas une fleur,
    Comme c’est beau, comme c’est triste,
    Tu feras du cent trente à l’heure
    Mais moi, ces routes goudronnées,
    Toutes ces routes
    Me dégoûtent,
    Si vous m’aimez, venez, venez,
    Venez chanter, venez flâner
    Et nous prendrons un raccourci :
    Le petit chemin que voici…

    Ce petit chemin… qui sent la noisette
    Ce petit chemin… n’a ni queue ni tête
    On le voit
    Qui fait trois
    Petits tours dans les bois
    Puis il part
    Au hasard
    En flânant comme un lézard
    C’est le rendez-vous de tous les insectes
    Les oiseaux pour nous, y donnent leur fêtes
    Les lapins nous invitent
    Souris-moi, courons vite
    Ne crains rien,
    Prends ma main
    Dans ce petit chemin !
    Les routes départementales
    Où les vieux cantonniers sont rois
    Ont l’air de ces horizontales
    Qui m’ont toujours rempli d’effroi…
    Et leurs poteaux télégraphiques
    Font un ombrage insuffisant
    Pour les idylles poétiques
    Et pour les rêves reposants…
    A bas les routes rabattues
    Les tas de pierres,
    La poussière
    Et l’herbe jaune des talus…
    Les cantonniers, il n’en faut plus ! …
    Nous avons pris un raccourci :
    Le petit chemin que voici…

    Ce petit chemin… qui sent la noisette
    Ce petit chemin… m’a tourné la tête
    J’ai posé
    Trois baisers
    Sur tes cheveux frisés…
    Et puis sur
    Ta figure
    Toutes barbouillée de mûres…
    Pour nous observer, des milliers d’insectes
    Se sont installés par dessus nos têtes
    Mais un lièvre au passage
    Nous a dit « Soyez sages ! »
    Ne crains rien
    Prends ma main
    Dans ce petit chemin ! »

    Merveilleuse Mireille, qui a révélé tant de talents !

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