On the road again

Ce matin, à l’heure où apparaîtra cette note, je serai en train de rouler vers Grenoble pour un rendez-vous boulot, un qui compte, un de plus et pas le dernier.

Comme à chaque fois que je prends la route, j’entendrai quelque part dans les méandres de mes pensées la mélopée lancinante de Canned Heat, « On the road again », inspirée du roman éponyme de Jack Kerouac. Les paroles sont typiques de la beat generation, un esprit que l’on retrouve dans le superbe film du non moins superbe Sean Penn, « Into the wild ».

Mon périple n’aura pourtant rien de bluesy ou d’extrême. Mais c’est comme ça. Les impressions s’associent toutes seules, les empreintes mémorielles subsistent des dizaines d’années après avoir pris naissance.

Prendre la route, même pour les plus joyeuses des raisons, ça restera toujours pour moi « On the road again », comme il y a la clarinette de « Pierre et le Loup » ou les deux notes mythiques des « Dents de la Mer » à chaque apparition du grand requin blanc.

Ca fait partie de la B.O. de mon film perso, c’est le gimmick qui défile avec l’asphalte.

Ecoutez… Vous entendez ?

Les harmoniques sur la douzième barre de fret de la guitare…

Le riff aigrelet qu’on dirait presque joué sur un sitar…

Les gémissements que tire Bob Hite autant de son âme que de l’harmonica enfoui dans ses mains …

Quelque part, comme une plume suspendue au dessus d’un précipice, la voix fluette inoubliable d’Alan « Blind Owl » Wilson égrène l’errance du routard qui s’offre une échappée belle…

Sing it…

Très belle journée à tous

5 Replies to “On the road again”

  1. Catherine Post author

    pfff ! Jusqu’à ce que j’écoute la vidéo, j’avais l’air de Lavillier dans la tête ^^

    Mais je préfère la version de Canned Heat !

    Belle journée à toi, on the road…

  2. Zaza Post author

    Ben moi qui croyait qu’Anna préparait le ptit dej, en fait elle vadrouille en train et trés tôt en plus lol me suis trompée sur toute la ligne mdr bonne route à toi.

  3. anti Post author

    Si ! Si ! Zaza ! Anna prépare le p’tit déj ! Tu as bien compris.

    C’est juste un traumatisme de jeunesse qui fait que quoi qu’il arrive j’suis dans le gaz et à la bourre dans ma tête le matin.

    Fallait nous avoir arriver à la gare, les trois filles et la mère le matin. Dérapage contrôlé sur le parking sur lequel on arrivait en même temps que le train. La voiture restait toujours ouverte, pas le temps de la fermer !

    Je ne compte pas le nombre de fois où l’on finissait qui de se coiffer, qui de cirer ses pompes devant nos copains hilares, pourtant coutumiers du fait.

    Quand on avait encore de vieux trains avec compartiments, on bloquait la porte, on inventait n’importe quoi pour que personne d’autre monte dedans pour finir de nous préparer tranquillement. Mon truc était d’imiter le doberman. Ca marchait vachement bien n’empêche 😉

    Aaahhh ! Que de souvenirs !

    anti, repos.

  4. Anna Galore Post author

    La B.O. de « 4 mariages et un enterrement » mdrrrrrr

    C’est la première fois que je vois Anti jouée par Hugh Grant. La ressemblance est hallucinante. Putain ! Putain !

    Anna, réveil-matin

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