Madame Smith et Monsieur Young

Leur nom de famille pourraient être des mauvais pseudos d’un roman policier, tellement ils sont courants. Mercredi soir, nous étions à nouveau aux arènes pour les voir – Patti Smith en première partie et, en seconde, Neil Young avec son groupe Crazy Horse.

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Patti était très en forme, elle a fait un grand show. Malheureusement, à un moment, elle a sorti une énormité qui a gâché, à nos yeux, toute la suite de sa prestation : un hommage à un tortionnaire de taureaux, mort à la fin des années 40. Comme elle n’a, a priori, aucune culture tauromachique dans son passé personnel, je veux croire qu’il s’agit plus de méconnaissance pure et simple du sujet que de vrai penchant pour cette barbarie.

Aussi ai-je décidé, à titre personnel, de lui écrire pour lui détailler la réalité sans fard de ce qu’est une corrida, en espérant qu’elle voudra bien non seulement me lire, mais me répondre. Et, qui sait, peut-être changer d’avis.

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C’était la première fois que nous assistions à un concert de Neil Young. Il a une voix extraordinaire et un jeu de guitare fabuleux. Du bon vrai rock, puissant et je dirais même, sauvage dans le bon sens du terme. Néanmoins, l’ensemble était un peu décevant, les parties de guitare se ressemblant beaucoup trop d’un morceau à l’autre, en dehors d’une séquence acoustique très réussie.

De plus, la balance n’était pas géniale : les deux guitares étaient très en avant, au point que la batterie en semblait inexistante, ce qui est dommage. Et pour finir, les éclairages manquaient sérieusement d’inspiration : de simples enchaînements de nappes colorées qui défilaient à peu près dans le même ordre quel que soit le morceau, à part quand il s’agissait de chansons plus calmes où un simple éclairage fixe d’une banalité totale semblait suffisant. Très loin des light-shows élaborés auxquels on peut s’attendre de nos jours pour des stars de ce niveau.

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D’ailleurs, il se passait tellement peu de chose visuellement sur scène qu’à un moment, Anti s’est carrément endormie, la tête posée sur mes cuisses. Et pourtant, Young et sa bande envoyaient des mégawatts de guitares en fusion.

Une impression générale très mitigée, donc.

Très belle journée à vous

2 Replies to “Madame Smith et Monsieur Young”

  1. anti

    Effectivement, il ressort de ce concert un avis mitigé et partagé par beaucoup. Vraiment, je suis restée scotchée par la sortie de Patti que pourtant j’aime beaucoup en tant qu’artiste et que je voyais pour la troisième fois sur scène, même si, il faut bien le reconnaître, ce sont ses premiers tubes* qui la maintiennent encore.

    Ensuite, la prestation de Neil Young, bien que forte en décibels, ne m’a pas empêchée de m’endormir à la belle étoile, tête sur les genoux d’Anna… Un peu mou du genou tout ça niveau scénique et lumières. En revanche, j’ai été sidérée de la voix de Neil Young, assez incroyablement semblable à celle de ses premiers disques.

    A ce sujet, il y a une très bonne critique à lire ici : http://www.concertandco.com/critique/concert-patti-smith-neil-young//46265.htm

    tubes* : j’ai entendu ce matin à la radio l’histoire de ce mot, inventé par Boris Vian.

    WIKIPEDIA :
    Le terme de « tube » a été lancé par Boris Vian dans les années 1950. Pour désigner un succès dans les variétés à l’époque, les gens du métier employaient depuis longtemps le mot saucisson. Boris trouvait que ca faisait sale ! Au cours d’une réunion de travail chez Philips, en 1957, il proposa de lui substituer le mot tube, allusion à une chanson à succès dont les paroles seraient creuses comme un tube. Le terme connut une faveur telle, et si durable, qu’il est maintenant d’usage dans le jargon de la profession. Et comme pour tous les outils dont on se sert quotidiennement, peu en savent qui en fut l’inventeur. Le mot ne sortit du cercle des professionnels du son que dans les années 1960.

  2. bernard

    J’étais au concert de Neil Young au théâtre antique de Vienne. Sa voix un peu plus tremblotante qu’avant est encore plus émouvante (mais non, Neil ne sucre pas encore les fraises!) Un peu déçu par l’enchevêtrement du son des gibson, j’avais du mal à distinguer la part de chacune, mon oreille pas ou plus habituée sans doute, n’empêche que depuis j’écoute du Neil Young et Crazy Horse en boucle sur l’ordi ou en voiture et je me régale. Un son que j’avais oublié.

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