Les nouveautés en imagerie médicale et pas que ;-)

Retour sur un petit sujet de 5’22 » vu hier matin sur France 2, que l’on peut visionner en ligne : Les nouveautés en imagerie médicale.

« Approche Technologique de l’imagerie du vivant et de la matière », présentée par Sylvain Ordureau, fondateur de Useful Progress.

Le développement des technologies d’imagerie a permis des progrès considérables de nos connaissances sur le vivant et la structure de la matière. En médecine, il est désormais possible de voir le corps en transparence grâce à l’utilisation de Scanners à rayons X, d’IRM et d’échographes à ultrasons.

Mais tout cela reste souvent abstrait.

Des français ont trouvé le moyen de créer un logiciel pour reconstituer toutes ces données pour les rendre visibles et exploitables sur ordinateur.

Du coup, un docteur va pouvoir visualiser en 3D le corps de son patient avant de l’opérer, va pouvoir détecter une tumeur…

Un archéologue va pouvoir voir dans le corps d’une momie qu’il ne peut pas disséquer, ni toucher.

Un diamantaire va pouvoir visualiser l’endroit le plus précieux et ne pas gâcher de matière lorsqu’il va le tailler ….

7 ingénieurs se sont installés à la faculté de médecine de Paris où ils collaborent avec les professeurs et les étudiants qui apprennent mieux l’anatomie sous cette forme

Des applications beaucoup plus pratiques et usuelles seront possibles :

– les dentistes obligés de garder 10 ans les empreintes de mâchoires, vont pouvoir les stocker en dvd

– certains artistes plasticiens se sont emparés de la technologie

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– surtout, tout le monde aura bientôt son logiciel pour interpréter chez soi scanners ou radios…

A venir : un scanner intégrant cette technologie permettant d’aller vers l’infiniment petit.

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Un autre article du Figaro nous en dévoile un peu plus sur la portée d’une telle technologie :

Les secrets des momies dévoilés grâce au scanner, par Yves Miserey.

Le laboratoire d’anthropologie du Musée de l’homme de Paris est en plein déménagement. Ses momies sont prêtes à partir, empaquetées dans de grandes boîtes à chaussures blanches. Il y en a partout : sur un brancard, sur les étagères, sur la paillasse d’une pièce annexe et dans plusieurs salles vides au sous-sol. La collection compte près de 160 pièces dont 65 momies complètes, la plupart venant d’Égypte ou du continent américain. Elles vont être entreposées au Muséum d’histoire naturelle pendant les travaux de rénovation qui devraient normalement être terminés en 2012.

« Les momies n’ont pas toujours été aussi bien traitées par le passé», reconnaît Anne Raggi, la conservatrice. On s’en est longtemps servi comme bois de chauffage, pour faire des colorants ou fabriquer du salpêtre.

Au XIXe siècle, on raconte que les agronomes anglais recommandaient de les broyer et donner la poudre au bétail pour l’engraisser.

Il n’y a pas si longtemps, dans l’entre-deux-guerres, les scientifiques les décapitaient ou les démembraient pour faire des mesures anthropométriques… Cette époque est révolue. Non seulement les momies font partie du patrimoine, mais elles sont désormais considérées comme des pièces archéologiques et anthropologiques à part entière.

« Chaque momie est une archive », résume d’une formule Alain Froment, responsable scientifique des collections du Musée de l’homme. Les fragments de terre ou les grains de pollens encore accrochés aux bandelettes, les colorants, les baumes, les isotopes dentaires, permettent de retracer le mode de vie des personnes momifiées et le milieu dans lequel elles évoluaient.

Plusieurs laboratoires dans le monde exploitent ces nouvelles pistes de recherche depuis quelques années. Le Musée de l’homme a décidé de s’y lancer à son tour.

Une technique non invasive

Le laboratoire des momies a signé un partenariat avec Useful Progress, une PME parisienne qui a mis au point de nouveaux logiciels de numérisation d’imagerie médicale.

Une partie d’entre eux équipent les scanners de deux grands hôpitaux parisiens et, en retour, la PME peut les utiliser pour son propre compte aux heures où l’hôpital ne s’en sert plus.

Useful Progress coopère avec le Musée de l’homme à titre gratuit. « C’est du mécénat scientifique », explique Sylvain Ordureau, son jeune directeur. Le principal intérêt de cette technique c’est d’être non invasive, de voir ce qu’il y a sous les bandelelettes sans détruire quoi que ce soit.

Quatre momies ont déjà été scannées, les autres le seront progressivement. L’imagerie à très haute résolution a permis une identification précise de chaque individu. En s’appuyant sur la base de données internationale de 2 500 crânes, les chercheurs sont parvenus à lever le mystère qui entourait jusqu’alors une tête momifiée appartenant au musée de Morlaix.

Son nez démesurément proéminent sous les tissus laissait en effet perplexes et dubitatifs les trois égyptologues chevronnés qui l’avaient examinée. Le scanner a montré en fait qu’il s’agissait d’un homme mort à l’âge de 40 ans et originaire du bassin méditerranéen. Autrement dit, d’un authentique Égyptien.

Une momie du Musée du Louvre dont l’origine était, elle aussi, douteuse a pu être également authentifiée. Son crâne est celui d’une jeune fille gracile décédée entre 20 et 22 ans et ne portant aucune trace de pathologie. Le scanner du squelette d’un enfant de Bolivie momifié sous d’épaisses toiles de coton a révélé des lambeaux de moelle épinière autour de ses vertèbres.

Plus surprenant, le scanner a révélé un minuscule trou à l’arrière du crâne d’une des momies. Selon les chercheurs, les embaumeurs qui vidaient le cerveau liquéfié de la future momie en fracassant l’os ethmoïde, perçaient ce trou afin de faciliter son écoulement. Une nouvelle piste de recherche pour les égyptologues. « Je suis optimiste, assure Alain Froment. La collection du Musée de l’homme va être de plus en plus exploitée. »

Well, well. Bien sympathique tout ça et comble du bonheur à 2’52 » ! Que vois-je ? Un hologramme de Rodolphe Bessey bien connu sur ce blog !

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Et Hop ! 3’24 » replacé ! Trop fort ! Le voilà donc notre artiste plasticien qui s’est emparé de cette technologie 😉 Après les photos sur l’Internaute, France 2… Bravo Rodolphe !

Ah ? Oui ? Allô ?

Rodolphe me signale cette autre vidéo trop trop bien !

Retrouvez les autres articles sur Rodolphe Bessey ici. Plus d’images .

anti

10 Replies to “Les nouveautés en imagerie médicale et pas que ;-)”

  1. anti

    Je ne vois pas bien le rapport de l’imagerie avec internet dans cette note, mais l’article dont tu parles semble très intéressant. Encore une belle application du net qui rapprochent les gens et profite au plus grand nombre (un lien pour le lire qq part ?)

    « Merci beaucoup pour cet article et votre soutien 🙂 »

    Avec plaisir Rodophe ! Ça a été une belle surprise au réveil.

    anti

  2. anti

    Merci pour les liens. L’extrait cité est vachement intéressant.

    En revanche, pour revenir à « tout le monde aura bientôt son logiciel pour interpréter chez soi scanners ou radios » j’avoue ne pas trop savoir quoi penser pour le moment.

    D’un côté, j’ai peur que cela n’entraîne de mauvaises interprétations de la part des gens en générale, de l’autre, je me souviens d’une émission entendue sur France-info parlant des sites de santé très prisés par « le consommateur ».

    Il y a bel et bien un côté pervers à vouloir se documenter tout seul quitte à se faire de belles frayeurs et à s’improviser médecin, de l’autre, il y a aussi la possibilité de voir qu’on n’a pas le bon médecin et de s’orienter vers un autre plus compétent (je repense au témoignage de la dame qui après des années de souffrance « pour rien » avec un médecin qui ne trouvait rien à soigner, s’est orientée toute seule vers le bon hôpital pour soigner une vraie fibromyalgie).

    anti

  3. ramses

    L’imagerie médicale ne cesse de faire des progrès et la représentation des organes en images de synthèse constitue sûrement une avancée décisive en pré-opératoire. Reste la contrainte budgétaire : ces petites merveilles coûtent plusieurs millions €…

  4. Romain

    Impressionnant !
    Pour avoir été dans leur local à la fac de médecine avec Rodolphe, je reste bluffé par cette technologie !
    Je me souviens surtout de cet hologramme de cœur, à portée de main, hallucinante attraction.
    Ou bien de ce corps qui se dévoilait, comme enlevant ses différentes enveloppes (à l’image des multiples sarcophages emboités !!) selon l’orientation.
    Son utilisation en archéologie bluffe l’ingénieur passionné d’archéo que je suis en voie de devenir.
    Quant à Physalis : époustouflant !!!!
    Mille bravos aux ingénieurs et à Rodolphe 😉
    Romain

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