Le Musée des Alpilles

Un véritable coup de coeur pour le Musée des Alpilles découvert par hasard au cours de notre balade dominicale à Saint-Rémy de Provence pendant laquelle nous avons vu que se tenait une exposition plus qu’alléchante : « La Chauve-souris, vie, art et symbole ».

« L’exposition a une double ambition :

– faire connaître les particularités de la morphologie et du mode de vie de la chauve-souris : seul mammifère volant, elle dispose d’un système comparable au sonar qui lui permet de se mouvoir avec aisance dans l’obscurité totale, et elle passe une bonne partie de sa vie accrochée la tête en bas.

– montrer que la mauvaise réputation dont elle est actuellement victime en Europe n’est pas universelle. Diabolisée par les uns, elle est admirée et imitée par les autres. Dans les sociétés traditionnelles océaniennes, amérindiennes et africaines, elle inspire un sentiment de respect qui relève du sacré. En Chine, elle évoque la longévité et symbolise le bonheur. » peut-on lire sur le site de l’Atelier Muséal qui met aussi à disposition un petit diaporama sympa.

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Il faut dire que Anna et moi sommes assez fans de ces charmantes petites bébêtes. On aime les regarder voler. On en a même une à la maison. Si ! Si ! Entre le scorpion, la guêpe, Marguerite et consoeur (nos mygales), elle en jette. Bon, ok, elle est dans du formol mais quand même. C’est amusant d’ailleurs. je l’ai trouvée un jour à l’école de ma fille. J’ai demandé au concierge si je pouvais la garder, j’voulais l’offrir à Anna 😉 Après un bref moment d’hésitation, il me l’a donnée. Ce qui est amusant, c’est que ça se passait rue de la Grotte aux Fées à Nîmes et que nous avons appris hier après-midi que le lieu dit de la Grotte des Fées des Baux de provence est un haut lieu de villégiature pour ces jeunes mammifères.

« La chauve-souris, vie et symboles » au musée des Alpilles, c’est .

Mais revenons-en au musée lui-même. Un petit bijou comme je les aime. Beau, nom qui fait rêver, didactique, variés et interessant, personnel attentif et gentil.

Son nom fait déjà rêver : Musée des Alpilles – l’hôtel particulier Mistral de Montdragon dont la devise n’était que « Tout ou Rien ».

Jamel devrait aimer. Ben oui Jamel, le comédien, dont je lisais un article du magazine « Psychologies » dans lequel il disait (j’adore) en parlant de son accident : « Je ne sais pas ce que cet accident a changé. Probablement tout, probablement rien, probablement rien du tout… « 

Il est beau (le musée, notez, Jamel aussi ;-))

« Le musée, est installé dans un ancien hôtel particulier d’époque Renaissance classé Monument Historique, l’hôtel Mistral de Montdragon. D’une grande qualité architecturale, le bâtiment abrite une remarquable cour intérieure. »

« Ce magnifique hôtel particulier, richement sculpté a été construit au XVIe siècle par la famille Mistral de Mondragon, a été occupé ensuite par des religieuses ursulines avant de devenir l’Hôtel de Ville jusqu’en 1689. Ayant connu ensuite plusieurs propriétaires, il est racheté par la Ville en 1921 pour y installer le « Museon Sant Roumieren » dont le premier conservateur, Pierre de Brun, archéologue amateur passionné, a donné son nom au musée actuel. »

Ses thèmes sont beaux : Ethnologie et arts modestes. composés de quatre sections : archéologie, sciences naturelles, ethnologie, arts graphiques et photographiques.

« Le musée des Alpilles est un musée de société. Sa discipline de référence est l’ethnologie. L’une de ses préoccupations majeures consiste dans la valorisation des arts modestes. »

« Promenade dans le temps et dans l’espace, son exposition permanente a été conçue dans le but d’aider à la compréhension, et au respect, des paysages actuels, naturels et humains, de la partie de Provence qui s’étend entre le Rhône, la Durance et la limite sud des Alpilles. Elle évoque les diverses facettes du patrimoine de la région : faune ancienne (fossiles) et actuelle (cigales), exploitation du sous-sol (carrières et poteries), activités agricoles et commerciales millénaires (olivier, vigne, céréales, mouton) et plus récentes (chardon cardère, graines de semence, primeurs), costumes et fêtes traditionnels, tauromachie de type camarguais. »

« Le cabinet d’arts graphiques et photographiques ainsi que l’atelier de typographie et de gravure traduisent la nouvelle orientation de l’établissement sur les œuvres sur papier et la gravure contemporaine. »

A cela s’ajoute toute une partie sur l’enluminure de Augustin Gonfond, qui est peut-être un reste de l’expo « Anges et démons, le monde enluminé d’Augustin Gonfond » de 2005 ? En tout cas, c’est magnifique aussi (à voir photos ) : » agriculteur de Saint Rémy de Provence relativement aisé, il a probablement appris l’art de l’enluminure au cours de sa scolarité dans des établissements religieux. Il a calligraphié et enluminé quatre ouvrages et sept tableaux qui font tous partie de la collection du musée des Alpilles. Le tableau circulaire « Salut reine du ciel » est la dernière de ses oeuvres, réalisée l’année même de sa mort. Il illustre la lutte entre le Bien et le Mal, thème central du monde d’Augustin Gonfond. La Vierge, en lévitation, prie entre la lune et le soleil dans un grand nuage lumineux. Elle domine un monstre apocalyptique entouré d’animaux de l’obscurité : chauve-souris, chouette, scorpion. »

Enfin, un grand coup de coeur pour le personnel charmant, souriant, attentif, mettant à disposition des jeux didactiques pour intéresser les enfants aux expositions. C’était génial de voir les loulous se ruer vers les notes afin de pouvoir répondre aux questions et, plus tard, de se courir après pour savoir qui des deux aurait l’appareil photo pour prendre et ces cigales incroyables, ces ammonites, ces… Tout ! et c’est Bravo !

anti

3 Replies to “Le Musée des Alpilles”

  1. anti Post author

    « C’est décidé j’y vais » /// « Passe prendre l’apéro à la maison, c’est sur la route. »

    mdrrrr ! Quand vous lirez la prochaine de la p’tite…

    anti, du côté Moore de la force

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