Les chatons et les lâches

Tous les bénévoles qui s’occupent des chats abandonnés peuvent vous raconter la même histoire, celle des lâches qui se disent que ce n’est pas important de faire stériliser leur chatte et qui ensuite se débarrassent en douce des petits (dans une poubelle, au milieu d’un rond point, sur une aire d’autoroute, en pleine garrigue, etc.) parce qu’ils ne savent pas quoi en faire.

Cette histoire tristement banale nous est arrivée hier. En plein milieu de l’après-midi, on a entendu un crissement de pneus violent à la hauteur de notre portail alors que la rue était déserte, puis une voiture qui accélère pour poursuivre sa route. Anti est allée voir ce qui avait bien pu causer un tel coup de frein.

Il y avait quatre chatons, dont trois sur l’asphalte et un allongé dans un vieux cageot posé près du portillon, en plein soleil. Des imbéciles irresponsables s’étaient sans doute dit qu’ils pouvaient les laisser là, devant chez nous parce que, forcément, nous, on les recueillerait ou on leur trouverait des gens qui les prendraient chez eux.

Trois des chatons gisaient écrasés sur la route. Le quatrième, celui dans le cageot, était en train d’agoniser à cause de la chaleur. Ses yeux étaient collés par le pus en raison d’un coryza non traité. C’est la seule photo que je vais vous montrer, en espérant que les lâches qui en sont responsables la verront. Il a succombé quelques minutes plus tard. Impossible de dire dans quel état étaient les yeux des autres et aucune envie de vous en montrer des photos.

DSC03071b

Quatre chatons morts de la bêtise démesurée de ceux qui les ont laissés naître sans vouloir les assumer ensuite. De ceux qui se disent que c’est « mieux » qu’une chatte ait des petits, mais pas au point de s’en occuper de ces petits-là.

Oui, c’est l’histoire banale de monstres ordinaires, tellement lâches qu’ils ont pensé qu’en déposant ces bébés chats dans une rue en plein soleil, ces derniers s’en sortiraient bien d’une façon ou d’une autre. L’important, n’est-ce pas, est surtout de ne pas savoir pour pouvoir se barrer le cœur léger.

Et ce faisant, ces salauds les ont tués aussi sûrement que s’ils les avaient étouffés à la naissance, mais d’une façon plus ignoble encore. Ils les ont laissés mourir, sans nourriture et sans eau, dans la plus cruelle souffrance. En fait, ils les ont tués bien avant leur conception, le jour où ils ont décidé de ne pas stériliser leur chatte tout en sachant qu’ils se débarrasseraient des petits à venir de la plus ignoble des façons : en se donnant bonne conscience de les « poser » quelque part encore bien vivants.

Nous sommes très en colère et très tristes devant ce gâchis d’une bêtise affligeante à tous les points de vue.

11 Replies to “Les chatons et les lâches”

  1. lulubozo

    Putain ! c’est affreux, comment rester poli devant des monstres pareils !
    Je me ferais un réel plaisir de casser leur sale figure à coups de poings, de tête, de pieds pour leur faire comprendre qu’ils sont des monstres, pas digne d’être des humains. Quelle honte !
    Un comportement pareil ne mérite que la violence en retour.
    C’est un comportement de lâche.
    Pauvre type va ! Pour avoir un comportement pareil, je me doute que rien ne te touche, tu peux être fier de toi et bomber le torse. Pour moi tu es moins que rien.

  2. Petite Ange

    Je pense surtout que ces pourritures sont tellement lâches qu’elles mettent délibérément les chatons près des routes pour qu’une voiture fasse le « sale » boulot à leur place ! Tout acte se paye et si ce n’est pas sur Terre alors ce sera ailleurs…

  3. Alystelle

    Il faut vraiment que les irresponsables qui ne stérilisent pas leurs chattes, se rendent compte des conséquences !

  4. anti

    Je pense un peu comme Petite Ange, que ces gens mettent délibérément les chatons près des routes pour qu’une voiture fasse le “sale” boulot à leur place et même pas consciemment encore !

    A toutes celles et ceux qui ont déjà fait ça : je vous plains, sincèrement.

  5. lulubozo

    Oui, j’ai déjà fait cela pour une vieille chatte de rue sur LA GRAND-COMBE, commune où les chats sont moins que rien et ne devraient même pas exister.
    Cette chatte très âgée, en raison de ses conditions abominables de vie et d’existence, ne faisait que des petits infirmes, pas du tout adoptables.
    Je me suis forcé à tuer ses petits pour mettre fin à leur souffrance à venir et cela sous les sourires moqueurs ou quolibets des voisins qui eux bien sûr ne faisaient rien. Pas concernés !
    Pourtant, cette vieille chatte était adorable, je lui ai donné à manger pendant des années. J’ai encore en tête ses petits miaulements et sa démarche quand elle me voyait arriver. Elle était couverte de plaies, blessures et quand je prenais le courage de la caresser, c’était des ronrons à n’en plus finir. Sa vie ne l’avait pas habituée à des caresses… Pauvre minette, va ! Ton passage sur Terre n’a pas été facile. S’il y a un paradis pour les chats, je suis sûr que tu es en première place.

  6. Anna Galore Post author

    Merci pour ce très beau témoignage, Lulu.
    Et merci à tous pour vos réactions, en espérant que les salauds qui ont abandonné ces petits les ont lues.

  7. Zaza

    Saleté d’humain qui ne veut pas assumer par la suite la portée de châtons, comme celui que mon mari avait ramené du luxembourg jeté dans une cagette derrière une station d’essence , c’est vraiment moche tous ce que ces petites bêtes subissent à cause d’abrutis de ce genre .
    Les larmes me montent aux yeux en regardant cette photo.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.