Etoiles de bois

C’est un de ces moments tranquilles où on observe en silence un jeu d’enfant sage. Enzo s’invente une histoire secrète, qui ne franchit pas le cap de ses lèvres mais qu’il illustre à sa manière avec des planchettes d’un vieux Kapla.

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Il fait une première étoile, dont il ne représente que la lumière rayonnante. Un soleil au centre enroulé en spirale, un astre posé au milieu des petites voitures, sous le regard endormi d’un mouton en peluche. Enzo le contemple, une fois terminé. Il a l’air satisfait.

Anti traverse la pièce et lui dit : « Tu devrais en faire d’autres. On va les prendre en photo et à la fin des vacances, on en fera un petit livre ». Enzo trouve l’idée séduisante. Il va récupérer d’autres planchettes dans un grand tiroir et se lance dans quelque chose de différent.

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Cette fois, il délimite les contours d’une étoile, moins objet céleste que déco de Noël. Ensuite, méticuleusement, pas à pas, il la remplit dans un style marqueterie. Les contraintes de la géométrie font qu’il ne peut pas créer un parquet sans trou, puisqu’elle a cinq branches.

N’importe quel carreleur vous le confirmera, très peu de formes géométriques permettent de réaliser un pavage régulier : le triangle, le carré et l’hexagone. Les abeilles ont choisi ce dernier pour faire leurs ruches.

Les pensées d’Enzo sont bien loin de cette digression mathématique. Concentré sur sa tâche, il remplit son étoile jusqu’à ce qu’il ne puisse plus le faire. Ensuite, il part jouer ailleurs.

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Tiens, je ne l’avais pas vu tout de suite : sa première étoile aussi a une symétrie d’ordre cinq, puisqu’elle a dix rayons. Les étoiles, c’est simple comme les doigts d’une main. Ou des deux.

Très belle journée à vous

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