Monsanto basta !

Depuis sa création en 1901, Monsanto a multiplié la conception et la diffusion à large échelle de certains des produits les plus dangereux jamais utilisés sur la planète. A son « actif », on peut citer :
– le DDT, un pesticide hautement cancérigène commercialisé à partir des années 40, qui a eu pour seul effet positif, au bout de trois décennies, de donner naissance aux premiers mouvements écologistes avant d’être interdit dans quasiment tous les pays du globe autour de 1970,
– l’agent orange, un défoliant tellement toxique qu’il a été utilisé par l’armée américaine comme une arme chimique contre les Vietnamiens, ses effets cancérigènes et tératogènes durant bien après son épandage
– et, bien entendu, les OGM à but alimentaire dont la dangerosité sanitaire n’a d’égal que la capacité à asservir les paysans en les rendant dépendants puisque les semences ne peuvent pas être ré-utilisées d’une année sur l’autre.

combattre monsanto.jpgBien que Monsanto soit un géant à la puissance considérable, une opposition de plus en plus forte le fait reculer un peu partout dans le monde. Un simple paysan ne pèse quasiment rien, mais quand ils sont plusieurs milliers à dire non, ils remportent des victoires.

Un rapport disponible en ligne recense tous les combats qui ont fait reculer cet empoisonneur planétaire. Il a été rédigé sosu l’égide des ONG Les Amis de la Terre, Via Campesina et Combat Monsanto.

«Là où Monsanto est présente, les semences locales deviennent illégales, la biodiversité disparaît, les terres sont polluées, les paysans et ouvriers agricoles empoisonnés, criminalisés, expulsés de leurs terres» peut-on y lire. «Ce rapport démontre que les fortes objections des mouvements sociaux et des organisations de la société civile ont un impact sur les décideurs politiques chargés d’encadrer le secteur agroalimentaire et d’édicter les règles en matière de pesticides et de cultures transgéniques».

Les Européens sont en majorité opposés à la production d’aliments à partir d’OGM. Dans les pays émergents, le combat est plus difficile mais a pourtant fait connaître quelques défaites cuisantes au géant américain.

En Inde, un moratoire a été imposé sur une variété OGM de l’aubergine, sans parler de tous les autres fronts sur lesquels Vandana Shiva a mené ses actions en faveur des semences traditionnelles sans utilisation de pesticides.

En Haïti, après le tremblement de terre, Monsanto a proposé sous couvert d’aide humanitaire d’offrir des tonnes de semences OGM qui ont été refusées par la population grâce à une mobilisation massive malgré la précarité extrême dans laquelle se trouvaient des centaines de milliers d’Haïtiens.

Au Guatemala, des regroupements de paysans anti-OGM on des réseaux anti-OGM se sont opposés à des projets de législation et d’adoption de programmes favorisant les semences transgéniques.

En Afrique, une alliance pour la souveraineté alimentaire milite afin qu’aucun autre pays ne suive le mauvais exemple de l’Afrique du Sud, seul à avoir adopté les OGM alors que «les variétés de plantes transgéniques en question (…) ne résistent ni à la sécheresse ni aux inondations».

Pour autant, Monsanto ne désarme pas. Ses opposants non plus.

Le rapport en français peut être téléchargé ici : Combattre Monsanto

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