Contre-feux

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Ces derniers temps, nous avons connu une conjonction de galères, Anti et moi. J’y ai fait allusion dans un de mes mots d’accueil il y a une dizaine de jours, où j’évoquais des soucis du quotidien qui se sont accumulés aussi bien sur elle que sur moi, principalement du côté de nos boulots respectifs.

Heureusement que nous avions, pour sortir la tête de l’eau, notre amour et notre noyau familial, solides ancrages face aux coups de vent qui nous tombaient dessus en rafales ininterrompues.

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Depuis début février, tout n’est pas redevenu rose mais tout s’est mis à mieux aller, de façon frappante, parfois par de simples petits signes avant-coureurs de quelque chose de mieux, parfois par des faits plus concrets.

Pourquoi je vous parle de cela ? Parce que d’autres parmi vous qui venez souvent ici avez connu à peu près en même temps des passages éprouvants ou pénibles, sous une forme ou une autre, qui eux aussi sont en voie de disparaitre dans le passé comme des nuages emportés au loin.

Et cette synchronicité me fascine. Non pas que je n’en aie jamais connue auparavant – bien au contraire – mais cela n’empêche pas mon émerveillement de rester intact à chaque fois que j’en croise une.

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Au moment où j’écris ces lignes, les problèmes de ma boîte sont encore loin d’être résolus et les dangers de tout voir capoter encore élevés mais des contre-feux ont été activés qui devraient permettre de remonter la pente, centimètre après centimètre, obstacle après obstacle. Anti me citait il y a quelques jours cette phrase puissante de Berthold Brecht, qui dit tout :

Celui qui se bat peut perdre, mais celui qui ne se bat pas a déjà perdu.

Alors, même si les incertitudes restent omniprésentes, nous avons repris l’initiative sur le cours des choses. Histoire d’indiquer clairement au sort dans quelle direction le vent devait souffler, nous avons bouclé l’organisation de nos vacances toutes proches. Des vacances qui, il y a peu de temps encore, étaient fortement remises en cause et qui soudain sont redevenues possibles, parce que des contraintes stupides qui empêchaient tout se sont évaporées comme par enchantement du jour au lendemain.

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Hier soir, après manger, l’ambiance était au bonheur comme il l’est en général lorsque nous sommes en famille chez nous.

Anti a mis un CD de Barry White et elle a dansé avec Enzo sous le regard admiratif (je n’en doute pas) de trois de nos chats qui profitaient au maximum de la musique en restant près des baffles. Le reste de la maisonnée allait et venait à ses occupations en toute insouciance.

Préserver ce bien-être est la plus forte des motivations à ne rien lâcher de ce qui y contribue. Mieux : tout le reste semble secondaire à côté d’un tel sentiment de plénitude.

Très belle journée à vous

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Les deux photos finales avec trois chats sont d’Anti, les autres sont de moi.

4 Replies to “Contre-feux”

  1. Netsah Post author

    Le mois de janvier est souvent un mois de galère je crois.. en tous cas pour moi ça a souvent été le cas. Le contre-coup de l’après fêtes, le froid n’aidant pas, les gens sont plus tendus, ont moins envie de faire des choses, les projets tombent à l’eau, ils sont même désagréables parfois ; et on a l’impression que le temps s’arrête et qu’un mur de glace se dresse devant nous, un mur qui semble insurmontable… Et puis les gens petit à petit se détendent, l’ambiance est meilleure, y a les vacances d’hivers qui se profilent pour certains, d’autres voit le printemps se rapprocher à grands pas, le mur de glace fond au soleil, et les gens se remettent à sourire. Et c’est quand les gens sont de bonne humeur qu’ils refont des projets, qu’ils acceptent plus de choses, et ça même la crise ne peut rien y faire.

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