J’ai treize envies

Je m’étais dit qu’après le marathon mené à fond de train pour écrire Les neuf soeurs, je me poserais au moins jusqu’à fin août avant de me lancer dans un nouveau manuscrit. Marathon est d’ailleurs une analogie plutôt adaptée puisque les 42 jours d’écriture rappellent les 42 kilomètres de la célèbre épreuve. Sauf que, bien sûr, il ne s’agissait en rien d’une épreuve pour moi mais d’un grand moment empli d’exaltation. Bref… Lorsque je l’ai dit à Anti, elle m’a regardé d’un air de scepticisme ironique sans équivoque. Elle ne m’a pas cru. Pas une seconde. Pourtant, j’y croyais à ce que je disais.

Bon. Elle avait raison.

Dès le lendemain de cette déclaration solennelle, une petite idée commençait à me trotter dans la tête. Puis une idée de plus en plus précise. Puis une certitude. Le cerveau est ainsi fait qu’il ne s’arrête jamais de fonctionner. Et le mien, quand il n’est pas sollicité par l’écriture d’une histoire en plus de ses activités plus courantes, que fait-il ? Il pense à la suivante. C’est comme ça. J’ai très envie.

Alors, voilà, je sais ce que je vais écrire ensuite. Je ne sais pas quand je vais commencer mais cela, uniquement pour des raisons pratiques : mes vacances, où tout mon temps sera entièrement consacré à Anti – même si elle adore aussi me voir écrire, bien sûr.

Après, par contre, je démarrerai aussitôt l’écriture. Quelque chose de différent. Après neuf romans écrits sans interruption depuis 2004, je vais m’offrir une incursion dans un genre différent. Un recueil de nouvelles. Il sera consacré à un genre qui m’enchante, m’amuse, m’excite. Et qui, vous aussi qui me lisez, vous enchante, vous amuse, vous excite.

Ce genre, c’est l’érotisme.

Le recueil sera intitulé J’ai treize envies.

Très belle journée à vous

12 Replies to “J’ai treize envies”

  1. Anna Galore Post author

    Oxana fera très probablement partie du recueil. J’avais vraiment pris un grand plaisir à l’écrire d’une traite en un après-midi et, il y a quelques jours, j’ai eu l’idée d’une autre nouvelle… d’où celle d’un recueil.

    D’ailleurs, l’érotisme dans l’écriture était l’un de nos sujets de conversation à table, samedi soir, où nous avions comme invités Zeno, sa femme et sa fille. Zeno faisait remarquer qu’au cinéma, la différence entre érotisme et pornographie était simple alors que dans la littérature, la limite est beaucoup moins évidente, on peut aller beaucoup plus loin. La vraie limite, en fait, c’est la vulgarité, ce qui rend l’exercice parfois acrobatique… mais d’autant plus excitant.

  2. Zeno Post author

    Coucou,
    Je rentre à peine de vacances et je lis cet article… lol.
    En tout cas, merci à vous deux pour cette soirée formidable. Un recueil érotique… c’est là qu’on voit que tu as de l’endurance, moi après avoir écrit ma nouvelle érotique j’étais sur les genoux. Parce que passer 4 heures à écrire sur son ordinateur et à ne penser qu’à ça… c’est éprouvant! Alors bon courage – à Anti 😉
    ++

  3. anti Post author

    « c’est là qu’on voit que tu as de l’endurance, … c’est éprouvant! Alors bon courage – à Anti 😉 »

    Mdrrrr !!!!!!!!!!!! Coucou Zeno ! Très contente de te lire ici 😉 Merci à toi et à tes délicieuses et charmantes accompagnatrices, une délicieuse soirée. On remet ça dès que vous pouvez 😉

    anti

  4. ramses Post author

    Eh eh ! Intéressant ! Mais c’est un genre plus difficile à piloter qu’un avion de chasse, qui demande du doigté et de la persévérance ! Entre « Arlequin » et Henry Miller, il y a sûrement encore une place à se faire. Le sujet est loin d’être épuisé ! Enfin, terrain glissant, à mon avis…

  5. Anna Galore Post author

    Certes, c’est ce qui en fait le charme. L’un dans l’autre, le sujet présente bien des ouvertures, qui ne manquent pas de profondeur. Tout est question de fermeté et de douceur conjuguées, au moment de l’aborder et de l’explorer sous toutes ses facettes.

  6. anti Post author

    Une petite mignonne alors :

    Ça se passe dans la forêt autour d’une mare. Il y a un arbre : ça c’est le décor.

    Sur le bord de la mare, une grenouille se dit :

    « Bon, la nuit va tomber, la mouche qui est sur le nénuphar va s’envoler, et moi je bondis, je gobe la mouche et mon dîner est assuré ».

    Dans l’eau, une carpe se dit :

    « Bon, la nuit va tomber, la mouche va s’envoler, la grenouille va sauter et la gober, moi à ce moment là je saute, j’attrape la grenouille et je me la mange ».

    Sur la rive, une loutre regarde la scène et se dit :

    « Bon, la nuit va tomber, la mouche va s’envoler, la grenouille va sauter et la gober, la carpe va sauter et l’attraper, moi à ce moment là, je plonge, j’attrape la carpe et je la ramène sur la rive pour la manger : mon repas de ce soir est assuré »

    En l’air, un héron est en train de planer et regarde la scène et se dit :

    « Bon, la nuit va tomber, la mouche va s’envoler, la grenouille va sauter et la gober, la carpe va l’attraper, la loutre va plonger et la ramener sur la rive, moi à ce moment là je fonds sur la loutre, je l’emmène dans mon aire et mon dîner est assuré ».

    Sur une branche de l’arbre, une chatte regarde la scène et se dit :

    « Bon, la nuit va tomber, la mouche va s’envoler, la grenouille va sauter et la gober, la carpe va attraper la grenouille, la loutre attraper la carpe, l’aigle va fondre sur la loutre et la loutre va lâcher la carpe et moi à ce moment là, j’attrape la carpe quand elle tombe et je la mange ».

    Ça, c’est les acteurs.

    La nuit tombe : ACTION !

    la mouche s’envole.

    la grenouille jaillit et gobe la mouche

    Au moment ou elle retombe sur un autre nénuphar, la carpe saute, l’attrape en plein vol et replonge,
    la loutre plonge à son tour, attrape la carpe et revient vers la rive le héron fond sur la loutre, tel un V2, l’attrape dans ses serres et commence à remonter…

    A ce moment là, la chatte prend son élan, glisse sur la branche et tombe à l’eau.

    MORALITÉ :

    plus les préliminaires sont longs et plus la chatte est mouillée.

    anti

  7. ramses Post author

    D’ailleurs, Liz Taylor en a été l’héroïne dans « La chatte sur un doigt brûlant »… Sèche qui peut !

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