Variation épicurienne

PA070439.JPGTel un coup de tonnerre dans un ciel serein, les foules esbaudies apprenaient hier en fin de journée que Sylvester Stallone était d’origine brestoise. Nous avons décidé de célébrer cette immense nouvelle en nous rendant, en tête à tête langoureux, aux Palmiers, l’une des très belles tables de Nîmes. Et aussi l’une des plus rafraichissantes. Il s’agit, en effet, du restaurant gastronomique de l’école hôtelière locale et déguster les mets les plus raffinés servis par des élèves en plein apprentissage, ça donne toujours une ambiance aussi décalée qu’agréable.

PA070446b.JPGBon. A vrai dire, Stallone, on s’en battait l’œil (et le bon). Surtout qu’en fait, l’idée d’aller au restau m’est venue avant-hier tout simplement parce que ça faisait une éternité et demie qu’on ne l’avait plus fait, juste nous deux.

Les plats étaient tout simplement délicieux, inventifs, surprenants.

Les fous-rires se sont multipliés au fur et à mesure que le nuits saint-georges diminuait. Nos amis serveurs ne s’en sont pas plaints.

A la fin, on n’a même pas pu terminer nos desserts tellement on était au taquet. Le piège, c’est de se jeter sur les petits pains au début du repas, ils sont irrésistibles.

PA070449.JPGLe menu ?

En entrée, variation épicurienne autour du cèpe composée de velouté aux châtaignes, cornet melba de brandade, carpaccio de noix de Saint-Jacques à l’oeuf mollet et sucette glacée avec son chutney de figue.

En plat, un faux-filet pour Anti avec cèpes, échalottes, galette de pomme de terre et jus corsé au vin de Costières. Pour moi, du thon accompagné de lomo piqué aux anchois, petits farcis à la Saint-Gilloise, roquette mi-cuite et beignet d’artichaut.

En dessert, ah la la, ça fait mal tellement c’est bon, Anti a pris le Confidentiel pour Chocophile (crême de chocolat, petits marrons, tuile au grué de cacao, moelleux au chocolat et cerise amaretto) et moi, en toute simplicité, un parfait glace Grand Marnier avec petite salade d’orange au safran et crémeux au chocolat.

PA070454.JPGEt deux cafés. Sans sucre, on n’en pouvait plus.

On n’a pas pu toucher aux mignardises, c’est dire. Le ventre prêt à exploser, on a évoqué le fameux sketch des Monty Python dans Le sens de la vie, celui où le monsieur beaucoup trop gros explose en mangeant un after-eight de trop en fin de repas pantagruélique. Faut savoir s’arrêter.

On a retrouvé le chemin de la maison, un peu plus que légèrement euphoriques, c’est rien de le dire, à plutôt grande vitesse à travers la ZUP totalement déserte à cette heure-là (bien trop tôt pour les djeuns et déjà trop tard pour les keufs).

Inutile de dire qu’on n’a pas fait long feu avant d’aller se coucher.

Ah que ça fait du bien…

Très belle journée à tous

8 Replies to “Variation épicurienne”

  1. anti Post author

    1. on ne doit pas craindre les dieux ;
    Ça c’est bien vrai. Les dieux hier soir étaient en fait des déesses : c’était nous ! Ouich ! Rien que ça ! En tout cas, c’était l’impression que ça donnait avec toutes ces personnes à nos petits soins ! Et Anna, ravissante, comme toujours en pareille circonstance. J’adore ça façon de me séduire comme si on venait de se rencontrer…

    2. on ne doit pas craindre la mort ;
    Si ! Si ! Je vais m’arrêter de rire ! Je peux le faire ! Je peux le faire ! Non, si, Morte de rire ! Aaaaaaaaaaaaahhhhh ! Même pas mal.

    3. le bien est facile à atteindre ;
    Ah ben oui. Ça, ça se passe de commentaire. Bien vu Épicure 😉

    4. on peut supprimer la douleur.
    Ah ben oui quand le repas est fini on n’a plus mal au ventre ! Enfin, on a bientôt plus mal au ventre…

    Merci ma Caillounette !

    anti, Épicurieuse.

  2. ramses Post author

    Il me semblait bien aussi que Sylvester Stallone avait un petit air de ressemblance avec Olivier de Kersauzon !

    Bravo pour ce fameux repas en amoureux ! C’est le genre d’évènement qui laisse de bons souvenirs à jamais.

    Un ami m’a fait découvrir le Restaurant de l’Ecole hôtelière de Toulon. Nous y avons dîné délicieusement l’hiver dernier. Le service est particulièrement remarquable et la présentation des plats digne des meilleures tables étoilées.

  3. Anna Galore Post author

    Et ce n’est pas tout : comme toute la presse le rappelle, Madonna et Céline Dion ont également des origines finistériennes.

    Anna, cuisine à la breizh

  4. Sasaptou Comdimoni Post author

    Le plus important en ce qui concerne SylvesterS ce ne sont pas ses origines (bendam’non) mais l’incroyable lisibilité plastique de son dos. Sisisi jvousjure! à part Iggy Pop, et même avec lui d’ailleurs, j’vois pas aussi anatomiquement fiable…
    Madonna a des « bras de garçon » aussi d’ailleurs je le signale…
    (si vous ne voyez pas le reste vous ne les identifierez pas en tant que « féminins »)
    Céline..euh.. rien remarqué de spécial.. à part les origines, bien suur;-)

  5. anti Post author

    Toi, il faut que tu lises ou relises « Objectif » de Tsuji. Il y a un passage que j’adore sur le dos des hommes :

    « J’aime photographier le dos des hommes.

    Lorsque mon travail me laisse un moment de libre, je sors photographier des dos masculins. Je voudrai faire un jour une exposition qui aurait pour titre « Dos d’hommes ».

    Il y en a de toutes sortes. Le dos est silencieux, mais il apprend beaucoup de choses. Le dos d’un homme absorbé dans un travail exprime magnifiquement la force de vie de l’être humain. Quand je tombe sur un dos superbe, j’appuie sur le déclencheur et, malgré moi, les larmes me montent aux yeux. »

    anti

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