Le scandale du chlordécone

bananes.jpgLe nom vous fait rire ? Pas pour longtemps. Ce produit est qualifié de « monstre chimique ». J’en ai entendu parler hier pour la première fois dans une rubrique de France-Info.

Le chlordécone, pesticide longtemps utilisé aux Antilles pour combattre un insecte dévastant les bananeraies, le charançon, est suspecté d’avoir des effets toxiques pour l’homme.

Sa persistance dans les sols – jusqu’à sept siècles – et le risque de contamination des aliments ont justifié, après la publication de plusieurs rapports, l’adoption en 2008 du Plan Chlordécone pour évaluer l’importance de la pollution et ses impacts.

Y aura-t-il un procès du chlordécone, ce pesticide très dangereux utilisé aux Antilles pour la culture des bananes ? C’est aujourd’hui que la Cour d’appel de Paris va dire si la plainte d’associations de consommateurs et de producteurs guadeloupéens est recevable. Plainte déposée en 2006, après de multiples rapports enterrés les uns sous les autres depuis une bonne vingtaine d’années.

Environ 300 tonnes de chlordécone se sont accumulées dans le sol, contaminant ainsi les nappes phréatiques et toute la chaîne alimentaire. Il est interdit aux USA depuis 1976 et en France (mais pas d’Outremer) depuis 1990.

L’Agence française de sécurité alimentaire (AFSSAPS) rapporte que des ouvriers exposés de manière chronique à ce produit (dont par contact) dans une usine en produisant aux États-Unis, ont été victimes de problèmes neurologiques (irritabilité, tremblements, troubles de la vision, céphalées). Des effets toxiques sur le foie ont été observés, ainsi qu’une action de délétion de la spermatogenèse.

Une néphrotoxicité (atteinte rénale) et une délétion de la spermatogenèse ont été observées en laboratoires chez l’animal.

Le chlordécone s’est par ailleurs révélé cancérogène chez l’animal (tumeurs du foie). C’est ce qui a motivé le Centre international de recherche contre le cancer à classer le chlordécone comme « cancérogène possible » pour l’homme.

L’un des experts interrogés signalait sur France-Info que le chlordécone ne s’est pas seulement accumulé aux Antilles. Il en existe environ 1500 tonnes dans le sol des régions productrices de patates en Allemagne, ainsi qu’en Pologne et vraisemblablement dans d’autres pays d’Europe.

Sources : France-Info et Wikipedia

16 Replies to “Le scandale du chlordécone”

  1. anti Post author

    J’suis bien contente d’être revenue au bio !

    C’est triste tout de même cet acharnement à tuer la nature en la violant à grands coups de produits chimiques et de surproduction…

    anti, y’a plus Qâ !

  2. Anna Galore Post author

    Après le DDT dont on trouve des traces jusque sur les banquises du pôle Nord, l’horreur de la dissémination de poisons plus toxiques les uns que les autres continue.

  3. valentine Post author

    Très inquiétant tout ça et je ne suis pas certaine que nous soyons protégés en mangeant BIO.

    Quand on voit le Codex alimentaire proposé pour fin décembre 2009 par l’OMS, il y a de quoi s’énerver….Surtout quand on voit que le même OMS chapeaute le vaccin du AH1N1 qui lui-même comporte, entre autre, des méfaits neurologiques semblables au chlordécone. Pour déconner, ça déconne¨!

  4. anti Post author

    « je ne suis pas certaine que nous soyons protégés en mangeant BIO. »

    Moi non plus. En revanche, je refuse tout net de cautionner les personnes qui continuent à dénaturer la planète et à traiter les animaux comme c’est pas permis. Je préfère financer celles et ceux sont dans le respect de la vie.

    anti

  5. ramses Post author

    Hier soir, en faisant mes courses au super, j’avise une petite barquette de groseilles rouges « bio ». Ca faisait une éternité que je n’avais plus goûté ce fruit, qui était très abondant et à l’état sauvage lorsque j’étais enfant. En parcourant la note, de retour chez moi, je lis « Groseilles… 3€ » (pour 100 gr. environ, ce qui met le Kg à 30€, 20.000 anciens Francs !)

    Le bio, c’est bien, mais pas à la portée d’une petite famille qui voudrait goûter une fois aux groseilles…

    Les côtelettes d’agneau de Sisteron ‘label rouge », pareil… 2 fois plus chères que celles qui viennent d’Angleterre… Il y a quelque chose qui m’échappe…

  6. valentine Post author

    Il y a bien une solution Ramses, laisse tomber tes côtelettes. Avec tes économies, tu pourras manger deux fois plus de groseilles BIO qui sont bourrées de vitamines, oligo-éléments et autres matières vivantes. Plus nous serons à acheter du BIO, plus nous encouragerons les producteurs et plus les prix baisseront….

  7. ramses Post author

    Valentine,

    Pas question d’abandonner les côtelettes, Tweeny en est folle… Dès qu’elle me voit sortir la poelle-grill, elle sait qu’il y aura 2 nonosses à la clé, qu’elle va passer des heures à disperser en miettes ! C’est, je pense, son plus grand plaisir dans la vie…

  8. ramses Post author

    Miss,

    J’avais vu aussi ce reportage sur les ananas Del-Monte, que l’on trouve en abondance dans nos grandes surfaces… Ca ne donne pas envie d’en acheter !

  9. Anna Galore Post author

    Nous pensons faire un de ces jours un inventaire de tout ce que nous avons changé chez nous pour aller vers une vie plus saine (sous l’impulsion active d’Anti que je remercie), en particulier à la suite du visionnage de Home.

    Nous, on s’est rendus compte que globalement la nourriture bio nous coûtait à peu près autant que lorsque nous achetions non-bio, avec, en plus, une qualité et un goût incomparables.

    Cela étant dit, tu ne peux comparer les prix que si tu compares aussi la qualité. Quand tu compares des côtelettes succulentes à des côtelettes bas de gamme, il est normal que les succulentes soient plus chères.

    Je prends un autre exemple : 1 kg de rôti de porc non bio coûte moins cher qu’1 kg de rôti de porc bio. Mais quand tu le cuisines, le porc non bio rend plein de flotte et n’a pas de goût alors que le bio reste ferme et a un goût délicieux. Dans le kilo non bio, tu as payé un produit qui était en fait beaucoup moins qu’un kilo + le complément en eau (vendue plutôt cher, cette eau dont tu ne veux pas). Alors que dans le kilo bio, tu as vraiment payé pour le produit que tu as acheté et qui, en plus, a bien meilleur goût en plus d’être plus propre (ne serait-ce qu’éthiquement) et moins nocif à produire pour la planète.

  10. Anna Galore Post author

    L’imparable loi de l’offre et de la demande ! Le consommateur veut plus de bio, donc les distributeurs vendent plus de bio, donc les prix du bio baissent par rapport au non bio (qui par contre a atteint des prix ahurissants ces 3 ou 4 dernières années).

  11. sapossimpliste Post author

    Un corps humain (bio) se sent mieux nourrit avec du bio. Il demande en conséquence moins de compensations pour le satisfaire….
    On perd moins de temps à compenser et plus à faire ce qu’on aime vraiment… et on achète moins d’erzatz.. cétoubénef.

  12. anti Post author

    « dans les magasins type Satoriz (à part le pain) »

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce point. Exemple : Tu achètes (enfin, une famille disons), 2 baguettes chaque jour = 1,60 € x 7 = 11,20 €

    Tu prends 1kg de pain multi-céréales délicieux et fait avec des aliments cultivés de manières respectueuses et patati et patata, etc que tu payes 6 € et qui te fait la semaine tout en restant délicieux.

    Mdrrr Valentine ! D’accord avec toi en tout point.

    En fait, j’ai changé (en fait, je suis revenue à mes premières amours) surtout en tombant sur ça : http://www.youtube.com/watch?v=3eHjbByqJVU

    Et là, j’ai dit NON. Tant pis, on mangera beaucoup moins de viande tous, mais NON. Je ne suis pas une tortionnaire. Je refuse de faire comme si je ne savais pas quelles douleurs on inflige aux animaux pour nous fournir de la merde en plus. Et franchement, chancun fait comme il veut avec sa conscience, moi, je suis en paix avec la mienne.

    anti

  13. anti Post author

    All right ! J’irai lire le lien un peu plus tard. Merci.

    « Un corps humain (bio) se sent mieux nourrit avec du bio. Il demande en conséquence moins de compensations pour le satisfaire….  »

    Sapo ? C’est pas une impression, c’est vrai qu’il est mieux nourri ne serait-ce que parce qu’il est plus riche. Dans l’intensif, les produits qui ont eu une croissance trop rapide contiennent beaucoup d’eau. En fait, si on faisait un rapport prix/capacité nutritive, le bio serait moins cher que la merde.

    A revoir, cette recette de la tarte aux pommes chimique/classique quoi…

    http://www.dailymotion.com/video/x24mwq_intro-envoye-special-2004-la-filier_politics

    anti

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