Le kobyz et les chamanes

La Mongolie est vraisemblablement le berceau mondial du chamanisme, qui a ensuite diffusé un peu partout autour de la Terre en suivant les grandes migrations:
– vers le nord, il a atteint la Sibérie puis le continent américain (accessible à pied sec par le détroit de Bering quand la banquise était permanente il y a quelques milliers d’années) jusqu’à son extrémité la plus au sud.
– vers l’ouest, il s’est répandu partout en Asie et jusqu’en Europe, au gré des grandes invasions à différentes époques (comme celles d’Alexandre vers l’Asie et celles de Gengis Khan vers l’Europe quelques siècles plus tard)
– il est aussi très répandu en Afrique, où on parle plutôt d’animisme.

Hier après-midi, j’ai terminé l’écriture du chapitre 9 de « La veuve obscure ». Il fait intervenir une chamane mongole et je l’ai initialement décrite comme se servant d’un tambour pour faciliter sa transe. C’est, en effet, l’instrument utilisé par de nombreuses formes de chamanisme, comme par exemple chez les Hopis en Amérique du Nord.

Après avoir lu le chapitre, Anti, chercheuse dans l’âme qui ne s’arrête jamais à ce qui semble évident, a alors fait une petite vérification sur le web et là, surprise : chez les Mongols et d’autres peuplades culturellement proches, comme les Kazakhs par exemple, ce n’est pas le tambour qui est utilisé mais une sorte de viole, nommée de façon générique le kobyz.

Voici la légende qui raconte sa naissance.

461092597.jpg« Lorsque Korkyt eut vingt ans, un esprit vint le voir en rêve pour lui dire qu’il ne vivrait pas plus de 40 ans. Korkyt partit alors à la recherche de l’immortalité. Il enfourcha sa chamelle, Zhelmaïa (litt. “rapide comme le vent”), et se rendit vers le soleil levant.

Il vit un jeune garçon aux yeux bleus qui, debout, creusait une tombe. Korkyt lui demanda ce qu’il faisait. Le garçon lui répondit qu’il creusait une tombe pour Korkyt. Ce dernier s’enfuit aussitôt et alla vers le soleil couchant. Un jeune homme agenouillé creusant une tombe l’y attendait. Il repartit vers le nord et aperçut alors un homme adulte aux yeux bleus mais dont les cheveux grisonnaient. Ce dernier était dans la tombe jusqu’à la ceinture. Korkyt se rendit alors au sud mais là, dans une fosse, l’attendait un vieillard dont les yeux bleus lui étaient familiers. Ainsi, aux quatre coins de la terre, la mort l’attendait et une tombe était prête à l’accueillir.

Korkyt retourna donc chez lui et, sur les rives du Syr-Darya, fabriqua le premier kobyz. Pour ce faire, il sacrifia sa chamelle et tendit sa peau sur le nouvel instrument. Puis il déplia son tapis au-dessus du fleuve, s’assit et se mit à jouer jour et nuit. La musique, qui résonnait pour la première fois, charma toutes les créatures vivantes qui s’étaient rassemblés pour l’écouter. La mort vint à son tour mais, tant que la musique jouait, elle ne pouvait prendre Korkyt.

Un jour, comme il posait son kobyz pour boire, la mort s’approcha de lui et le fit passer dans le monde des esprits. »

(Source : Le kobyz, l’ancienne viole des chamanes, par Saida Elemanova, Frédéric Léotar et Xavier Hallez, collection Maison des Cultures du Monde)

Le kobyz est donc l’équivalent du tambour chamanique sibérien. Il joue plusieurs rôles différents, en particulier celui de porte vers les mondes des esprits mais aussi de monture pour les parcourir ou encore d’outil sonore imitant les cris des animaux sauvages.

215466055.pngLe chamane traverse, lors de sa transe, la porte qui le sépare des autres mondes en se regardant dans un miroir placé à l’intérieur de la caisse de résonance. C’est ce qui lui permet de communiquer avec les aruakh (les esprits des anciens) et de recevoir leurs prédictions.

Pour revenir à mon chapitre, j’ai supprimé aussitôt l’allusion au tambour et mis dans les mains de ma chamane un kobyz, en reprenant certains des éléments que je viens de reproduire ici. Deux détails m’ont semblé particulièrement frappants:

– Le ou la chamane enfourche son kobyz pour voyager dans les mondes des esprits. La similitude avec la sorcière sur son balai est remarquable mais pas forcément inattendue. Sous Gengis Khan, les Mongols sont en effet arrivés jusqu’en Europe centrale autour du 13e siècle. Ils ont très bien pu transmettre cette image au passage, de même qu’ils ont apporté avec eux la plupart des fleurs et herbes que l’on trouve désormais dans les Alpes.

– La chamelle mythique qui est impliquée dans la création du premier kobyz s’appelle Zhelmaïa, ce qui signifie « rapide comme le vent ». Cela m’a fait penser immédiatement aux Roms qui se surnomment « les fils du vent » et à Lilith dont le nom veut dire « l’esprit du vent ». C’est pourquoi, dans mon chapitre, j’ai appelé la chamane Zhelmaïa.

Lorsque je lui en ai parlé, Anti a rapproché le vent, donc l’air, du fait que les vierges noires – autres figures centrales de mon roman – sont liées à l’eau. En symbolisme, l’air représente la pensée et l’eau représente les sentiments. On peut y percevoir une opposition ou une complémentarité, pour ne pas dire une complétude.

Ainsi, venus du fond des âges, les différents échos que je croise tout au long de l’écriture se répondent en toute harmonie.

Les deux premières illustrations proviennent de l’article sur le kobyz mentionné plus haut.

32 Replies to “Le kobyz et les chamanes”

  1. anti Post author

    Qu’est-ce que j’aime ce monde ! Vraiment, j’adore le parcourir dans tous les sens et suis convaincue que c’est ce que je fais sans cesse, même pendant que mon corps se repose.

    J’aime beaucoup ces échanges que nous avons Anna et moi pendant l’écriture de ses romans. Comme dans notre relation, chacune s’enrichit aussi bien des connaissances que des lacunes de l’autre. Comme une marche se fait de pas, il faut un déséquilibre pour retrouver l’équilibre et ainsi avancer, ce que nous faisons, confiantes main dans la main.

    anti

  2. voiedoree Post author

    Il était bien sur tentant de prendre le tambour puisque dans la plupart des contrées c’est cet instrument avec un rythme particulier qui permet, par l’harmonie avec l’univers grace à ce rythme, aux chamans et autres initiés d’entrer en résonnance avec l’akash…

  3. Catherine Post author

    hum ! Hum ! ca ne va sans doute pas faire avancer le schimiliblick mais je n’y résiste pas…

    Je suis la seule à voir des organes génitaux en regardant le timbre ? Où ai-je l’esprit particulièrement… ? Euh !!! Non je ne souhaite pas particulièrement de réponse à cette dernière question ! mdrrrr

    Sinon, c’est toujours un régal de vous suivre dans vos pérégrinations…

  4. Anna Galore Post author

    Catherine ? Nous, pareil. Ca a été ma première réaction quand Anti m’a montré le timbre, je lui ai dit « Tiens, des couilles de mammouth kazakh? »

    mdrrrrrrrrrr

    Bon, tu me diras, ce sont peut-être des très gros ovaires. Certes…

    Anna, las bolas

  5. anti Post author

    MDRRRRRRRRRRRRRRRRRR ! Non, Catherine ! C’est pour ça que j’ai choisi cette illustration quand je l’ai envoyée à Anna 😉 T’inquiète pas !

    La dimension de la musique est magnifique :

    – elle est passage du monde des vivants à celui des esprits,
    – elle est gardienne de la vie puisque quand elle s’arrête le héros meurt,
    – elle est gardienne de l’amour et de la vie puisqu’elle permet l’ouverture du coeur comme on le voit dans la très belle légende mongole qui dit que lorsqu’une chamelle délaisse son petit, la tradition veut qu’on fasse venir un violoniste pour émouvoir la chamelle et la réconcilier avec son bébé chameau (cf. l’excellent documentaire : L’histoire du chameau qui pleure).

    Voie, il ne faut pas être tenté par la facilité. Ce qu’on croit n’est pas ce qu’on sait. La preuve sur le Kobyz !

    anti, reine du Kobyz !

  6. Catherine Post author

    mdrrr !!! En postant ma question, je me suis d’ailleurs demandé si ce ne serait pas volontaire de ta part !!!

    en tout cas, non seulement l’instrument me fait penser à l’organe masculin mais la forme dans le cercle et à fortiori l’archet, à l’organe féminin externe… Pour le coup, si tu fais glisser l’un sur l’autre… Mais bon, après… Quel rapport pour entrer en contact avec le monde des esprits ? Je ne sais pas ou je n’ose m’aventurer sur cette piste…

  7. Anna Galore Post author

    « Pour le coup, si tu fais glisser l’un sur l’autre… Mais bon, après… Quel rapport pour entrer en contact avec le monde des esprits ?  »

    Ben, c’est ce qu’on appelle s’envoyer en l’air.

    Moins prosaïquement, oui, une extase amoureuse peut prendre une résonance mystique (voir le tantrisme chez les bouddhistes tibétains) ou une extase mystique peut se traduire par des mots érotiques (voir certains écrits de religieuses sanctifiées).

  8. Adele Riner Post author

    MDR, dès potron minet (ou cul de matou, merci Boud !) on est sur les rognons blancs !
    J’vous assure vous êtes kobyz art !

  9. Sapotille Post author

    Ose voir le rapport!…

    (….. je sors?)

    Vraiment vraiment passionnant ces courants de conscience et de connexions se tissant au cours du temps et de l’espace de l’humanité..
    çà me fait penser aux connexions des neurones dans notre cerveau..
    à ce sujet
    Peut-être en avez-vous déjà parlé ici, je suis souvent à dix trains de retard.. Mais Matthias Fink (cf. le site du collège de France pour les infos) explique l’avènement d’une nouvelle technologie qui révolutionne l’imagerie médicale, parcequ’elle part de la résonnance son. Elle est infiniment moins chère que les techniques actuellement et couramment employées .
    Il explique que, si notre corps n’avait pas de peau, nous entendrions un son. Le son du corps. Et qu’en se servant de l’enregistrement des sons internes de notre corps, nous pouvons avoir une image encore plus fiable de ce qu’il s’y passe…
    Je l’ai entendu aller encore beaucoup plus loin:
    Des recherches sont actuellement en cours qui donnent des pistes extraordinaires pour les habitudes contemporaines de penser la biologie
    ..et à mon avis totalement en cohérence avec l’expérience chamanique.
    Ainsi, les scientifiques découvrent que la composante chimique des connexions neuro synaptiques pourraient être supplantées par un véritable langage sonore.. a voir.. ou à entendre plutôt!

    http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/inn_tec/

  10. anti Post author

    Catherine, pour le rapport sexuel/spirituel, je reprendrai les mots de Anna : le rapport sexuel peut (et je dirai même devrait) être une voie royale pour atteindre la spiritualité. Il y a des extases sexuelles qui sont de véritables extases mystiques dans lesquelles on peut voir la création du monde même, entendre le silence bruyant de la vie, voir l’infini dans le point.

    L’union, quelle que soit la forme sous laquelle on l’invoque est union. Je ne sais pas comment mettre des mots sur cette réalité. Tout ce que je peux dire, c’est que j’y suis… très attachée ! Il est très important de la matérialiser car elle est plus que l’expression physique ou légale, elle est entrée dans la symbolique d’une Vérité dans laquelle on rentre pour finalement faire corps avec elle, particulièrement vrai dans le mariage, union sacrée des plus belles qui soient.

    Des informations sur Maithuna ici :
    http://www.le-sidh.org/site/article_319.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Maithuna
    http://209.85.229.132/search?q=cache:I6-gEagQW2QJ:www.someglimpses.com/index.php%3Fdlm/8/118+karmamudra&cd=5&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&lr=lang_fr

    anti

  11. Sapotille Post author

    Je crois avoir compris que cette recherche concerne surtout un niveau « intercellulaires »
    mais la vibration sonore est perceptible à différents niveaux avec des moyens différents.
    du cherches les pouls?? ;-))

  12. anti Post author

    « Peut-être en avez-vous déjà parlé ici, je suis souvent à dix trains de retard.. Mais Matthias Fink »

    T’inquiète ma Caille, tu n’as rien loupé ! Tu m’en as parlé mais je n’ai pas eu le temps de faire un article complet là dessus. Les premières infos trouvées étaient pas assez claires pour moi et pas eu le temps de faire les recoupages et encore moins la synthèse ! Mais, rien n’est perdu 😉

    «  »L’histoire du chameau qui pleure » Oui !! à voir absolument. C’est une merveille de poésie. Merci Anti de me l’avoir fait découvrir. »
    Un plaisir Miss. D’ailleurs, je n’ai pas encore fait de note dessus sur le blog. A faire ! Ah ! Et si tu veux bien, est-ce que tu pourrais prêter le DVD à Anna ? Il faut qu’elle le voit ! C’est trop dans l’air de son temps d’écriture.

    anti

  13. Antiochus Post author

    Effectivement, Anna, je ne pensais pas en écrivant ma petite note à propos de « seuil, de « lisière » et de musique que j’étais en écho (parfois les « chemins » se croisent) avec ton dernier article sur le chamanisme, lui-même écho de l’écriture de ton de ton dernier chapitre … Quel beau mythe que celui de la création du Kobyz … Il est très bien analysé par anti qui parle de passage, d’amour et de vie … Parle-t-on jamais d’autre chose !
    Une phrase, lue il a longtemps, me revient là, ici et maintenant :
    « Il n’y a que la naissance et la mort, la vie est ouverte aux deux bouts. »

  14. Sapotille Post author

    ..çà ressemble de plus en plus à une agence de presse ici… (une compétente en plus) :-))
    potiravie

  15. Catherine Post author

    Anti, je crois vaguement entrevoir ce à quoi tu fais référence… Enfin, je crois, hein !

    Parfois, la sensation d’être « connectée » ailleurs, d’être une autre à un autre temps… hier, ailleurs, ici et maintenant, les uns et les autres réunis dans un seul instant… Et l’impression surtout que ce n’est qu’un début de quelque chose de plus grand…

    Merci pour les liens…

  16. voiedoree Post author

    A l’origine la sexualité était considéré comme sacrée. Le fait d’avoir été créé à la fois homme et femme ne nécessitait pas de sexualité. Au moment de la séparation, de la découverte de la dualité la séparation des âmes a fait que nous avons expérimenté le fait d’être indifféremment femme ou homme en fonction des incarnations mais également sollicité l’impérieuse recherche de son complément. Pas seulement le complément charnel mais l’unité de son âme, sa complétude, son unification . Là est le sujet de notre vie terrestre. Dans chaque union amoureuse et sexuelle l’élévation vibratoire permet de s’élever et d’attirer progressivement sa partie manquante, en réalité un autre soi. Au terme l’unification met fin aux réincarnations.
    C’est pour cette raison que l’acte sexuel est sacré. IL est même possible de ressentir et faire circuler l’énergie au mioment de l’orgasme de façon à ce que son amplitude augmente encore plus la fréquence de la vibration.

    Un détail amusant : les fondateurs du Christianisme, religion qui a été et est toujours la plus ardente pourfendeuse de la sexualité, savaient très bien pourquoi ils ne voulaient pas d’un épanouissement par le sexe afin de continuer à manipuler les masses en les empèchant de s’élever. Donc ce qui est amusant c’est que sur certaines aubes de cérémonie ils portent un signe qui pour eux représente l’insigne de leur pouvoir et n’est en fait que le shéma lorsqu’on le met en perspective de la circulation de l’énergie au moment de l’orgasme….. je me marre

  17. ramses Post author

    Très intéressant, ce rapport du kobyz et de la chamane. J’ai personnellement constaté que la musique m’aidait à la réflexion. En fait, je ne puis concevoir une journée sans écouter de la musique… Chaque genre musical est adapté à l’humeur du moment. Au fil du temps, j’apprécie de plus en plus de choisir dans ma discothèque celui qui me permettra de m’évader vers d’autres horizons. La musique, la lecture et internet me font voyager en permanence et je ne m’ennuie jamais.

    Je suis émerveillé de la façon dont anti définit les rapports amoureux. Et aussi sa réflexion sur la créativité que l’on peut développer à deux. Je voudrais à ce sujet témoigner que l’Eglise a beaucoup évolué sur la question de la sexualité, qui n’est plus un tabou. Au contraire, il existe maintenant des séminaires de réflexion sur l’épanouissement du couple, appelés « Parcours Alpha », dans 500 paroisses catholiques et églises protestantes de France, où l’on aborde ces questions en toute franchise et convivialité. Je connais personnellement des jeunes couples avec de jeunes enfants, qui sont très pratiquants et néanmoins très bien dans leur tête ! L’image du christianisme « pourfendeur de la sexualité » appartient au passé. Ce que défend l’Eglise, par contre, c’est la fidélité dans le couple. Elle condamne par ailleurs les relations en dehors du mariage… Mais beaucoup d’athées adhèrent à ces principes.

  18. anti Post author

    Entièrement d’accord avec toi ramses ! Moi aussi je suis très pratiquante et néanmoins très bien dans ma tête.

    anti 😉 du côté du vécu de la force.

  19. Anna Galore Post author

    Moi aussi, moi aussi je pratique comme une bête (forcément, c’est beaucoup mieux à deux) et je n’ai jamais mal à la tête non plus !

    euh… par contre… pour les relations en dehors du mariage… tu veux dire qu’on n’a pas droit avec des gens déjà mariés, c’est ça?

    (pas taper, hein, ramses, c’est pour rire)

  20. Catherine Post author

    oh aller… comme c’est la journée, hein ! mdrrr

    Anna, je crois que le mal de tête, c’est quand on est trop près du mur… (siffle…. et sort !)

  21. ramses Post author

    Anna,

    Les relations en dehors du mariage, ce sont celles qu’on appelle extra-conjugales (la femme mariée qui a un amant ou l’homme marié qui a une maîtresse), mais tu le sais très bien ! En ce qui concerne les divorcés remariés (au civil seulement, puisque le mariage religieux ne peut être rompu, sauf par le décès de l’un des deux conjoints), la position de l’Eglise s’est largement assouplie. Ils sont accueillis avec bienveillance, mais ne peuvent plus recevoir la communion (sans pour autant être « excommuniés », comme on le dit souvent à tort) tant qu’ils vivent en couple. Je suis passé par les trois stades, donc je t’en parle en connaissance de cause !

    Catherine,

    Mdrrrrrr !

  22. Anna Galore Post author

    Pour le nez bouché, je préfère ne rien ajouter. Il est déjà vraiment très plein.

    Et pour le mur, le mieux c’est de penser à mettre un gros coussin avant (sauf si tu aimes avoir mal à la tête, hein, tous les goûts sont dans la nature)

    Anna, grouik, grouik

    (vraiment fascinant où peut mener une discussion sur le chamanisme mdrrrrrrrr)

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