10 mars 1959 – 10 mars 2009

993790512.jpg

Aujourd’hui, mardi 10 mars 2009, cela fait 50 ans que le Dalaï Lama a du fuir la répression chinoise.

A l’occasion de ce triste anniversaire, une manifestation nationale est prévue cet après-midi à Paris. Rendez-vous à 15h00, Place du 18 juin, Montparnasse 75014 Paris. Heure du départ du Montparnasse à 16h30.

Métro : Montparnasse, d’où partira le cortège des manifestants, jusqu’à l’Ambassade de « la République populaire de Chine » à Paris.

Les 50 ans d’occupation chinoise du Tibet, ça suffit !!!

Cette année 2009, non seulement, le Tibet va commémorer les 50 ans du soulèvement populaire tibétain contre l’occupation chinoise, du 10 mars 1959, mais elle marquera aussi les 50 ans de l’exil du Gouvernement Tibétain ainsi que son leader légitime : Sa Sainteté le 14ème Dalaî-Lama Tenzin GYATSO.

Au Tibet, depuis les manifestations du mois de mars dernier, le pays se retrouve dans un climat de terreur. Il y a une politique chinoise de persécution politique, religieuse, et raciale contre les Tibétains, qui est orchestrée sciemment par « Hu Jintao dans son programme de sinisation du Tibet. Les conséquences immédiates de la résistance pacifique des tibétains du Tibet, la vie des Tibétains y est rythmée par les arrestations arbitraires, la pratique de tortures « en détention administrative » les enlèvements de masse à base de soupçons ainsi que les exécutions sommaires des Tibétains.

L’union fait la force : Réunissons-nous tous ensemble à prêter nos voix citoyennes libres au peuple tibétain afin d’exiger aux autorités chinoises un Tibet libre et autonome. Ça suffit les 50 ans d’oppression d’un peuple pour sa différence d’identité culturelle et politique. Mettons un terme à la souffrance du peuple tibétain en lui rendant sa liberté politique et son droit de se gouverner librement lui-même.

Nous invitons tous les élus de la Nation française, les défenseurs des droits humains, les amis du Tibet à travers la France, à venir nous joindre dans cette mobilisation massive des citoyens pour la démocratie en Chine et la liberté au Tibet. Ne vous manquez pas à cette occasion historique !

Soyons-nous très nombreux et nous devons être plus que jamais déterminés pour la justice, la liberté et l’égalité en droit entre les peuples.
Les drapeaux du Tibet seront vendus sur place pour ceux qui n’en ont pas.

Appel est lancé par « la Communauté tibétaine de France et ses Amis ».

Ce que représente le 10 Mars 1959

« Le peuple tibétain continue de résister à l’assujettissement et à la colonisation avec courage et détermination. Ni la répression, ni la propagande n’ont amoindri son aspiration à une vie de liberté, de paix et de dignité ». Sa Sainteté le Dalaï Lama

C’est au cours des années 1949/50 que les troupes chinoise envahirent le territoire tibétain. Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1951, à Pékin, l’infâme “ Accord en 17 Points ” dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama. Il s’ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.

Les Tibétains du nord-est et de l’est du Tibet, qui assistèrent les premiers à l’intrusion de l’Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C’est là qu’une résistance armée s’organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet, les provinces de l’Amdo et du Kham furent la scène d’un cycle résistance-répression tristement célèbres dans la mémoire des tibétains. Il contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l’arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tibétain, s’abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de massacres de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l’égard de la Chine.

Le 10 mars 1959, ce sont des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l’indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l’Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.

Le soulèvement du 10 mars et sa répression sans restrictions eurent pour conséquence la fuite vers l’Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d’environ 80 000 tibétains. Le gouvernement tibétain en exil (www.tibet.net), depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l’Inde dans les contreforts de l’Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non violente à l’occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd’hui à l’échelle mondiale.

Le soulèvement du 10 mars 1959 à Lhassa, fut un événement charnière dans l’histoire de la résistance des femmes tibétaines. En effet, le 12 mars 1959, les femmes tibétaines organisèrent une manifestation nationale contre l’invasion chinoise à Lhassa, rejoignant les hommes dans leur résistance active. La répression fut tout aussi massive envers les femmes, et marqua le début d’une répression totale. Plusieurs milliers de celles-ci furent arrêtées et plus particulièrement, les dirigeantes de cette manifestation – Kundeling Kunsang, Galing Shar Choe-la, Pekong Penpa Dolma, Tawu Tsang Dolkar, Demo Chime, Tsong Khang Meme, Kukar Shar Kelsang, Rizur Yangchen, furent publiquement exécutées par la suite. Sans oublier le sort réservé aux centaines de femmes tibétaines qui dès 1955, se sont engagées dans la résistance armée contre l’invasion chinoise au Tibet oriental comme le démontrent les témoignages de Ama Adhe et Ani Pachen.

Aussi chaque année, où qu’ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu’eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que ceux qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre.

Comme chaque année, une manifestation commémorative nationale du 10 Mars 1959 sera organisée le mardi 10 mars 2009 à Paris. Rendez-vous à 15h 00, sur la Place du 18 juin à Montparnasse, 75014 Paris. Métro : Montparnasse. D’où, partira le cortège des manifestants, jusqu’à l’Ambassade de Chine à Paris. Web : www.tibet-info.net OU www.tibetan.fr.

603071788.jpg
Le drapeau tibétain flotte sur la mairie de Précy…
“Pour un monde meilleur…” – Source Blog de Yves Duteil.

Depuis 1996, plusieurs communes en France et en Europe, ont décidé de hisser le drapeau du Tibet autour du 10 mars pour manifester leur solidarité envers le peuple tibétain et ainsi soutenir la lutte non-violente de Sa Sainteté le Dalaï Lama dans sa recherche de solution négociée avec la Chine pour résoudre durablement le problème du Tibet.

C’est ainsi qu’en France, près de 500 communes arborent une fois par an le drapeau du Tibet et plus de 300 communes ont décidé de le hisser de façon permanente. Ces actions ont pris de l’ampleur et depuis, sont suivies dans de nombreux pays européens.

Pour la première fois, le 10 mars 2006, la Ville de Paris et le Conseil régional d’Ile-de-France, ont décidé de hisser le drapeau du Tibet dans le cadre d’une cérémonie officielle afin de montrer leur solidarité au peuple tibétain.

Depuis 1991, plus de 200 communes dans l’hexagone ont également décidé de parrainer un ou plusieurs prisonniers d’opinion tibétains détenus par les autorités chinoises.

185636526.JPG 8e temps Tibet à Amiens.

Déclaration internationale du 10 mars 2009 de parlementaires de pays démocratiques en faveur de la résolution pacifique de la question du Tibet. Groupe d’information sur le Tibet du Sénat. Lundi 9 mars 2009 par Redaction Tibet Info (JMB)

Le groupe d’information sur le Tibet du Sénat et le groupe d’études sur la question du Tibet de l’Assemblée nationale s’associent à une « Déclaration internationale d’engagement en faveur de la promotion des droits de l’homme pour les Tibétains et de la résolution pacifique de la question du Tibet« , rendue publique à l’occasion du 10 mars 2009, date anniversaire du soulèvement tibétain de 1959 et du départ du Dalaï Lama en exil.

Les deux groupes Tibet du Parlement français sont représentés par leurs présidents respectifs, M. Lionnel Luca, député, et M. Jean-François Humbert, sénateur, aux côtés de leurs homologues de nombreux Parlements d’autres pays démocratiques, tels que l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Estonie, les Etats-Unis, l’Italie, la Norvège, la Pologne, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Suède, et la Suisse.

Le Parlement européen est représenté, notamment, par son vice-président M. Edward McMillan Scott, par la présidente de son sous-comité des droits de l’Homme, Mme Hélène Flautre, et par le président de son intergroupe Tibet, M. Thomas Mann. Des personnalités telles que Mgr Desmond Tutu, M. Vaclav Havel, M. Robert Badinter, et M. Daniel Cohn-Bendit sont également signataires du texte.

Les 37 signataires de la Déclaration du 10 mars 2009, représentant douze Parlements nationaux européens, dont le Conseil national suisse, et le Parlement européen, ainsi que les Parlements américain et canadien, appellent à un dialogue direct entre le Dalaï Lama et les dirigeants chinois, sur la base du Memorandum pour une véritable autonomie du peuple tibétain rédigé en novembre 2008 à la demande du gouvernement chinois par les négociateurs tibétains. Ils considèrent que la stabilité à long terme au Tibet ne sera atteinte qu’à travers le respect des droits de l’homme, ainsi que de la culture, de la langue et de la religion tibétaines.

Le texte de la déclaration sera disponible sur les pages internet du groupe d’information sur le Tibet du Sénat

Par ailleurs, pour en revenir à cette journée de commémoration, des manifestations se sont déroulées lundi dans le monde entier pour célébrer les 50 ans du soulèvement antichinois au Tibet. A Dharamsala, dans le nord de l’Inde, où le dalaï lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain et prix Nobel de la paix, est réfugié depuis 1959, un rassemblement est aussi prévu.

Devant la Maison Blanche, à Washington, des centaines d’exilés brandissant des drapeaux tibétain et américain se sont rassemblés pour observer deux minutes de silence, avant de se diriger vers l’ambassade de Chine. Le Congrès américain doit examiner mardi un projet de résolution de soutien au Tibet, demandant à la Chine de « cesser sa répression du peuple tibétain ».

769787367.jpg Rappelons ici que la Chine détient le plus jeune prisonnier politique au monde en la personne du Panchen Lama. Rappel de faits :

Liberté pour le plus jeune prisonnier politique du monde.

Le 14 mai 1995, le Dalaï-lama reconnaît officiellement Choekyi Nyima, âgé de 6 ans, comme étant la 11ème réincarnation du Panchen-lama. Cette reconnaissance fait de lui la plus haute autorité religieuse après le Dalaï-lama dans le bouddhisme tibétain et donc le symbole vivant de la survivance de la tradition tibétaine sur son propre territoire.

Le 17 mai 1995, Gendhun Choekyi Nyima est enlevé avec ses parents par les autorités chinoises. A la fin de cette même année, Pékin intronise, au terme d’un simulacre de tirage au sort dans une urne d’or, un autre enfant du même âge et du même village. Il s’agit de Gyaincain Norbu, fils de Tibétains membres du parti communiste chinois. Les autorités cherchent alors à l’imposer comme chef spirituel aux Tibétains. Il devient ainsi le deuxième enfant «otage» de Pékin.

En kidnappant le Panchen-lama nommé par le Dalaï-Lama, les autorités chinoises n’hésitent pas à s’attaquer aux droits de l’enfant. Aujourd’hui, on est toujours sans nouvelles de Gendhun Choekyi Nyima, on ne connaît ni son lieu de résidence ni ses conditions de détention. Cet enfant a eu 17 ans le 25 Avril 2006.

Afin d’obtenir l’envoi d’une délégation d’observateurs indépendants pour qu’ils rendent visite à Gendhun, une pétition adressée au Président de la République Française circule depuis 8 ans.

50 000 signatures avaient déjà été recueillies et transmises à l’Elysée le 16 octobre 2000. Depuis, nous avons tenté à deux reprises de remettre les pétitions à la date symbolique du 25 avril (date d’anniversaire du panchen lama). Ces deux initiatives ont dû être abandonnées en raison du paysage médiatique défavorable, la première fois en 2002 lors du premier tour des présidentielles et en 2003 avec la guerre en Irak…

Partant du postulat qu’il est impossible pour nous, en tant qu’association, de rencontrer M. Chirac, nous avons décidé en 2004, de remettre ces pétitions au groupe Tibet à l’Assemblée Nationale, en présence de personnalités et des médias. Le groupe Tibet étant ainsi le relais entre les citoyens signataires de la pétition (120 000 signatures en avril 2004) et le Président de la République.

17 Mai 2006 – 11 ans de détention soit plus de 4000 jours – plus de 130 000 signatures recueillies. Nous tentons une fois de plus de médiatiser le cas du Panchen Lama en envoyant un communiqué de presse à plus de 5 000 journalistes et médias…

1081415089.gif
Drapeau tibétain

Sichi pèndé deugou djoung wai ter /
Thoubtèn samp’el norbu eunang bar /
Tèndreu nordzine gyatcher kyongwai gueune/
T’ine-lai kyi, reul tsho gyai/
Dordjé kham sou tèn pai /
Tchog-kune dj’am tsé kyong/
Namkeu gawa gyanden oup’ang goung la rék/
B’eun djong déshi ngathang gyai/
B’eun djong tcheul kha soum gyi khyeun la dékyi dzogdèn sarpai khyap/
Tcheussi kyi pel-yeun d’ar/
Thoubtèn tchog tchour gyaipai dzamling yangpai kyégu shidé pel-la djor /
B’eun djong tèn dreu guétsen nyi-eu kyi/
Tashi eunang boum dou tro wai si/
Nag tchok mune-pai yul-lai gyel gyour tchik//

Traduction de l’hymne national du Tibet :

Tel un trésor qui exauce tous les vœux de bonheur et de bienfait,
La parole du Bouddha s’élève scintillante comme un diamant.

Vous Protecteurs qui veillez sur l’immense royaume du Dharma et des êtres,
Puissiez-vous étendre votre amour et votre compassion
Tel un océan sur le monde et dans l’univers.

Que la tête de l’Empereur, couronné de cent vérités, puisse atteindre le zénith.
Qu’une joie et un bonheur infinis recouvrent l’ensemble des trois provinces du Tibet,
afin que rayonne la gloire prestigieuse du pouvoir spirituel et temporel.

Que l’enseignement du Bouddha irradie dans les dix directions,
Et amène tous les êtres de tous les univers jusqu’au bonheur et à la paix.
Les qualités du Dharma et du peuple tibétain,
Resplendissent tel un soleil aux cent mille rayons bienfaisants.

Puisse leur pouvoir éclatant être victorieux du combat contre la sombre ignorance.

*
* *

Plein de liens pour tous ceux qui veulent se renseigner ou soutenir les actions pour un Tibet Libre sur le myspace de Soutien Tibet.

Puisse le Tibet et le peuple tibétain sortir de la crise et retrouver la paix.

anti

7 Replies to “10 mars 1959 – 10 mars 2009”

  1. anti

    « La clique du dalaï-lama ne distingue pas le vrai du faux. Elle propage des rumeurs », a déclaré un porte-parole du ministère des affaires étrangères, Ma Zhaoxu. »

    Tssssssss ! Eux alors ! Il y a une quantité de propagande pro-chinoise sur le net autour de cet évènement qu’est le 50e anniversaire ! La Chine communiste dans toute son horreur !

    Triste attitude.

    anti

  2. ramses

    J’ignorais cet enlèvement de Choekyi Nyima à l’âge de 6 ans. On ne peut qu’être écoeuré des pratiques de la Chine à l’égard des Tibétains. Mais je trouve que la condamnation de ce génocide par les Etats occidentaux est assez « symbolique »… Aucun geste fort, comme le boycot des JO, n’a eu lieu. Et les occidentaux ne se rendent pas compte qu’en externalisant leur production en Chine, ils creusent leur propre tombe. C’est une vision à très court terme (produire moins cher pour vendre plus) que nous allons payer très cher un jour prochain. Aujourd’hui, si les Chinois se montrent si arrogants, c’est qu’ils sont déjà convaincus de détenir l’Occident entre leurs mains. A ce propos, la crise financière mondiale actuelle (qui touche aussi la Chine de plein fouet) pourrait être l’occasion de réviser nos stratégies. Barack Obama aura t’il cette présence d’esprit ? Je l’espère de tout coeur.

  3. anti

    Il y a eu un film de Ludovic Ségarra « L’Enfant volé, le 11ème Panchen Lama ».

    Arte a rendu hommage à ce réalisateur l’an dernier :

    Hommage à Ludovic Segarra

    Toute sa vie Ludovic Segarra s’est passionné pour les civilisations non-occidentales et les spiritualités d’Orient. Pendant 35 ans – son premier film date de 1972 -, cet aventurier de l’esprit a su faire partager avec talent et exigence sa curiosité insatiable, dans des documentaires mémorables, filmés aux quatre coins du monde au contact de populations et de cultures ancestrales.

    Ses films nous ont rendu accessibles le BARDO THODOL, livre des morts tibétain, le KOUMEN des bergers peuls ou le CHILAM BALAM des indiens mayas et nous ont entrainés SUR LES TRACES DU BOUDDHA, tout comme sur LE CHEMIN DE DAMAS.

    En 1999, Ludovic Segarra réalise le pilote d’une nouvelle collection de films de 26mn, consacré à une poulie de métier à tisser dogon. Préférant toujours la présence réelle au commentaire, l’interprète au vulgarisateur, les savoirs de première main – de là-bas ou d’ici – aux propos de généralistes, la collection ARTS DU MYTHE se concentre sur des objets « sacrés », appartenant à des peuples et des cultures que l’on a dits improprement primitifs ou premiers, mais qui se distinguent finalement par la position centrale qu’y occupent le mythe et le rituel.

    Dépassant le « coup de foudre esthétique » ou l’exotisme nostalgique les 16 films de la collection ARTS DU MYTHE, que Ludovic Segarra a dirigé pendant 8 ans, nous font voyager d’Amérique en Asie, d’Afrique en Océanie et nous introduisent à une polyphonie de sens et d’émotions.

    Ludovic Segarra est décédé en décembre 2007 après s’être battu de longs mois contre la maladie. Jean-Paul Colleyn, ethnologue, réalisateur et professeur à l’EHESS, a accepté de prendre la suite de la direction de la collection.

    On peut trouver du même réalisateur, en DVD :

    Tibet : Le choix de la non violence

    Tibet, histoire d’une tragédie
    http://www.dailymotion.com/video/xcqkz_tibet-lhisoire-dune-tragedie_news

    http://www.annagaloreleblog.com/archive/2008/04/01/soiree-tibet-sur-arte.html

    Arts du mythe / vol.1

    Arts du mythe / vol.2

    anti

  4. ramses

    Merci anti du lien sur l’histoire du Tibet, que j’ai visionné avec très grand intérêt. Celà confirme l’idée que j’avais d’une répression sauvage de la part des Chinois, mais j’en ignorais l’ampleur. C’est un génocide, une annexion pure et simple. Apparemment, tout le monde s’en fout, à part quelques modestes manifestations pacifiques… Je vois ici la démonstration que la non-violence ne paie pas et ne puis m’empêcher de faire un parallèle avec l’Egypte, envahie par les Arabes… Les Egyptiens aussi étaient non-violents… Quand je pense à la riposte provoquée par l’explosion du Budha en Afghanistan… Ce n’était pas de l’indignation, juste un moyen d’assurer les sources d’approvisionnement en pétrole. Ce Monde me dégoûte de plus en plus.

  5. anti

    Tibet: Pékin dénonce l’ingérence de Washington dans ses affaires intérieures /// 12.03.2009, 09:12 GMT

    La Chine exprime sa vive protestation quant à l’adoption d’une résolution sur le Tibet par la chambre des représentants des États-Unis et dénonce des “accusations gratuites” qui pourraient détériorer les relations entre les deux pays.

    Au lendemain d’une résolution par la chambre des représentants des États-Unis, le gouvernement crie à l’ingérence dans ses affaires intérieures.

    « La question du Tibet est purement une affaire intérieure de la Chine. Le gouvernement et le peuple chinois s’opposent toujours à ce que tout pays ou tout individu s’ingère dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte de la question du Tibet”, a indiqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu.

    Lors d’un entretien avec la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a aussi exprimé l’opposition résolue du gouvernement chinois ainsi que son indignation sur les déclarations de l’administration américaines de même qu’à propos de la résolution adoptée mercredi.

    Les médias de l’Empire du Milieu se font l’écho de cette dénonciation. Chine Nouvelle n’hésite pas à qualifier la résolution américaine de “grossière ingérence” dans les affaires intérieures de la Chine.

    L’agence de presse officielle chinoise ajoute que cette résolution porte “des accusations non fondées contre le gouvernement chinois sur sa politique envers le Tibet et exprime son soutien aux activités séparatistes du dalaï-lama”.

    Mercredi à Washington, la chambre des représentants des États-Unis a adopté une résolution sur le Tibet, urgeant Pékin à “revoir” sa politique.

    Saluant le rôle de l’Inde qui a accueilli des milliers de réfugiés tibétains, la résolution appelle Pékin « à cesser sa répression sur le peuple tibétain, et à lever immédiatement les politiques sévères imposées aux Tibétains”.

    Pour sa part, le département d’état américain a communiqué mardi sa “profonde préoccupation” quant à la question des droits de l’homme dans la région himalayenne de la Chine.

    Mais pour la Chine qui célèbre justement au cours de ce mois de mars le 50e anniversaire de l’établissement du socialisme au Tibet, la présence chinoise dans la région himalayenne a permis la libération “des millions de serfs et d’esclaves tibétains qui représentaient plus de 90% de la population de la région”, indique Chine Nouvelle.

    « Depuis plus de 50 ans, le Tibet a connu des changements profonds dans les secteurs politique, économique et culturel, et des millions de serfs sont devenus les propriétaires du Tibet », a encore déclaré Ma Zhaoxu.

    Par ailleurs, les autorités chinoises accusent une nouvelle fois le chef spirituel tibétain et “sa clique”, avec le soutien d’éléments anti-chinois occidentaux, de continuer à mener des activités déguisées ou non déguisées visant à séparer le Tibet de la Chine et à rétablir le servage féodal dans la région.

    Source: Chine Nouvelle, AFP

    anti

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.