A très grande vitesse

J’ai déjà souvent parlé ici de l’effet que me procure un trajet en train: une envie irrépressible d’écrire.

Mercredi après-midi, à peine à ma place dans le TGV, j’ouvrais mon PC et me lançais d’une traite dans le chapitre 4 de « La veuve obscure ». Le manuscrit n’avait plus bougé depuis près d’un mois et demi.

Faut dire, je n’avais pas eu vraiment la tête à ça, entre les éditions successives du livre de Georges-André (ça c’est fait) et du recueil de Zaza (ça c’est quasiment prêt), les articles pour le blog, la préface pour le recueil de Bloody Mamma, celle pour Zaza écrite avec Anti (il faudra qu’on vous en reparle), le lancement de la souscription pour « Reflets Inachevés » et, ah oui, l’acquisition d’un nouveau téléphone à écran tactile topnotch avec mails, internet et tutti quanti qui m’a bien pris la tête à configurer et à prendre en mains (j’arrive même à voir le blog dessus, c’est y pas beau).

Sans oublier, quand même aussi, mon boulot, plus prenant que d’habitude depuis quelques semaines et pour encore un certain temps – mais qui me donne l’occasion de prendre le train, donc d’écrire. Comme le montre la photo, il faisait un temps vraiment pourri à Paris hier. Par contre mes rendez-vous ont été fort utiles. Mais c’est une autre histoire.

Bref, un pas après l’autre et parfois plusieurs à la fois, les choses se sont faites et j’ai retrouvé la disponibilité d’esprit adéquate.

Tout ça pour dire que le chapitre 4 a vu le jour entre l’aller et le retour – c’est à peu près le temps qu’il me faut à chaque fois pour en écrire un. Du moins, le premier jet, qu’il faut ensuite reprendre, lisser, fignoler, avec en première lecture, le regard acéré d’Anti dès mon retour.

Il s’intitule « Peur ». Il s’ouvre sur ces mots de Lao Tseu:

Le normal se fait monstrueux. Le bénéfique, maléfique.

Je ne vous en dirais pas plus. Ca fait trop peur.

Et vous savez ce que j’adore? Quand Anti arrive au dernier mot du chapitre et qu’elle pousse un énorme grognement, en me disant: « Quoi? Déjà? Ah non! Et la suite? Tu t’y mets quand? ».

Le problème, c’est que je n’ai pas d’autre train prévu avant une quinzaine de jours au moins. Il ne me reste plus qu’une possibilité: me (re)mettre à écrire à la maison.

A très grande vitesse.

8 Replies to “A très grande vitesse”

  1. Zaza Post author

    Bravo Anna prend aussi un peu de temps pour toi, il faut que tes livres avancent aussi. Je ne suis pas dans l’urgence Heing tu le sais.
    Au fait hier j’ai eu l’agréable surprise de recevoir le livre de Georges-André, j’espère qu’il a reçu mon email de remerciement.
    Biz

  2. boudufle Post author

    imprime deux fois…normal et une autre en partant de la fin..ça te laisse 10 minutes pour commencer la suite…bon, ok je sais où est la sortie….mdr!!

  3. ramses Post author

    Bonsoir Anna,

    La Tour Eiffel en perd la tête…

    J’ai très envie de lire cette « Veuve obscure » (objet du désir ?)

    Encore combien de chapitres à écrire ?

  4. Anna Galore Post author

    Merci de ton intérêt anticipé. J’en suis à peine au début et si ce livre fait 17 chapitres comme les précédents, il reste encore du chemin. Il me faut en moyenne 6 à 7 mois pour écrire un roman.

    Dans le cas particulier de celui-ci, je ne le mettrai pas en ligne avant le 25 mai, jour du grand pélerinage des Roms aux Saintes Maries de la Mer. L’intrigue étant largement basée sur leur culture et leur histoire, je ne me vois pas l’achever avant d’avoir vécu cet évènement parmi eux avec Anti.

  5. Sampang

    ah ah ah !!! :)) ça tombe bien je viens tout juste de commencer ton 7ème livre, j ai l’temps 😛

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