L’idée d’Ada

Au commencement de l’informatique étaient un homme et une femme.

L’homme créa le premier ordinateur. Il s’agissait d’un ancêtre mécanique de nos actuels PC.

La femme eut l’idée de décomposer les tâches à accomplir en une liste d’instructions suffisamment simples pour que la machine puisse les exécuter.

Elle créa ainsi le premier langage de programmation.
Une invention qui a eu pour évolution ultime aujourd’hui Internet, l’e-mail et… les blogs.

L’homme s’appelait Charles Babbage.

La femme se nommait Ada Lovelace.

Ada Lovelace… On dirait le nom d’une héroïne de romans ou le pseudo d’une danseuse de revue. Née en 1815, elle était la fille de Lord Byron. Elle rencontra Charles Babbage grâce à une amie commune, une mathématicienne du nom de Mary Sommerville (non, ce n’est pas l’ancêtre de Jimmy « Tell me why » Sommerville!).

Le symbole est beau, je trouve : l’homme a créé la machine et la femme a imaginé le moyen de la rendre universelle.

Certains biographes disent qu’en fait Babbage a tout conçu et qu’Ada n’a joué qu’un rôle mineur. Les historiens donnent cependant à cette dernière la maternité de l’invention de la programmation.

Ada est morte à 36 ans, le 27 novembre 1852, d’un cancer de l’utérus, seule et oubliée de tous. Peu de temps auparavant, elle avait quitté son mari et dilapidé tout ce qu’elle avait en se mettant au jeu et en essayant de construire une machine pour gagner aux courses.

Son nom sortit de l’oubli à la fin des années 70, en devenant celui d’un langage informatique évolué. Son visage apparait sur les hologrammes d’authentification des produits Microsoft.

Son âme est partout sur le net.

2 Replies to “L’idée d’Ada”

  1. anti Post author

    J’ignorais tout de cette histoire et de cette femme.

    « l’homme a créé la machine et la femme a imaginé le moyen de la rendre universelle. »

    Très beau oui. C’est un peu comme la Vie. L’homme crée l’action de l’acte d’amour et la femme le rend universel en transmettant la Vie…

    anti

    anti

  2. Anna Galore Post author

    J’ai oublié de dire que lorsqu’elle s’est retrouvée seule et s’est mise à jouer, ce n’était pas par soudain appât du gain mais pour financer la suite des recherches qu’elle menait avec Babbage et pour lesquelles ils n’avaient plus aucun soutien financier.

    Et au passage une anecdote: lors de mon arrivée à Nîmes, la boîte où je travaillais se trouvait Allée Charles Babbage.

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