Le retour de la petite cuillère

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Tiens, je n’ai pas fait de note aujourd’hui ? Et je n’en n’ai pas envie. Je me sens pleine. Remplie. Sereine.

Une pensée fugitive passe, plume légère, caresse : « Eh non ! Aujourd’hui, c’est une journée à recevoir ».

Recevoir… toute une histoire n’est-ce pas ? On dit « Ah oui, toi tu sais recevoir » en parlant d’accueillir les gens.

Mais, n’est-ce pas étrange ? Recevoir pour accueillir ? Non. Je les reçois ces êtres de passage, au sens propre : je reçois ce qu’ils sont et tout ce qu’ils apportent avec eux qui ne demande qu’à s’exprimer.

Alors oui, aujourd’hui, je prends conscience de tout ce que je reçois, de tout ce que j’accueille de beauté, d’enseignements, de tant de choses qui sont autant de cadeaux.

Mouvement perpétuel, pendule de dons. Je t’offre l’hospitalité, tu m’offres les mélodies qui sortent de tes doigts. Vous m’offrez vos centres d’intérêts vous que je lis, je vous renvoie un commentaire, parfois pas, mais un élan du coeur qui ressortira sous une forme ou une autre.

Don de soi.

L’an dernier, en juin 2007, j’ai assisté à un spectacle : « Le retour de la petite cuillère », à Malakoff.

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Il y avait 90 enfants, de 7 à 12 ans, sur scène dirigés par leur professeur Etienne Lesobre et accompagnés par cinq musiciens professeur au conservatoire (piano, clarinette, basson, violoncelle et contrebasse). Ils avaient travaillé depuis le mois de janvier sur cette partition de Julien Joubert, jeune compositeur que les enfants ont d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer.

J’ai pleuré comme une madeleine sous le regard halluciné de la p’tite copine de ma fille qui était dans la chorale. Ils étaient si remplis, si humbles, si heureux de donner le meilleur d’eux !

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Ce conte musical humoristique a pour héroïne une cuillère qui pleure son mari disparu : un superbe couteau.

Ses neuf petites filles entreprennent le sauvetage de leur aïeul emprisonné dans un frigidaire…

La musique fait référence à des thèmes classiques empruntés à Pergolèse, Purcell et Beethoven.

C’est délicieux comme tout et donc, très émouvant pour certaines d’entre nous ! Notamment à la fin…

La petite cuillère :
Bonjour, monsieur… Vous êtes encore vivant…

Le couteau :
– Et pour longtemps !

La petite cuillère :
– Ouh ! Ouh ! Ouh ! Ouh ! Ouh ! Ouh !

Le couteau :
– Je n’ai pensé qu’à vous, pendant sept ans, je n’ai rêvé que de

La petite cuillère : – – Ouh ! Ouh ! Ouh ! Ouh ! Ouh ! Ouh !

Le couteau :
– vous, c’est long sept ans, quand on est amoureux.

La petite cuillère :
– Je n’ai pensé qu’à vous, pendant sept ans, je n’ai rêvé que de vous, mais aujourd’hui, je vous est retrouvé, à l’infini, nous allons nous aimer. Toute la vie sera comme aujourd’hui !

Le couteau :
– Je n’ai pensé qu’à vous, pendant sept ans, je n’ai rêvé que de vous, à l’infini, nous allons nous aimer…

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anti, bonne fin de journée 😉

2 Replies to “Le retour de la petite cuillère”

  1. Catherine

    C’est beau cette histoire de petite cuillère… « Je n’ai pensé qu’à vous, pendant sept ans, je n’ai rêvé que de vous, mais aujourd’hui, je vous est retrouvé, à l’infini, nous allons nous aimer. Toute la vie sera comme aujourd’hui ! » C’est beau !

    PAs fait de note non plus… Rien à dire… Je plane !

    Bonne fin de journée à tous !

  2. anti

    Bonne soirée à toi Catherine !

    anti, conjugons nos talents : je plane, tu planes, il/L plane, nous planons, vous planez, ils/ailes planent

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