How long is now?

Combien de temps dure maintenant ? Suffisamment.

Ce matin, nous avons réalisé une jolie jonglerie logistique, comme bien des parents le font tout au long de l’année.

Entre 8h20 et 9h, nous avons déposé trois enfants dans leurs trois écoles respectives à trois horaires différents et nous avons casé en plus deux rendez-vous (l’un pour moi à la mairie annexe pour l’inscription d’Enzo au centre aéré pour la Toussaint, l’autre pour Anti en ville). Sans parler des petits-dèj de tout ce petit monde, nous compris, et des tâches ménagères habituelles. La routine, quoi…

Vendredi, on fera monter le niveau d’un cran: quatre enfants dans quatre écoles différentes. Petit déjeuner inclus. Fastoche.

Très belle journée à tous

La photo a été prise à Berlin en 2007

18 Replies to “How long is now?”

  1. Zaza Post author

    Hé ben dit donc, faut surtout pas paniquer heing que de choses à faire dans une matinée bravo aux jongleurs, ils sont fortiches tout de même.

  2. startine Post author

    Avez-vous des infos sur l’artiste qui a dessiné le portrait ? J’avais vu ce pochoir voici plusieurs mois sur un boîtier de transformateur devant la boutique Compagnie de la Chine boulevard Hausmann. J’avais été troublée par l’expression de ce visage black énigmatique, à la fois celui d’un sage et d’une personne qui souffre. Et puis il n’y est plus…

  3. Anna Galore Post author

    Non, malheureusement je l’ignore.

    Si ça peut aider, le tag géant est sur le mur d’une mini communauté de néo-babas qui font des sculptures très chouettes en métal récupéré. Il y a juste derrière le mur un café (très sympa aussi) et si je me souviens bien, la rue est du côté de l’ex-Berlin Est, tout près du fleuve, et sur le trottoir d’en face se trouve l’ancienne synagogue, une grosse construction de style byzantin qui a survécu, on se demande comment, aux années Hitler en plein coeur de Berlin.

  4. Anna Galore Post author

    Un peu plus d’infos: cette « ancienne » synagogue se nomme en fait « la nouvelle synagogue de Berlin », bien qu’elle ait été construite au XIXe siècle.

    La rue où elle se trouve est Oranienburger Strasse.

    J’ai retrouvé le mur où est le tag géant sur Google Earth (malheureusement, vu de haut, impossible de dire s’il est toujours là, par contre les babas occupent toujours les lieux). La position exacte du mur est:

    52°31’32″10 N et 13°23’22″20 E

    Startine, il ne te reste plus qu’à y aller et à demander si l’artiste habite toujours là 🙂

  5. startine Post author

    Merci pour les infos. Bon, cela me fait un prétexte pour retourner à Berlin 🙂 J’y suis allée pour 3 jours voici 8 ans, une folie en voiture, mais aujourd’hui il y a les vols lowcost. J’avais beaucoup aimé l’ambiance coté Est et à Kreutzberg, et je suis passée devant la synagogue à Orianenburger Strasse. Il n’y avait pas encore le dessin.

  6. Anna Galore Post author

    Moi pareil, j’ai beaucoup aimé le côté Est et le dynamisme phénoménal déployé pour donner une nouvelle vie à des immeubles vétustes repeints de couleurs vives, l’attitude coolissime des Allemands dans la rue, les boutiques branchées, les troquets, tout !

    La photo date exactement de juillet 2007. J’étais à Berlin pendant quatre jours pour le boulot, il pleuvait à verse tous les jours et le 3e jour, miracle, grand beau temps! Du coup, avec une amie, on a laché les réunions, on a pris un bus jusqu’au Sony Centre et ensuite on a crapahuté toute la journée. A peine de retour à l’hôtel, la pluie s’est remise à tomber. Un très chouette souvenir.

  7. anti Post author

    Concernant l’endroit, il s’agit du célèbre suat Tacheles :

    Le Tacheles, célèbre centre multiculturel de Mitte fête ses 18 ans en février. Un anniversaire qui pourrait être le dernier. Le bail, qui lie le propriétaire du bâtiment, le groupe immobilier Fundus, et les artistes de l’association Tacheles e.V, s’achève le 31 décembre 2008, signant peut-être la fin de l’ancien fleuron de la scène alternative berlinoise, déjà accusé de s’être compromis

    Le Tacheles est-il encore fidèle à sa légende? (Photo. M. N.)

    Au bureau de l’association Tacheles e.V, on se veut rassurants : « On ne comprend pas cette effervescence médiatique. Pour nous, il n’y a pas de surprise, on savait très bien que le bail prenait fin. C’est seulement dans un an. On se consacre sur la trentaine d’artistes qui sont chez nous en ce moment. »
    Pourtant, l’avenir du Tacheles est bel et bien incertain, malgré l’afflux incessant des touristes. Le bâtiment de cinq étages, tagué, peint, restauré à certains endroits, évoquant une ruine à d’autres, détonne dans le quartier de Mitte.
    Le Tacheles serait l’un des lieux les plus photographiés à Berlin. Beaucoup pensent immortaliser un de ces squats qui a contribué à la réputation alternative de la capitale allemande. Pourtant, en fait de squats, ce sont uniquement des ateliers qui se trouvent là.

    Du « parler franc » à Roberto Zucco, 18 ans de contestation
    En février 1990, un collectif d’artistes investit un des nombreux bâtiments laissés à l’abandon à Berlin-Est. Après des altercations avec la police, ils créent l’association Tacheles e.V, donnant ainsi l’impulsion qui va faire de la ruine de la Oranienburgerstrasse un lieu phare de la culture alternative. Une vingtaine d’ateliers sont ouverts, les artistes affluent, les happenings et les expositions se succèdent. Entre 1990 et 1993, l’utopie d’un collectif qui entendait promouvoir l’art libre et le « créer ensemble » devient réalité. Leur mot d’ordre : le parler franc, direct, « tacheles » en yiddisch.
    Vient le temps de la reconnaissance publique et institutionnelle, quand l’endroit reçoit des subventions du quartier de Mitte comme du Sénat aux affaires cuturelles, provoquant au passage l’explosion du collectif de départ. Le Tacheles se trouve pris dans des enjeux politiques et financiers qui le dépassent. En 1996, l’Etat veut revendre le terrain de 3 hectares, le Sénat gèle les subventions. Le groupe immobilier Fundus achète le bâtiment et joue la conciliation en proposant un bail de 10 ans pour 1 mark symbolique, en échange de l’acceptation de rénovations et d’un aménagement futur. Acculée, l’association accepte le marché, mais fait face aux critiques qui l’accusent de vendre son âme au diable. L’ancienne scène contestataire est entrée dans l’âge adulte, celui des compromis, voire des compromissions. Les vieux de la vieille se désolent même d’un projet artistique qui sombrerait dans le conventionnel et se rappellent avec nostalgie les beaux jours d’un lieu qui a vu le Roberto Zucco de Koltès créer l’évènement en 1996.

    Un futur complexe haut de gamme ?
    Mais Tacheles e.V paraît décidée à aller de l’avant. Le groupe immobilier a annoncé vouloir construire un complexe haut de gamme sur le terrain du Tacheles. Conscient de l’attrait symbolique du lieu, Fundus se verrait bien intégrer le bâtiment aux futures constructions. L’ancien fleuron de la scène off, aux aspirations libertaires, serait en phase de négociations. Plutôt confiant, et conscient que personne n’a intérêt à la fermeture du lieu, ni la ville de Berlin qui s’enorgueillit d’abriter une scène alternative, ni Fundus.
    Le 13 février, le Tacheles fêtera ses 18 ans comme il se doit, en ouvrant les ateliers de tous les artistes hébergés. L’occasion ou jamais de prouver aux nostalgiques qu’ils se trompent. L’association, qui parle d' »une belle aventure » passée, semble bien décidée à en vivre une autre, dans un autre Berlin.

    lepetitjournal.com/content/view/23373/1030/

    Pour l’artiste : ???

    anti, nous sommes tous des berlinois.

  8. anti Post author

    Faire le tour de Berlin… Ben, j’y suis allée de nombreuses fois mais je n’en n’ai pas encore fait le tour ! Je ne connaissais même pas ce truc génial ! Et pourtant, je me suis baladée pas loin mais bon, mon premier jour à Berlin, j’ai niqué mes pompes tellement on avait marché. Pour la pluie, c’est bien vrai, climat semi-continental en été : grosses pluies d’orage et beau temps qui permet d’apprécier les nombreux beer garten. Mmmm et de se taper plein de currywurst…

    Paaaaaatriiiiiiiiiicccccckkkkkkkkkkk !

    anti

  9. startine Post author

    Voilà, j’ai un enquêteur sur place : le fils (artiste peintre sur je ferai un post un de ces jours) d’une de mes amies est à Berlin en stage résidentiel, et j’ai contacté la maman qui me répond :
    Bonsoir Startine,

    J’envoie cet échange de mails à Cyril qui est à Berlin actuellement, afin qu’il se renseigne… il revient quelques jours cette semaine pour régler certaines affaires. Je lui demanderai de vive-voix également.

    Peut-être un jour verrons-nous une de ses oeuvres aussi sur une place de Berlin ?…

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