Toutes ces vies qu’on croise

Hier soir, courses express à Inter pour compléter le repas du soir. A la caisse, nous remarquons un homme, la cinquantaine, pas très grand, sénégalais ou malien, aspect modeste sauf un détail: de superbes lunettes Oakley sur le front. Il voit qu’on le regarde, nous sourit interrogateur. On lui explique qu’on trouve ses lunettes très belles.

Ravi, il nous raconte leur histoire. Il les a depuis des années. Il participait à une compétition pour le championnat du monde de jet ski. A un moment, il a été projeté dans l’eau, a pris une bonne tasse, est remonté à la surface, a attendu les secours pendant plusieurs heures. Quand il a enfin été récupéré, ses Oakley étaient toujours là sur son front. Depuis, il ne les quitte plus. Eclats de rire, petit bonheur simple.

Sur le parking, Anti m’a dit « On pourrait l’inviter à venir manger à la maison ». Mais il avait disparu. Si on le recroise, sûr qu’on le fait. Juste pour l’entendre raconter plein d’autres belles histoires.

Toutes ces vies qu’on croise, tous ces trésors qui passent…

Très belle journée à tous

3 Replies to “Toutes ces vies qu’on croise”

  1. anti Post author

    Toutes ces vies qu’on croise, tous ces trésors qui restent et fructifient 😉 Terreau fertile.

    A te lire, je souris en repensant à ces deux jeunes lituaniennes croisées dans le TGV qui ont failli passer la nuit à la maison. Deux étudiantes que leur proprio de Montpellier venait de planter le jour même de leur arrivée. Je leur ai proposé de dormir à la maison. Elles ont hésité et ont préféré dormir à l’hôtel. Une belle rencontre aussi.

    Voilà qui répond à ma question concernant le fil sur l’hospitalité au Maroc.

    L’hospitalité, c’est une chose qui m’avait fascinée à l’époque où je découvrais la communauté asiatique rennaise. A toute heure du jour ou de la nuit, on se recevait, on cuisinait, on buvait le thé. Très fort. Très loin de la mentalité de ma cambrousse natale où on me faisait la remarque : « Mais ! T’as pas raccompagné ta copine là-bas juste comme çà ? On fait pas 100 kilomètres pour ça ! » Ben si.

    anti

  2. anti Post author

    voie ! C’t’anglais ! Waouh ! Ben justement, là, je vais aller croiser la vie du prof d’anglais de fiston histoire de voir comment on va rattraper 1 an d’anglais qu’il n’a pas fait puisqu’il a allemand LV1.

    Bonne journée !

    anti, arriba, arriba, speedy Gonzalès !

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