Slay texto

Slay va utiliser ce fil pour y poster des nouvelles et autres petites histoires.

Voici la première.

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Diego l’asticot

Diego l’asticot n’était vraiment pas beau. Plutôt que d’être blanc c’était un vers transparent, limpide comme l’eau, invisible comme le vent, il criait très fort pourtant, mais nul ne l’entendait. Et lui se fatiguait à crier crier crier : « mouaaaaaaaa, j’suis lààààààà, j’exiiiiiiiste ! », mais il était si las.

Vint la métamorphose. Il devint mouche. Son petit coeur rempli d’espoir il se dit : « on me verra enfin ! Une mouche invisible, cela n’existe point ». Faux espoirs, Diego était toujours transparent. Les autres mouches volaient, « bizzzzzzzzouillaient » juste à côté de lui, comme si elles le narguaient, parfois même elles le bousculaient sans s’en rendre compte.

A force de ne pas être vu, Diego devint très triste. Il se trouvait très laid. Mais comment pouvait-il être laid puisqu’on ne le voyait pas ? La laideur est quelque chose qui se voit, pas quelque chose auquel on ne fait même pas attention. Puis il vit une fleur, il se posa sur elle. Elle était fort jolie, elle referma doucement ses pétales sur la mouche, qui ne réagit pas.

Il était enfermé dans une prison de rose.

Quand il se libéra, Diego n’était plus invisible, la rose lui avait donné la couleur qui lui manquait. Alors, la mouche s’envola, en aimant de tout son coeur, le parfum d’une rose qui un jour lui donna la force et la beauté.

Diego rejoignit ses autres camarades et se posa sur le corps d’un cheval en décomposition. Qu’il était bon de pouvoir partager un repas si soigné auprès de ses amis. Et pour la première fois, la mouche se trouva belle.

25 Replies to “Slay texto”

  1. Slayeras Post author

    merciiiiiii ! Vous êtes gentils… Bah oui une mouche c’est quand-même beau ; n’est laid que ce qu’on considère comme tel, non ? la mouche rose je l’ai vu… Ah… moins que… c’était un éléphant ! Oups ! 😀

  2. Anna Galore Post author

    Un éléphant? Diego est un éléphant qui vole? =_Ô

    Tu es sûre qu’il ne s’appelle pas Dumbo, ton Diego?

  3. Anna Galore Post author

    Quand je pense qu’hier, ma fille a préparé un petit exposé d’anglais sur la tapette à mouche (le sujet était libre et elle a trouvé que ça changerait des exposés trop prévisibles)…

    T’imagines la taille de la tapette! 😀

  4. Slayeras Post author

    elle est géniale ta fille ! Je l’adore ! excellent ! Et qu’a-t-elle écrit ? Parce que c’est achement mouchosophique la tapette à mouche.

  5. Slayeras Post author

    Etre vivant c’est être soi, s’accepter comme tel. Je sais pas. C’est l’idée qui me vient. La beauté elle est partout quand on sait regarder. Ca va de la fleur qui éclôt au supernova dans l’univers ou aux météorites… Que sais-je encore ? Et même si ces météorites par ex, peuvent entraîner des dégats sur Terre (sur du long terme), ça n’en reste pas moins un phénomène fascinant et beau.
    La beauté, on la trouve aussi en soi-même, le regard qu’on porte sur soi-même est très important, c’est ce que j’ai voulu dire aussi en faisant parler Diego la mouche. Mais dans un prochaine épisode je parlerai de la Flyswatter (merci pour l’article, excellent ! 🙂 )

  6. voiedorée Post author

    avec le décalage j’arrive après la bataille mais tant pis.

    il y aurait beaucoup à écrire sur ton texte de la mouche qui était invisible parce qu’elle se CROYAIT invisible, elle ne se voyait pas dans le regard des autres, concentrée sur sa non existence supposée. Le refus de se voir tel qu’on est dans le regard d’autrui conduit à cette impression de ne pas exister, ce repli sur soi, le refus de sa réalité Le rose tu ne l’ignore pas est la couleur de l’amour. Eh oui il suffit parfois d’un amour pour se révéler à soi même et donc exister.

    Bravo Slay

  7. anti Post author

    C’est touchant ce textte !!! Très !!! Dites moi ce blog… pffffiou !!! C’est du lourd !

    anti

  8. slayeras Post author

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    LE RENARD ET L’OISEAU
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    Un jour, alors qu’il traversait les bois, le renard vit un oiseau qui tournoyait au-dessus de son nid. Le renard s’approcha et lui dit :
    « Tu ne seras jamais capable de voler très haut !
    Pourquoi ? répondit l’oiseau, si triste qu’on mette en doute ses capacités.
    Et bien, parce que je le pense, cela se voit. Pour me prouver le contraire, si tu veux, nous allons faire un pari. Vole ! Le plus haut possible, jusqu’à décrocher une étoile. Si tu me ramènes un bout d’étoile, alors je te croirai et tu seras un vrai oiseau, celui qui sait voler vraiment.
    D’accord ! Tu vas voir, tu ne seras pas déçu ! »

    Le soleil orangé disparaissait peu à peu, laissant place à la lune pleine et brillante. Des milliers d’étoiles décoraient le ciel. L’oiseau les regarda avec envie. Il commença à voler, les battements de ses ailes étaient si maladroits qu’il manqua de tomber à plusieurs reprises. L’oiseau était encore jeune, il n’avait pas encore appris à s’envoler très haut.
    A chaque battement hésitant de ses ailes, le renard se moquait, il souriait, sadique :
    « Tu n’es même pas capable de t’envoler ! Pauvre sot ! À peine, auras-tu quitté ton nid que tu te feras dévorer par un chat ! »

    Mais l’oiseau n’aimait pas qu’on se moque de lui. Il déploya majestueusement ses ailes, inspira profondément et se lança le coeur battant. Il était parti. Il vola, vola, vola sans jamais s’arrêter ni même se retourner. Le ciel lui semblait si haut, infini, les étoiles, où étaient-elles ? Pourquoi semblaient-t-elles si proches alors qu’il ne les atteignait jamais ? Il continua pourtant. Il faisait si froid. Son corps commençait à geler pendant que sa volonté continuait d’exister. Il ramènerait un bout d’étoile !

    L’oiseau arriva enfin ! jusqu’à la lune, en décrocha un morceau avec son bec, puis usa du peu de force qu’il lui restait pour retourner sur terre. Il était fatigué. Ses ailes ne bougeaient plus. Il se laissa tomber.
    Telle une météorite il arriva sur la terre, mais les branches d’un arbre amortirent sa chute. Le renard était là, il le regardait narquois :
    « Que m’as-tu ramené là ? Ce n’est pas une étoile ! Un caillou ! T’avais-je demandé un caillou ? Tu m’as trahi ! Désormais je ne te croirai plus et je saurai que tu ne seras jamais un vrai oiseau, celui qui sait voler vraiment ! »

    L’oiseau le regarda hagard. Une larme s’écoulait de son oeil assombri. Il s’endormit tristement ; jamais plus il ne verrait la lumière du jour, le renard l’avait tué.

  9. Anna Galore Post author

    Snif, que c’est triste… (mais on s’y attendait un peu dès le début avec un renard et un oiseau)

  10. slayeras Post author

    Triste j’sais pas… écris ce matin pour le plaisir. Petite fables de Slay…

    C’est pas l’tout mais faut nourrir la marmaille, là ! >o

  11. slayeras Post author

    J’dois vous avouer un truc… J’suis la fille brigitte fontaine 😀

    Yo… La folie n’a pas de limite !ni de bit ! oups… mdr Slay se réveille mdr ! mdr ! mdr !
    mes enfants ont faim ! purée !:

  12. voiedorée Post author

    Il n’y a rien à prouver à personne car personne d’autre que nous même n’a à nous expérimenter et à nous connaitre…

    Merci Slay

  13. sampang Post author

    voilà… quand on n a pas peur du jugement des autres, c est à soi même qu il faut dire les choses, les prouver et peu importe ce que les autres pensent ou disent quand c est nous que les choses atteignent ^^

  14. Slayeras Post author

    Voie je t’aime ! Et sampang aussi ! Et Anti, et Anna, et Miss, et Boud’ et….mdr ! Oh… vous êtes chouettes, quoi ? Y a de l’animation chez anna : « les sirènes du port d’alexaaaandriiiie… ».. Mdr ! j’viens de me froisser un muscle à force de danser comme les clodettes !

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