Après la pluie, les champignons

C’est bien connu, les champignons adorent sortir la tête après la pluie. Et, de ce côté-là, on a été plus que servis ces derniers jours. Hé bien, cela n’a pas manqué pour ce qui concerne notre jardin. Les plus jolis ont jailli au pied de branches de laurier-palme.

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Tiens, à ce sujet-là, c’est amusant mais il y a un point commun entre les champignons et les lauriers : on appelle à tort « champignon » plein d’espèces qui n’en sont pas et idem pour les lauriers. Par exemple, le laurier-palme est de la famille des prunus, alors que le vrai laurier (celui qu’on utilise dans les sauces) est de la famille des laurus. De même, des tas de soi-disant champignons ne sont pas des fungi, mais des oomycotas, des chytridiomycotas et des mycetozoas.

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Et ce qu’on appelle communément un champignon n’en est que la partie visible, le sporophore, constitué généralement d’un pied et d’un chapeau (pour faire simple), qui est le fruit éphémère du macromycète, organisme filamenteux discret et beaucoup plus durable. Le mot « champignon » est d’ailleurs particulièrement vague puisqu’il vient du bas latin « campinolius » qui veut dire « petit produit des campagnes ».

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Est-ce que certains parmi vous pourraient nous aider à nommer ces magnifiques formations orangées ? Sont-ce des pézizes ?

Très belle journée à vous

3 Replies to “Après la pluie, les champignons”

  1. Alberich

    Autrefois, les champignons étaient classés parmi les végétaux. Avec les progrès de la génétique, on s’est aperçu qu’ils formaient un règne à part, ni animal, ni végétal : les fungi. Cela peut étonner, mais les fungi sont génétiquement plus proches des animaux que des végétaux.

    Dans leur grande majorité, les végétaux sont étroitement associés à des champignons. Les racines des plantes se lient avec les réseaux de filaments constituant le mycelium de champignons. On pourrait croire que les plantes captent les éléments minéraux du sol uniquement à l’aide de leurs racines. En réalité, elles les captent à l’aide d’un complexe mycorhizien formé des racines de la plante, relié à un vaste réseau de filaments de myceliums de champignons, le tout associé à des bactéries. Les champignons fournissent de l’eau, des oligo-éléments, de l’azote et du phosphore aux plantes, en retour, les plantes leur fournissent des sucres et des acides aminés qu’elles ont fabriqués par photosynthèse. Parfois, cette association symbiotique devient déséquilibrée, et certaines plantes peuvent complètement exploiter les champignons, au point de pouvoir finalement se passer de photosynthèse, comme l’explique le chercheur Marc-André Selosse dans cette ancienne chronique de France Info :

    http://vocaroo.com/i/s1FKLJJic10F

    Les champignons sont peu présents dans les programmes d’enseignement scolaires et universitaires. C’est injuste, vu leur importance dans la nature et vu les services qu’ils peuvent rendre aux humains (dépollution, alimentation, médecine). Le livre « Les champignons redécouverts », de Philippe Silar et Fabienne Malagnac est sorti relativement récemment, on peut retrouver leurs auteurs dans d’intéressantes émissions radio réécoutables en ligne

    http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-la-biologie-des-champignons

    http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-lintelligence-des-champignons

    http://www.franceculture.fr/emission-continent-sciences-le-regne-singulier-des-champignons-2014-01-27

    On peut lire aussi le hors-série de Science et Avenir « Le monde extraordinaire des champignons ».

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