Et alors ? Ce dimanche au ralenti ?

Ce dimanche commençait sous les meilleurs auspices : une bonne nuit de sommeil, une grasse matinée, pas trop chaud au réveil (on peut ouvrir les fenêtres encore à 10 h du mat), un joli papillon m’attendait dans la salle de bain…

Il s’agit d’un sphynx livournien, à lignes blanches, énorme le machin ! Je décide de le laisser tranquille, la douche attendra et je vais prendre un café en cherchant la symbolique attribuée à ce joli bébé : « Voir un papillon sphinx peut être une invitation à ralentir, écouter et faire confiance au processus en cours. » Incroyablement raccord avec ma note de dimanche matin, n’est-ce pas ? Magnifique !

Comme j’ai bien dormi et qu’il commence à faire chaud, je me décide enfin à poser des rideaux dans la cuisine, car samedi nous avons encore dépassé les 39° sous abri et les prévisions de mon site météo préféré sont claires, les choses ne vont pas s’arranger de si tôt : « Pour la fin juillet, il continuera de faire chaud à très chaud et sec. Comme je l’indique depuis mi-juin, la seule variable discutable est la qualification des chaleurs selon les moments : un coup très chaud, un coup caniculaire, puis chaud, puis caniculaire, mais toujours au delà des normes »

Quelques bambous, une scie à métaux, de la ficelle, une masse (très important la masse) et hop ! les rideaux sont en place et cela confère de suite une toute autre atmosphère, paisible et fraîche.

Là, deuxième rideau qui nous permettra de ne pas avoir à fermer le store et à l’ouvrir X fois par jour pour nous protéger de la chaleur ET ouvrir aux chats.

On ajoute un petit parasol qui va bien en bas des marches, là où le soleil tape fort l’après-midi et on est bon pour faire une pause déj Enzo et moi sur les coups de 15 h.

Comme je suis quand même pas mal fatiguée, j’avais prévenu Anna que je ne passerai pas lui rendre visite ce jour. J’envisageais une fin d’après-midi plutôt pépère tranquille sur canapé quand, à la fin du repas, je demande à Enzo : « Au fait, tu as jeté un œil à la fuite dans la chaufferie ? » Le plombier ne pouvant pas passer avant mardi, il est bon de surveiller le bordel. Enzo : Non… Moi, grande seigneuresse : « Laisse, j’y vais. » J’allume la cafetière en prévision d’un café post pandrial et je descends juste vérifier…

De café, point il ne sera question, les amis, dans la suite de cette histoire…

Las…

Alors. Bonne nouvelle : la fuite de la semaine dernière est sous contrôle.

Mauvaise nouvelle : il y en a une autre (la 3e en peu de temps), et une belle !!! Le vase d’expansion de la chaudière est en PLS… Il fuit de partout… Je coupe tous les robinets qui se trouvent dans le secteur et, dans l’urgence, je bricole un sac en plastique auquel j’ai ajouté un tuyau pour évacuer l’eau dans le jardin. Et là… la poisse de sa race !!! (qui nous a valu un bon fou rire, faut bien le reconnaître), le premier sac choisi était… biodégradable et s’est dissous au contact de l’eau, sous nos yeux ahuris !

Qu’à cela ne tienne, j’ai récupéré un sac de terreau vide, bien solide pour reprendre ma tentative de colmatage de bordel. Las (bis repetita…), ça coulait trop et le vase a eu rapidement le cul dans l’eau.

À ce moment précis (magie du cerveau), j’ai repensé à un jeu que j’aimais bien quand j’étais jeune : : TIM, The Incredible Machine. L’idée est de réaliser des tâches simples du quotidien grâce à des machines complexes selon le principe de Rube Goldberg. On est en plein dedans. Objectif simple : évacuer de l’eau. Complexité : partir d’un endroit inaccessible et mal éclairé, sans outils. Fastoche !

Dès de j’ai pensé en mode TIM, tout s’est assemblé dans ma tête : tu prends la lèche frite, une bouteille d’eau vide que tu découpes au cutter, encastres dans un vieux tuyau de piscine et fixes avec de l’adhésif… Ok. Ensuite, tu trouves le bon angle pour que l’eau qui tombe dans la lèche frite s’écoule dans la bouteille, puis dans le tuyau, puis dans le jardin et tu chopes l’objet pour caler le tout, en l’occurrence, le pied du lit de bébé d’Enzo, conservé « au cas où ». Et voi-là ! Nickel.

Un petit coup d’aspirateur de chantier, puis de serpillère et ça pourra attendre lundi pour rappeler le chauffagiste.

Après ces quelques heures de… de quoi d’ailleurs ? de pataugeoire, je me suis callée sur le canapé pour un repos bien mérité avec notre Bianquito d’amour qui a dû sentir que sa maman était fatiguée et qu’un gros câlin lui ferait le plus grand bien. Merci bébé.

Et du coup, cette douche non prise le matin pour cause de sphinx, vous demandez-vous ? Eh bien, je suis allée libérer le sphinx en fin de journée, à la « fraîche » (il fait 32 ° sous abri à 21 h, je vous laisse imaginer) et je suis allée faire une petite vaisselle avant d’aller me laver. Plus d’eau chaude. Je ne sais pas quel robinet j’ai fermé parmi tous les robinets, mais celui de l’eau chaude, c’est sûr…

Bon, ben là, je ne vous cache pas que je me sens carrément du côté Léodagan de la force… Va pas falloir me casser les coucougniettes prochainement.

Allez, zou, la belle journée à toutes et à tous,

Anti

 

5 Replies to “Et alors ? Ce dimanche au ralenti ?”

  1. Anna Galore

    J’adore tes explications sur la méthode TIM, c’est tellement rationnel ! Et puis il y a une masse qui est sans aucun doute un de tes outils favoris pour bricoler dans la finesse et la précision.
    Bravo pour ton infinie résistance à toutes les vicissitudes du quotidien !

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