Manifestation contre l’expérimentation animale

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Source photo : Résistenceinventerre

Près d’un millier de manifestants contre un élevage d’animaux de laboratoire dans l’Allier

Source Le Parisien.fr

Près d’un millier de personnes venues de toute la France mais aussi de plusieurs pays européens ont manifesté samedi à Gannat (Allier), devant un élevage d’animaux de laboratoire appartenant au groupe Harlan, pour protester contre l’industrie de l’expérimentaion animale.
Sous une pluie glaciale, les manifestants, Français, Italiens, Suédois, Espagnols ou Anglais, certains portant des bougies, d’autres des drapeaux de leurs pays, ont défilé sans slogan et au son de tambours, avant de se rassembler devant le laboratoire.

La manifestation, appelée par le groupe « le Chien des rues » et par Collectif contre l’expérimentation et l’exploitation animale (CCE2A), qui regroupe cinq associations, s’inscrit dans le cadre d’une campagne mondiale intitulée « no Harlan ».

Des manifestations similaires étaient organisées ce samedi dans 12 villes de Grande-Bretagne, d’où est parti le mouvement, dans 3 villes italiennes, ainsi qu’en Croatie ou en Lituanie, a précisé a l’AFP Caroline Seiler-Cristofari, porte-parole du « Chien des rues ».
La campagne vise les 33 sites mondiaux du groupe Harlan, créé en 1931, et qui a été le premier a commercialiser le modèle animal pour la science. Il reste aujourd’hui le plus important pourvoyeur d’animaux de laboratoire.
Le site de Gannat constitue le plus gros élevage de ce type en France. Il est spécialisé dans l’élevage de chiens Beaggle et de souris.
Selon Mme Seiler-Cristofari, « 788 millions d’animaux meurent chaque année dans le monde pour la recherche, alors qu’il existe des méthodes alternatives » à l’expérimentation animale.

A voir, ces vidéos de Claude Reiss pour celles et ceux qui doutent encore des alternatives possibles et de l’inutilité de l’expérimentation animale.

A lire aussi, cet article d’Anna Galore : Le massacre inutile des animaux.

Physicien de formation, biologiste spécialisé en toxicologie moléculaire, ex-directeur de recherche du laboratoire Structure et dynamique du génome au CNRS de Gif-sur-Yvette, auteur et coauteur de plus de 250 publications scientifiques, Claude Reiss a consacré sa vie à la recherche sur le cancer et le sida.

Connu pour ses travaux en toxicologie sur cellules, il est convié en 1992 à un débat radiophonique consacré à l’expérimentation animale. Reiss explique alors pourquoi le modèle animal lui semble faire obstacle au progrès et comment à l’inverse avec ces nouvelles technologies que sont la biochimie (létude des processus chimiques de la matière vivante) et l’informatique, il est possible de mieux comprendre comment une cellule est agressée en présence d’un produit potentiellement toxique.

Relation de cause à effet ou pas, quelques mois plus tard, Reiss est sommé de quitter dans les meilleurs délais l’institut Jacques Monod où il travaille depuis dix sept ans ! Muté avec la moitié de son équipement, de son budget et de ses techniciens, l’événement tombe mal : le chercheur vient tout juste de bénéficier de deux contrats de recherche importants, l’un portant sur le sida, financé par l’Agence nationale de recherche contre le sida (ANRS), l’autre de la CEE, en collaboration avec plusieurs laboratoires européens, dans la lutte contre le cancer. L’homme ne s’avoue pas vaincu pour autant et poursuit ses recherches.

En 2003, il créé avec dautres chercheurs issus du CNRS, Le comité scientifique Antitode Europe, une association à but non lucratif œuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine. Une mission de la plus haute importance à l’heure où le rôle de la pollution chimique dans l’apparition de cancers, des allergies et des maladies neurologiques n’est plus à démontrer – à noter que depuis 40 ans, des chercheurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics. Pour Claude Reiss, il est désormais urgent de repenser la manière dont sont testés les produits chimiques avant leur mise sur le marché, cest à dire développer d’autres méthodes que l’utilisation des tests de toxicité effectués sur des animaux. L’affaire n’est pas nouvelle mais dépasse de loin la simple et vieille querelle des pro et anti-expérimentation animale.

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3 Replies to “Manifestation contre l’expérimentation animale”

  1. Anna Galore

    Les gens d’Antidote font un boulot salutaire parce que scientifiquement solide. Dans le milieu de la recherche pharmaceutique, les chercheurs sont de plus en plus nombreux à remettre en cause la pertinence des modèles animaux pour le développement de nouveaux médicaments.
    Non seulement l’expérimentation animale est éthiquement insupportable mais elle est biologiquement inefficace dans un très grand nombre de cas, donc dangereuse par les conclusions fausses qu’on en tire pour décider qu’une nouvelle molécule a un intérêt thérapeutique et un profil de sécurité satisfaisant pour l’être humain.
    Espérons qu’avec l’accumulation de nouvelles techniques alternatives à la fiabilité grandissante la législation évolue enfin dans le bon sens.

  2. laure

    tu as raison Anna, Antidote force le respect par leur travail, il faut les soutenir, leur revue est hallucinante sur les informations qu’elles apportent. Ils sont capables de mener des enquêtes et font des recherches pendant des années sur des sujets sensibles sans faire la moindre allusion à leurs recherches pour aboutir sans être dérangé et exposent leurs résultats une fois que tout est finit. Personnellement je les admire !
    « Non seulement l’expérimentation animale est éthiquement insupportable mais elle est biologiquement inefficace dans un très grand nombre de cas » : une fois de plus les intérêts de certains sont plus fort que la raison. Combien de chercheurs ou de défenseurs de la cause animale ont déjà dénoncé ces abus sans obtenir la moindre écoute, combien de livres ont été imprimés pour essayer de convaincre la population ? espérons que cette fois-ci Antidote se fera entendre pas seulement par les convaincus….

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