Corrida, un journaliste espagnol contre la mort gratuite

Vu sur le blog du médiateur du journal Le Monde…

Je lis dans Le Monde du 21 septembre dans l’article « Francis Marmande: Pourquoi la corrida? j’ai à faire avec la vie, l’amour, la mort » que « la corrida est la sacralisation des gestes de la campagne ».

Il faut en finir avec cette littérature de clichés, stéréotypes et mensonges ! Les gestes de la campagne ne sont pas ceux de la violence gratuite envers les animaux dans le seul but de la joie macabre pour une minorité.

Pas de tout : le caractère de la population rurale est représenté par le travail, l’effort, la patience, l’amour envers la nature, la défense de la terre, la résignation contre l’oubli de l’Administration. Il semble que le sacrifice rituel et le spectacle de voir le visage de la mort attirent l’auteur de cet article.

Est-ce qu’il pense la même chose quand il revit la gigantesque chasse à l’homme au Rwanda à la machette ?

Est-ce qu’il voudrait récupérer les duels des gladiateurs de la Rome antique ?

Est-ce qu’il s’amuse avec des attentats islamistes ou avec la tuerie sauvage du norvégien Anders Breivik ?

La mort et la violence ne peuvent pas être banalisées. Pas avec les humains, pas avec les animaux, qui ne choisissent pas d’être dans les arènes.

En Espagne, la population a depuis longtemps tourné le dos à cette « tradition » honteuse. Il est juste une question de temps avant que la tauromachie disparaisse dans notre pays.

Avec cette dernière décision de la Cour constitutionnelle, la France a raté une belle occasion d’isoler, plus encore, cette pratique violente qui dénigre la condition humaine malgré toute la poésie avec laquelle on souhaite masquer cette fête de la barbarie.

Paco Cerdà Arroyo
Journaliste à « Levante EMV»
Valence (Espagne)

Source : Blog du médiateur du journal Le Monde

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