Violences policières en France, Amnesty accuse

Amnesty International dénonce dans un rapport publié jeudi «l’impunité» dont bénéficient en France, selon elle, des membres des forces de l’ordre accusés de graves violations des droits de l’homme.

«La situation est telle en France que les forces de l’ordre se sentent au-dessus des lois.» Le constat est atterrant, sans appel. Il émane d’une organisation majeure, incontestable en matière de droits de l’homme : Amnesty International, qui consacre un site spécial au sujet.

«Les homicides illégaux, les passages à tabac, les injures racistes et l’usage abusif de la force par les agents de la force publique sont interdits en toutes circonstances par le droit international. Or, en France les plaintes pour ce type de violations des droits humains ne sont pas souvent suivies d’enquêtes effectives, et les responsables de ces actes sont rarement traduits en justice», affirme Amnesty International.

Ce tableau n’est pas nouveau – en 2005, Amnesty dénonçait déjà dans son précédent rapport l’impunité des forces de l’ordre – mais en 2009, l’organisation constate «l’accentuation manifeste d’un phénomène inquiétant : les personnes qui protestent ou tentent d’intervenir lorsqu’elles sont témoins de mauvais traitements infligés par des responsables de l’application des lois sont elles-mêmes accusées d’outrage ou de rébellion envers un représentant de l’autorité. Dans d’autres cas, des personnes qui se sont plaintes d’avoir subi des mauvais traitements sont accusées de diffamation par les agents concernés.»

Le rapport intégral d’Amnesty est disponible ici.

Source : Libé et Amnesty

2 Replies to “Violences policières en France, Amnesty accuse”

  1. ramses Post author

    Le « droit des victimes » est un filon inépuisable. Répression maximum, tolérance zéro… L’essentiel étant de « rassurer » la population, qui approuve en silence… Raser les murs (pas trop près…) Ne sortir de chez soi qu’en cas d’extrême nécessité (les « mauvaises rencontres » ne sont pas toujours celles qu’on croit)… S’abstenir de siffloter en croisant la force publique… S’éloigner discrètement (surtout pas en courant) d’une arrestation en « flag », ne jamais photographier ce genre de scène… Embarquer silencieusement dans un avion reconduisant des éconduits… Ne jamais dire « Casse-toi, pauv’ con »… Ne plus croire aux promesses de campagne… Ne pas oublier de dire merci… Ces quelques conseils peuvent vous sauver la vie.

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