Première rencontre avec Sara la Noire

Depuis quelques jours, Anti et moi menons des recherches documentaires autour des vierges noires pour préparer l’écriture de « La veuve obscure ». C’est donc tout naturellement que nous sommes tombées sur Sara e Kali, la vierge noire vénérée par tous les Roms d’Europe lors de leur pèlerinage du 25 mai aux Saintes Maries de la Mer.

Et là, petite perche tendue par le destin, nous découvrons ce matin qu’un autre pèlerinage est célébré en comité plus restreint (juste les habitants de la région) le dimanche d’octobre le plus proche du 22, c’est à dire justement… aujourd’hui.

Nous avons donc filé aux Saintes pour assister à la clôture de ce pèlerinage. L’ambiance dans l’église vieille de 900 ans était d’une très grande ferveur et d’une belle simplicité. Et nous avons pu voir de très près la statue de Sarah dans la crypte sous l’église.

Je reviendrai sur Sara, les Roms et l’histoire étonnante des Saintes Maries dans de prochaines notes. Tout cela est d’une richesse vertigineuse et jouera un rôle central dans « La veuve obscure ».

A lire aussi sur le blog :

Les fils du vent
L’hymne à la paix
Les Roms
Le réveillon invisible des Roms
Le fichage des Roms légal en Europe
La légende des Saintes Maries
Sous le sceau de la vierge noire
Journée internationale des Roms : L’appel européen

22 Replies to “Première rencontre avec Sara la Noire”

  1. anti Post author

    En effet, j’suis capricorne ascendant Scorpion gniark !!!

    anti, la lune se levait à l’Est… (MDRRRRRRRRRR)

  2. anti Post author

    Quelle heure EST il donc ?

    anti, tourne au sol , radis Est thésie « toujours un peu plus à l’Ouest…)

  3. Anna Galore Post author

    Il y en a bien d’autres, en fait. Voici la liste qu’en donne Wiki:

    Vierges noires romanes célèbres

    la Vierge noire de la cathédrale de Chartres
    la Vierge noire de Notre-Dame du Puy-en-Velay, brûlée à la Révolution
    la Vierge noire de la Basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende
    la Vierge noire de Vézelay
    la Vierge noire de Toulouse, dont il ne subsiste qu’une copie
    la Vierge noire de Rocamadour
    la Vierge noire de Lenne
    l’ancienne Vierge noire de Dijon
    la Vierge noire de Notre-Dame de Liesse (Picardie)
    la Vierge noire de la basilique Notre-Dame de la Délivrande à Douvres-la-Délivrande (Calvados)
    la Vierge noire de la cathédrale de Laon (Aisne)
    la Vierge noire de Myans (Savoie)
    la Vierge noire de Montserrat (Espagne)
    la Vierge noire de la basilique de Hal (Belgique)
    la Vierge noire de Tindari (Italie), découverte en 1990
    la Vierge noire d’Oropa, Piémont
    la Vierge noire sur l’île de la Réunion
    Notre-Dame des Ermites, à Einsiedeln, en Suisse

    Autres Vierges noires

    La Vierge noire de Saint-Jean-Cap-FerratLa Vierge noire de Częstochowa, Pologne
    la Vierge noire du Havre (Seine-Maritime), statue monumentale située près de l’abbaye de Graville, érigée après la guerre contre la Prusse.
    la Vierge noire d’Esch, ou Madone noire d’Esch-sur-Sûre, Luxembourg
    la Vierge noire de l’église St. Jean de Luxembourg-Grund, Luxembourg
    la Vierge noire du camp d’Idron ( Pau ). Cette stèle a été érigée en 1942 par des prisonniers Polonais
    la Vierge noire d’Outremeuse, Liège, Belgique
    la Vierge noire de Notre-Dame d’Afrique, Alger, Algérie
    la Vierge noire Onze-Lieve-Vrouw van Regula (Moeder van Regula van Spaignen), Bruges
    la Vierge noire de Donji Kraljevec, Comté de Medjimurje, Croatie
    la Vierge noire de Saint-Sauveur d’Aix, Aix-en-Provence
    la Vierge noire Notre-Dame d’Huveaune, XVI° s., église de Saint-Giniez à Marseille, 8°.
    la Vierge noire d’Avioth, Meuse
    la Vierge noire d’Altötting, Bavière
    Notre-Dame de Dublin, Irlande
    la Vierge noire Theotokos de Saint-Théodore, Russie
    la Vierge noire d’Atocha, Madrid
    la Vierge noire de Hamrun, Malte, qui serait une copie ancienne (antérieure à 1630) de la Vierge d’Atocha
    La Vierge noire à Lluch, Majorque
    La Vierge noire de Popenguine (Sénégal)
    La Vierge noire de Guingamp, Côtes-d’Armor, qui serait une copie, elle même restaurée après la révolution, d’une vierge noire du XIIè siècle
    La Vierge noire d’Éphèse, Turquie

    —–

    Sarah la Noire a l’avantage d’être célébrée à deux pas de chez nous et la légende qui l’accompagne s’intègre parfaitement à l’histoire que je veux raconter dans « La veuve obscure ».

  4. Anna Galore Post author

    En route pour aller chez Adele, Anti a fait un petit arrêt à Quézac, pour que ses enfants se détendent les jambes.

    Elle s’approche de l’église à la recherche d’une boulangerie et là, qu’est-ce qu’elle y voit ?

    Une vierge noire.

    Selon la légende, elle a été découverte par un agriculteur qui voulait labourer un champ. Ses chevaux refusant d’avancer, il s’est mis à creuser et a trouvé une statue de bois noir, représentant une Vierge tenant son enfant.

    Une découverte d’autant plus troublante que, depuis toujours, il est raconté que la fameuse source de Quézac devrait son origine à une femme portant son enfant. En réveillant un géant qui dormait dans la montagne, elle aurait provoqué sa colère, déclenchant des orages si énormes qu’ils auraient donné naissance à la source.

    Anti en a conclu qu’elle était certainement sur la bonne route ! 🙂

  5. Anna Galore Post author

    En France métropolitaine, cher îlien, la boulangerie est très souvent située à côté de l’église. Et comme on voit plus facilement de loin une église qu’une boulangerie, lorsqu’on cherche une boulangerie, le plus efficace est d’aller vers l’église.

  6. Adele Riner Post author

    C’est très gentil pour le tableau. Quant à l’article, comme je l’ai cité entre parenthèses, il n’est pas de moi. J’ai récupéré les infos sur wikipédia et dinosoria… Mais merci quand même !

  7. kathy dauthuille Post author

    J’ai écrit un roman « Les Voyageurs au Sang d’Or » Edition Foyer Culturel de l’Houtland
    Au départ je lui avais donné comme nom ‘Dans l’ombre d’or de Sarah la Noire’

    Mon roman visible sur mon site et sur la page Sangdor est dédié à Manitas de Plata qui m’a écrit (ou plutôt dicté) un petit mot. L’histoire se passe dans l’ombre de la vierge noire.

    voici un extrait p 76 et 77
     »Pour le 24 mai, quand le soleil était au plus haut de l’horizon de Camargue, des centaines de roulottes formaient un gigantesque labyrinthe ambulant.
    Au bout de quelques jours, ils étaient plusieurs milliers à se presser autour de la crypte de Sarah-l’Egyptienne.
    Ils entraient par la petite porte de l’église fortifiée, haute et sombre.
    Bientôt l’ouverture de la crypte les attirait plus bas que le niveau de la mer.
    Trois éléments frappaient la vue : à gauche l’autel païen ressemblait à un autel taurobolique, l’autel chrétien était à droite. A son côté apparaissait Sarah avec sa résille d’or sur la tête, le visage noir cuivré enfoui sous l’épaisseur de la cape couvrant sept jupes superposées rappelant la « soeur d’alliance » : La Macarena espagnole, patronne des toréros.
    L’air était lourd, surchauffé par les centaines de bougies.
    Sur la table sacrée, des fleurs étaient déposées, certaines dans des coupes, d’autres en guirlandes.
    Une nappe blanche ornée de dentelle légère pendait de chaque côté de la stèle. A son côté, la sainte, toute de blanc vêtue, les mains cachées par le flot de ses vêtements brodés regardait ses adorateurs avec une immuable tendresse.
    Des miroirs projetaient la transparence de son voile piqueté par le reflet des petites flammes tandis que le reliquaire retenant entre ses bois un morceau de l’ancienne dame descendait dans le vide.
    La châsse était suspendue par des cordes ornées de fleurs d’une hauteur de dix mètres.
    Tous tendaient leurs cierges pour toucher le fond du reliquaire renfermant divers ossements réunis dans une caisse en bronze.
    Il fallait éteindre ainsi la flamme à son contact, ce qui porterait bonheur.
    Sous les « vivats » le coffre descendait dans le puits sacré.
    A minuit, au coeur de la terre, la lumière et la chaleur créaient des ondes propageant la frénésie.
    L’or des flammes, l’or de la résille de Sarah, l’or des prunelles venait de sourdre dans cette ante de pierre.
    Les chants montaient, les mains frappaient en cadence, tous les regards convergeaient vers le même point.
    C’était l’ émotion à son comble, le Mystère en son axe culminant, en son sommet crucial.
    Menés en cet endroit du monde hors l’espace et le temps, ils venaient à la rencontre de quelque chose de perdu dans les siècles de leur mémoire et que seuls peut-être les initiés comprenaient.
    Une parcelle de cette lumière aurifiée était suffisante pour diffuser en chacun d’entre eux une énergie capable de les alimenter spirituellement pour un nouveau départ, un nouveau voyage dont la fin ne serait que dans l’au-delà. »

  8. Anna Galore Post author

    Magnifique !

    Nous comptons nous rendre au pélerinage cette année, le 24 et le 25 mai aux Saintes.

    Le roman que je suis en train d’écrire n’a pas pour sujet central les Roms, la commune des Saintes Maries et Sarah mais se déroule, comme vous le dites très joliment, dans leur ombre.

  9. anti Post author

    Ah ! Et dire que je ne l’ai pas vu ! Je pense que je n’ai pas fini de vous lire Kathy.

    Nous avons assisté à la cérémonie de octobre et nous réjouissons à l’idée de participer à celle de mai aux Saintes Maries. Ah quel beau week-end de mai ça va être !!!

    anti, Ste Marie et plus si affinités.

  10. GAIN Post author

    POURIER VOUS FERE UNE PRIER POUR MOI HERVE GAIN DE LILLE NORD FRANCE POUR QUE LA VIERGE NOIR ME TROUVE LA FEMME POUR MA VIE ET FONDES UNE FAMILLE ET POUVOIRE ETRE HEREUX ET AVOIR UNPEUX PLUSSE DARGENT POUR VIVRE ETAN PANTIONES JES UN PEUX DE MALLE A VIVRE EYAN BOCOU DANIMEAU ET JE VOUDRES QUE MON EX FIANCES QUI MA TRONPES PLUSIEUR FOI ETAN PARTI AVEC MON FRERE POUR VIVRE JE VOUDRES QUELL LE QUITE ET QUELLE NES PLUS RIEN AVOIR DANS MA FAMILLE CI ELLE NE FES PLUS CA VI AVEC MOI ET QUELLE RECUPERE CET ANIMEAU QI LUI APARTIENE AMEN ( merci a

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.