Fink

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photos andytrax

Fink est une des révélations folk de Radio Nova 2007. Auteur-compositeur britannique qui a retrouvé deux de ses amis d’enfance Guy Whittaker et Tim Thorntnon pour former le groupe folk éponyme, produit chez Ninja Tune. Après un premier album électronique, ils enregistrent deux albums qui mèlent folk, blues et soul dans un style très épuré et intimiste : Biscuits for Breakfast et Distance and Time.

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Extrait de ce qu’en disait l’article de Nova planète à l’époque :

Une barbe naissante, une belle gueule, une guitare acoustique, des ambiances intimistes… Portraits des deux folkmen de Nova.

Qui eût cru, il a y quelques années, quand Nova glissait sur les fougueuses vagues funk, soul, hip-hop, trip-hop, house ou techno, qu’un jour notre playlist ferait une place à deux folk-singers à la voix suave, accompagnés par une guitare acoustique, distillant des climats intimistes, rêveurs et caressants ? Les temps changent certes, mais force est de constater que ces deux artistes sont d’une trempe exceptionnelle, dignes héritiers de Donovan, Nick Drake, John Martyn, Dave Matthews ou Leonard Cohen. Tous deux sont passés par les studios de Nova et les Nuits Zébrées. Il était temps que Novaplanet esquisse leurs portraits.

Fink est un paradoxe vivant. D’abord, il s’est nommé lui-même Fink (son vrai nom est Finian Greenhall). Fink devait porter le nom de son groupe, un trio avec le bassiste Guy Whittaker et le batteur Tim Thornton. Mais rien à faire, le nom de Fink lui colle à la peau, inutile d’insister. Autre paradoxe, Fink enregistre pour Ninja Tune, un label hip-hop / électro qui n’avait jamais signé un artiste acoustique. Comment se fait-ce ? Remontons un peu l’histoire. Les parents de Finian sont fans de folk, ce qui le rase, et le traînent dans les clubs folk, ce qu’il déteste – « Trop de barbes ! » dit-il aujourd’hui. Mais au moins, il apprend à jouer de la guitare et tombe raide dingue de John Lee Hooker, qu’il proclame aujourd’hui son influence majeure. Mais voilà, il grandit à Bristol et s’immerge bientôt dans la scène des DJs, des samples et du trip-hop. D’abord, il est guitariste dans des groupes de jazz-funk, puis range sa six-cordes au placard et s’emballe pour les platines. Il devient DJ et ses premiers disques, à partir de 1995, seront méchamment électro. Jusqu’à son étonnante métamorphose de 2006, qu’il arrive difficilement à décortiquer. « Ça s’est fait graduellement, je me suis lassé des morceaux instrumentaux, j’ai senti l’envie d’exprimer des choses intimes et profondes, donc de chanter. Et pour ce retour en moi-même j’avais besoin d’un grand dénuement musical. »

Son premier album acoustique, en 2006, a été entièrement enregistré chez lui, dans son grenier, sa cave et toutes les pièces de l’appartement. Ninja Tune, enthousiaste, l’a produit sans hésiter une seconde. « Ce sont des gens formidables, prêts à toutes les aventures. » Son deuxième, « Distance and time », a bénéficié de la production d’Andy Barlow (de Lamb) et s’en trouve un peu plus enrobé, mais toujours très discrètement. Et c’est la même ambiance feutrée, délicate, retenue, introspective, parfois mélancolique ou émotive, mais sans aucun sentimentalisme à la noix. Et cette voix à peine voilée, toute en nuances. Et cette guitare qui sonne comme tous les orchestres symphoniques du monde…

Pour en finir avec Fink, deux secrets de Polichinelle. D’abord, il continue à faire de la musique électronique sous un autre nom, Sideshow, pour un autre label, AUS, avec un nouvel EP intitulé « Scary Biscuits ». Et ensuite, Fink aime Nova. Au micro de Mélanie Bauer dans l’Eléphant Effervescent, il disait récemment : « Nova, j’adore. C’est la première radio qui m’ait soutenu. Je me sens comme en famille ici. Et tous les gens que je connais à Pairs écoutent Nova. J’ai fait mon tout premier concert en solo dans une Nuit Zébrée, et c’est le meilleur concert que j’ai jamais fait dans ma vie ! ». »

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Déjà passé sur scène à Arles début 2008 avec Syd Matters d’ailleurs, le groupe était encore présent pendant les Escales du Cargo en juillet dernier. Concert génial en extérieur jour et nuit qui a été donné dans le Théâtre Antique de la ville et auquel j’ai eu le grand bonheur d’assister très bien accompagnée… Soupir de bonheur… Une prochaine fois, je vous parlerai de Massive Attack toujours à Arles qui a atteint des sommets un autre genre !

A voir le : site du groupe, son myspace et son Facebook.

Avec un faux air de Freddy Mercury sur la pochette du disque et une voix de crooner, Fink ne me laisse pas indifférente…

If Only

I ain’t being funny, I ain’t got the breaks
I ain’t got the aces, I ain’t got the stakes
If only
I ain’t got the nerve, I ain’t got the makings of
The man you deserve, I ain’t got the time
If only

I’ll be right on the train, up to town, to take you out again
Right on the train, first one outta here, to take you out again

I ain’t got the bullshit, and I ain’t got the lies
I ain’t got the memories of tears in your eyes
If only

I’d be right on the money, I’d be right on time
I’d be right about everything that’s been all on my mind
If only

I’ll be right on the train, up to town, to take you out again
I’ll be right on the train, first one outta here, to take you out again

You got a new man, and he sounds great
I got a new girl who treats me right
If only

I’d be right on the train, first one out
Up to town to take you out
Again

anti, ‘d better Fink 😉

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