Le Cantique des Cantiques

Le Cantique des Cantiques est le texte de loin le plus érotique de la Bible, abondant de détails allant du sensuel au très cru. J’ai composé la version qui suit à l’époque où j’ai écrit « Les trois perles de Domérat », à partir de plusieurs traductions en ligne sur le net dont je n’ai malheureusement plus les sources.

Le Cantique des Cantiques

Elle – Couvre-moi des baisers de ta bouche, car ton amour est plus enivrant que le vin. Tes parfums sont délicieux. Ton nom est comme un parfum répandu, c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment. Entraîne-moi, je courrai après toi. Amène-moi dans ta chambre.

Lui – Nous serons heureux et je me réjouirai en toi. Nous célébrerons notre amour plus enivrant que du vin.

– Je suis noire et je suis belle, filles de Jérusalem ! Comme les tentes de Kédar, comme les tentures de Salomon ! Ne me regardez pas parce que je suis noire, parce que le soleil m’a regardée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m’ont mise à garder les vignes. Ma propre vigne, je ne l’ai pas gardée. Dis-moi, toi que mon âme aime, où est ton troupeau, où le fais-tu reposer à midi ? Je ne veux pas rester auprès des troupeaux de tes compagnons, comme une femme voilée.

– Si tu ne le sais pas, ô la plus belle parmi les femmes, sors sur les traces du troupeau, et mets tes chevreaux près des habitations des bergers. Tu es, mon amie, comme une jument aux chars du Pharaon. Tes joues sont ornées de rangées de joyaux et ton cou, de colliers. Je te ferai des chaînes d’or avec des paillettes d’argent.

– Pendant que tu es à table, mon nard exhale son odeur. Mon bien-aimé, tu es pour moi un bouquet de myrrhe. Tu passeras la nuit entre mes seins. Mon bien-aimé, tu es pour moi une grappe de henné dans les vignes d’Enguédi.

– Comme tu es belle, mon amie, comme tu es belle ! Tes yeux sont des colombes.

– Comme tu es beau, mon bien-aimé, oui, tu es séduisant ! Et notre lit est verdoyant.

– Les solives de nos maisons sont des cèdres, nos lambris des cyprès. Je suis le narcisse de Saron, le lis des vallées. Tu es comme le lis entre les épines, toi mon amie entre toutes les femmes.

– Tu es comme le pommier entre les arbres de la forêt, toi mon bien-aimé entre tous les hommes. J’ai pris plaisir à ton ombre, et je m’y suis assise. Et ton fruit est doux à mon palais. Il m’a fait entrer dans la maison du vin et sa bannière au-dessus de moi, c’est l’amour.

– Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, ranimez-moi avec des pommes, car je suis malade d’amour.

– Ta main gauche est sous ma tête, et ta droite m’enlace.

– Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, ne réveillez pas l’amour avant qu’il ne le veuille.

– C’est la voix de mon bien-aimé ! Le voici qui vient, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines. Mon bien-aimé est semblable à la gazelle, ou au faon des biches. Le voici, il se tient derrière notre mur, il regarde par les fenêtres, il regarde à travers les treillis. Mon bien-aimé m’a parlé, et m’a dit : lève-toi, ma belle amie, et viens !

Et puis l’hiver est passé, la pluie a cessé, elle s’en est allée. Les fleurs ont éclos, la saison des chants est arrivée et la voix de la tourterelle s’est entendue dans notre pays.

– Le figuier embaume ses figues d’hiver, et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève-toi, ma belle amie, et viens ! Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, dans les cachettes des lieux escarpés, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix, car ta voix est douce et ton visage est beau.

– Que les petits renards qui ravagent les vignes s’enfuient, car nos vignes sont en fleur. Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui, parmi les lys, jusqu’à ce que l’aube se lève et que les ombres fuient. Tourne-toi vers moi, sois semblable, mon bien-aimé, à la gazelle ou au faon des biches sur les montagnes entrecoupées de ravins. Sur mon lit, durant des nuits, j’ai cherché celui qu’aime mon âme. Je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé. Je me suis levée, et j’ai fait le tour de la ville dans les rues et sur les places. J’ai cherché celui qu’aime mon âme. Les gardes qui font leur ronde en ville m’ont trouvée. Avez-vous vu celui que mon âme aime ? Je suis allée un peu plus loin et j’ai trouvé celui qu’aime mon âme. Je l’ai saisi, et je ne l’ai pas lâché. Je l’ai amené dans la maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui m’a conçue. Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, ne réveillez pas l’amour avant qu’il ne le veuille.

– Qui est celle-ci qui monte du désert, comme des colonnes de fumée, parfumée de myrrhe et d’encens et de toutes sortes de poudres des marchands ?

Voici son lit, celui de Salomon. Soixante hommes forts l’entourent. Tous tiennent l’épée et sont exercés à la guerre, ayant chacun son épée sur sa cuisse à cause des dangers de la nuit. Le roi Salomon s’est fait un palanquin de bois du Liban. Il a fait ses colonnes d’argent, son dossier d’or, son siège de pourpre, son intérieur pavé d’amour par les filles de Jérusalem. Sortez, filles de Sion, et voyez le roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l’a couronné au jour de ses fiançailles, et au jour de la joie de son cœur.

– Tu es belle, mon amie, tu es belle! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres sur les pentes de la montagne de Galaad. Tes dents sont comme un troupeau de brebis, qui montent du lavoir, qui toutes ont des jumeaux. Tes lèvres sont comme un fil écarlate et ta bouche est un délice. Ta joue est comme un quartier de grenade derrière ton voile. Ton cou est comme la tour de David, bâtie pour y suspendre des armures. Mille boucliers y sont suspendus, tous les pavois des vaillants hommes. Tes deux seins sont comme deux faons jumeaux d’une gazelle, qui paissent parmi les lis. Jusqu’à ce que l’aube se lève, et que les ombres fuient, j’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens. Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut. Viens avec moi du Liban, ma fiancée, viens du Liban avec moi. Regarde du sommet de l’Amana, du sommet du Senir et de l’Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards. Tu as ravi mon cœur, ma sœur, ma fiancée. Tu as ravi mon cœur par l’un de tes yeux, par l’un des colliers de ton cou. Que de charme ont tes amours, ma sœur, ma fiancée! Que tes amours sont meilleures que le vin, et l’odeur de tes parfums plus que tous les aromates! Tes lèvres, ma fiancée, distillent le miel. Sous ta langue il y a du miel et du lait, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban. Tu es un jardin clos, ma sœur, ma fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. Tes plants sont un paradis de grenadiers et de fruits exquis, de henné, de nard, de safran, de roseau odorant et de cinnamome, avec tous les arbres à encens, de myrrhe et d’aloès, avec tous les aromates, une fontaine dans les jardins, un puits d’eaux vives, qui coulent du Liban. Réveille-toi, nord, et viens, midi. Souffle dans mon jardin, pour que ses aromates s’exhalent!

– Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange ses fruits exquis…

– Je suis venu dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée ! J’ai cueilli ma myrrhe avec mes aromates, j’ai mangé mon rayon de miel avec mon miel, j’ai bu mon vin avec mon lait. Mangez, amis ! Buvez, buvez abondamment, bien-aimés !

– Je dormais, mais mon cœur était réveillé. C’est la voix de mon bien-aimé qui m’a éveillée : Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est pleine de rosée et mes boucles des gouttes de la nuit. Je me suis dépouillée de ma tunique, comment la garderais-je ? J’ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ? Mon bien-aimé a avancé sa main par la porte, et mon ventre s’est ému à cause de lui. Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a coulé la myrrhe, de mes doigts la myrrhe limpide, sur la poignée du verrou. J’ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé n’était plus là, il était parti plus loin. Je l’ai cherché, sans le trouver. Je l’ai appelé, mais il ne m’a pas répondu. Les gardes qui font leur ronde en ville m’ont trouvée. Ils m’ont frappée, ils m’ont blessée. Les gardes des murailles m’ont arraché mon voile. Je vous adjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je suis malade d’amour.

– Ton bien-aimé qu’est-il de plus qu’un autre bien-aimé, ô la plus belle parmi les femmes ? Ton bien-aimé qu’est-il de plus qu’un autre bien-aimé, pour que tu nous adjures ainsi ?

– Mon bien-aimé est blanc et vermeil, un porte-bannière entre dix mille. Sa tête est d’or fin, ses cheveux bouclés flottent, noirs comme un corbeau, ses yeux sont comme des colombes près des ruisseaux d’eau, baignés dans le lait, ses joues comme des parterres d’aromates, des corbeilles de fleurs parfumées, ses lèvres comme des lys distillant une myrrhe limpide, ses mains comme des rondelles d’or où sont enchâssés des chrysolithes, son ventre comme un ivoire poli couvert de saphirs, ses jambes comme des colonnes de marbre blanc reposant sur des socles d’or fin, sa stature comme le Liban distingué comme les cèdres. Son palais est plein de douceur, et tout chez lui est désirable. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem !

– Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle parmi les femmes ? De quel côté ton bien-aimé s’est-il tourné ? Nous le chercherons avec toi.

– Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, aux parterres des aromates, pour cueillir des lys. Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi. Il est parmi les lys.

– Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, agréable comme Jérusalem, redoutable comme des troupes sous leurs bannières. Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres sur les pentes de Galaad, tes dents comme un troupeau de brebis qui montent du lavoir, qui toutes ont des jumeaux. Tes joues sont comme un quartier de grenade derrière ton voile. Il y a soixante reines, et quatre-vingt concubines, et des jeunes filles sans nombre mais ma colombe, ma parfaite est unique. Elle est l’unique de sa mère, la choisie de celle qui l’a enfantée. Les filles l’ont vue, et l’ont dite bienheureuse. Les reines aussi, et les concubines, et elles l’ont louée. Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, redoutable comme des troupes sous leurs bannières ? Je suis descendu au jardin des noisettes, pour voir la verdure de la vallée, pour voir si la vigne bourgeonne, si les grenadiers s’épanouissent. Sans que je m’en aperçoive, mon âme m’a transporté sur les chars de mon peuple. Reviens, reviens ! Reviens, reviens que nous te voyions. Que tes pieds sont beaux, fille de prince ! Les contours de tes hanches sont comme des joyaux, ouvrage des mains d’un artiste. Ton nombril est une coupe arrondie où le vin parfumé abonde, ton ventre du froment entouré de lys. Tes deux seins sont comme deux faons jumeaux d’une gazelle. Ton cou est comme une tour d’ivoire. Tes yeux sont comme les étangs qui sont à Hesbon, vers la porte de Bath-Rabbim, ton nez est comme la tour du Liban qui regarde vers Damas, ta tête comme le carmel, et tes cheveux comme la pourpre. Les boucles de tes cheveux enchaînent les rois. Que tu es belle, et que tu es séduisante, mon amour, dans tes délices ! Ta taille ressemble à un palmier et tes seins à des grappes. Je monterai sur le palmier, je saisirai ses rameaux. Et que tes seins soient comme les grappes de la vigne, et le parfum de ton nez comme des pommes, et ton palais comme le bon vin.

– Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi. Viens, mon bien-aimé, allons aux champs, passons la nuit dans les villages. Nous nous lèverons dès le matin pour aller aux vignes. Nous verrons si la vigne bourgeonne, si la fleur s’ouvre, si les grenadiers s’épanouissent. Là, je te donnerai mes amours comme les mandragores donnent leur parfum. A nos portes il y a tous les fruits exquis, nouveaux et anciens. Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi… Oh si seulement tu étais pour moi comme un frère ayant été nourri aux seins de ma mère ! Si je te rencontrais dehors, je t’embrasserais sans qu’on y voit du mal. Je t’amènerais, je t’introduirais dans la maison de ma mère. Tu m’initierais… Je te ferais boire du vin aromatisé, du jus de mes grenades. Ta main gauche serait sous ma tête, et ta droite m’enlacerait. Je vous adjure, filles de Jérusalem, ne réveillez pas l’amour avant qu’il ne le veuille ! Je t’ai réveillée sous le pommier. C’est là que ta mère t’a enfantée dans les douleurs, là qu’elle a été en travail. Mets-moi comme un cachet sur ton cœur, comme un cachet sur ton bras, car l’amour est fort comme la mort, la jalousie cruelle comme l’enfer. Ses ardeurs sont comme le feu, le feu de Dieu. Aucune quantité d’eau ne peut éteindre l’amour, aucun fleuve ne peut le submerger. Si un homme donnait tous les biens de sa maison pour avoir de l’amour, il ne mériterait qu’un profond mépris.

Nous avons une petite sœur et elle n’a pas encore de seins. Que ferons-nous pour notre sœur, le jour où elle deviendra femme ? Si elle est une muraille, nous bâtirons sur elle une demeure d’argent. Et si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.

– Quand je serai une muraille, et mes seins des tours, je serai à tes yeux celle qui t’amènera la paix.

14 Replies to “Le Cantique des Cantiques”

  1. anti Post author

    – Comme tu es beau, mon bien-aimé, oui, tu es séduisant ! Et notre lit est verdoyant…

    « Prenez une cathédrale
    Et offrez-lui quelques mâts
    Un beaupré, de vastes cales
    Des haubans et halebas
    Prenez une cathédrale
    Haute en ciel et large au ventre
    Une cathédrale à tendre
    De clinfoc et de grand-voiles
    Prenez une cathédrale
    De Picardie ou de Flandre
    Une cathédrale à vendre
    Par des prêtres sans étoile
    Cette cathédrale en pierre
    Qui sera débondieurisée
    Traînez-la à travers prés
    Jusqu’où vient fleurir la mer
    Hissez la toile en riant
    Et filez sur l’Angleterre

    L’Angleterre est douce à voir
    Du haut d’une cathédrale
    Même si le thé fait pleuvoir
    Quelqu’ennui sur les escales
    Les Cornouailles sont à prendre
    Quand elles accouchent du jour
    Et qu’on flotte entre le tendre
    Entre le tendre et l’amour
    Prenez une cathédrale
    Et offrez-lui quelques mâts
    Un beaupré, de vastes cales
    Mais ne vous réveillez pas
    Filez toutes voiles dehors
    Et ho hisse les matelots
    A chasser les cachalots
    Qui vous mèneront aux açores
    Puis Madère avec ses filles
    Canarian et l’Océan
    Qui vous poussera en riant
    En riant jusqu’aux Antilles
    Prenez une cathédrale
    Hissez le petit pavois
    Et faites chanter les voiles
    Mais ne vous réveillez pas

    Putain, les Antilles sont belles
    Elles vous croquent sous la dent
    On se coucherait bien sur elles
    Mais repartez de l’avant
    Car toutes cloches en branle-bas
    Votre cathédrale se voile
    Transpercera le canal
    Le canal de Panama
    Prenez une cathédrale
    De Picardie ou d’Artois
    Partez cueillir les étoiles
    Mais ne vous réveillez pas

    Et voici le Pacifique
    Longue houle qui roule au vent
    Et ronronne sa musique
    Jusqu’aux îles droit devant
    Et que l’on vous veuille absoudre
    Si là-bas bien plus qu’ailleurs
    Vous tendez de vous dissoudre
    Entre les fleurs et les fleurs
    Prenez une cathédrale
    Hissez le petit pavois
    Et faites chanter les voiles
    Mais ne vous réveillez pas
    Prenez une cathédrale
    De Picardie ou d’Artois
    Partez pêcher les étoiles
    Mais ne vous réveillez pas
    Cette cathédrale est en pierre
    Traînez-la à travers bois
    Jusqu’où vient fleurir la mer
    Mais ne vous réveillez pas
    Mais ne vous réveillez pas.

    Jacques Brel, LA CATHÉDRALE

    Anti, en mouvement.

  2. anti Post author

    En fait, le texte de Brel répond à la photo de Rodin, photo d’une oeuvre qui s’intitule « la Cathédrale » que j’aime particulièrement, en même temps, Rodin…, je pourrais presque dire ça de tout ce que j’ai vu de lui. Cela dit, la photo étant judicieusement choisie, oui, le tout forme un ensemble bien harmonieux.

    Une autre oeuvre sublime « Je suis belle »

    arthist.typepad.fr/artiste_et_arthist/images/2007/04/21/je_suis_belle_rodin.jpg

    qui doit son nom à un poème de Baudelaire :

    LA BEAUTE

    Je suis belle, ô mortels! Comme un rêve de pierre,
    Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,
    Est fait pour inspirer au poète un amour
    Eternel et muet ainsi que la matière.

    Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris;
    J’unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
    Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
    Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

    Les poètes, devant mes grandes attitudes,
    Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments, Consumeront leurs jours en d’austères études;

    Car j’ai pour fasciner ces dociles amants,
    De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
    Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles.

    « Selon son habitude, Rodin réalise ce groupe en liant deux oeuvres qui étaient indépendantes l’une de l’autre bien que placées sur la Porte de l’Enfer. La Femme accroupie et l’Homme qui tombe sont réunis dans cette étrange étreinte que le sculpteur associe aux vers des Fleurs du mal ».
    (arthist.typepad.fr/…/04/je_suis_belle_1.html)

  3. Anna Galore Post author

    Purs, je ne sais pas, mais certains doivent se sentir bien durs à certains passages, ça c’est sûr 😎

  4. anti Post author

    « Ah ce fameux cantique des cantiques qui emm…. tant les catos purs et durs. »

    Voiedorée le seul mec qui mette des blagues scabreuses et qui n’ose pas écrire le mot emmerder en entier…

    anti, la tête contre le clavier !!!

  5. voiedorée Post author

    Précision

    Ma région de naissance foisonnait de séminaires. Les pages de la Bible où figuraient le « cantique des cantiques » étaient tout bonnement arrachées.

  6. Anna Galore Post author

    Oh mon Dieu, quel sacrilège 🙂

    Peut-être que les pages arrachées étaient ensuite lues dans le secret de chambres bien closes pour atteindre des extases plus privées. En toute dévotion, bien entendu.

  7. Baliramas Post author

    Je me demande si je n’aurais pas du suivre un enseignement plus con fesses sionnel après tout 🙂
    Des Dévotions en v’la et ce sont des bonnes croyez moi (air connu)

  8. Anna Galore Post author

    Voie? Hé hé 😉
    Bali? Tu ne seras pas un peu jaunasse, des fois?

    Anna, hausse Anna

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