Coup de cœur à Xavier Rudd

Hier, mon ostéopathe me remerciait de lui avoir fait découvrir Xavier Rudd. Il adore et toute sa famille aussi. Il me disait que ces chansons, cette musique apaisait ses enfants. De fait, la musique de Xavier Rudd est… incroyable, infinie, spatiale, remplie d’amour, elle possède quelque chose à la fois d’universel et d’intemporel, en un mot, elle est spirituelle.

J’ai découvert Xavier Rudd « par hasard » la veille du jour où j’ai dû remonter en Bretagne de toute urgence accompagner les dernières heures de mon ami d’enfance Lionel, surnommé « Yo ». Ce soir-là, avant de savoir que le lendemain je devrais partir, avant même de savoir que Yo était mourant, j’ai écouté cette chanson en boucle : « Spirit birds« .
Voici un extrait des paroles :

« Slowly it fades, and slowly we fade, slowly you fade, slowly you fade.
Doucement ça s’efface, et doucement nous disparaissons, lentement tu disparais, lentement tu disparais

Emannahyo Yo, Yo, Yo. Emannahyo Yo, Yo, Yo. »

Troublant. Cette chanson m’a accompagnée chaque jour jusqu’aux obsèques de Lionel pendant lesquelles sa sœur Anne a souhaité diffuser cette chanson qui l’avait bouleversée elle aussi.

A propos de cette composition, on peut lire l’histoire de son écriture sur le site de la Coccinelle.net :

Xavier Rud : « Cette chanson découle d’une rencontre avec un cacatoès rouge-queue noir (grand cacatoès d’Australie) dans la région de Kimberley. J’ai eu cette situation inouïe où j’ai eu envie de m’arrêter et de sortir du camion dans lequel j’étais. Je suis sorti et il y avait ces cacatoès noirs dans les arbres et ils sont habituellement des oiseaux assez volages. Mais celui-ci est resté et a fixé ses yeux sur moi et a commencé à parler. J’ai alors eu toutes ces visions et ces souvenirs qui me traversaient l’esprit, c’est fou mais ils n’étaient pas mes souvenirs, ils étaient juste des souvenirs qui me venaient. Je me sentais comme si j’étais un peu ancré et poussé dans la terre. Quoi qu’il en soit, c’était assez incroyable. Plus tard ce jour-là, j’ai écrit la première moitié de la chanson ‘Spirit Bird ‘ dans le sable sur une plage. Elle a juste émanée de moi et je l’ai laissée sortir.
Puis, quelques années plus tard, la deuxième moitié de la chanson m’est venue. J’étais assis devant un incendie au Canada à environ 10 h et le reste de la chanson est venue toute seule. J’ai réalisé le lendemain que lorsque cette partie de la chanson est arrivée, c’était juste au même moment où les policiers sont entrés dans le James Price Point et ont commencé à traîner les anciens hors de leur pays ainsi que les manifestants et tout le reste. Ironiquement, c’est exactement où j’allais avec Spirit Bird. Ouais, ça a été un voyage très intéressant, celui-là. »

Depuis, j’ai exploré la musique de Xavier Rudd et ça se confirme, j’adore ! Sa voix, sa voie, ses compositions, sa patate, son sourire, tout. Du coup, j’ai eu envie d’en savoir plus et je suis tombée sur ce chouette article du magazine  RolllingStone, signé Jonathan Boyer :

Xavier Rudd en est déjà à son 9e album studio, pour presqu’autant de live. Descendant d’aborigènes australiens, écolo, végan et pieds nus la plupart du temps, le Storm Boy qu’il publie est fidèle à ses sonorités folk surf, auxquelles s’ajoutent de réjouissantes touches reggae.

Le voyage c’est un sacré paradoxe pour Xavier Rudd, australien dont la musique ensoleillée à fait le tour de la planète depuis son « To Let », publié en 2002. L’homme est fier d’avoir tourné sur tous les continents, de s’être enrichi de toutes sortes de cultures… moins d’avoir été contraint pour ce faire d’afficher une emprunte carbone considérable. Pour son nouvel opus aussi, les bandes ont parcouru le monde. « J’ai enregistré les titres dans mon home studio en Australie. L’album était produit par Chris Bond qui a emmené les bandes avec lui en Angleterre pour travailler dessus avant que le tout soit mixé à Austin. »

Pour notre apôtre indie-folk, laisser ses œuvres à ce point dans les mains d’autrui, c’était une première. « Chris est une personne incroyable. Il est humble, calme, il sait rester autour de moi pour m’aider. Tout ce qu’il a ajouté sur les bandes en Angleterre était parfait. Il n’y a qu’un seul arrangement que j’ai retoqué. »

Après un intermède reggae en compagnie de The United Nation, ce retour aux œuvres solitaires suit de 6 longues années son prédécesseur Spirit Bird« C’est un nouveau chapitre de ma vie. J’ai pris le temps de voyager. J’ai eu mon projet de groupe reggae entre temps. Ces chansons sont apparues maintenant, parce que c’était leur moment. J’en ai commencées certaines il y a plus de dix ans. » Des titres composés au feeling, des accords dictés selon lui par le feeling immédiat, des mélodies qui arrivent naturellement à son cerveau durant ses longues parties de surf sur les rouleaux de l’océan pacifique.

De reggae il est question sur plusieurs titres ici, mélodies doucerettes qui viennent décorer à point un album souriant. « J’ai rencontré l’amour, mais il ne s’agit pas forcément de l’amour d’une femme. J’ai conscience de la chance que m’offre la musique : de voyager, rencontrer des gens, partager ma musique avec des musiciens partout dans le monde. »

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Lire l’article le concernant sur Wikipédia

Site officiel

Page Facebook officielle

Voilà, voilà, j’espère qu’il reviendra faire un tour en Europe prochainement, parce que j’ai très envie de le voir sur scène.

Très belle journée à toutes et à tous,

Anti

One Reply to “Coup de cœur à Xavier Rudd”

  1. Anna Galore

    Génial artiste s’il en est ! Les infos que tu donnes sont passionnantes pour apprendre à le découvrir. Certaines de ses chansons sont dans la lignée directe de Peter Gabriel, ce qui ne l’empêche pas d’avoir un son unique, bien à lui.

    Merci !

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