Le 17h56 a disparu

Hier, nous avons conduit Valentine à la gare pour le grand retour vers chez elle. En arrivant dans le hall avec un quart d’heure d’avance, nous tombons sur un écran qui nous annonce : « TGV 17h56 Genève – voie C – Retard 40 minutes ». Notre première pensée après « oh non » a été pour Le Chef qui allait bien se marrer quand il aurait confirmation que les trains français étaient bien tout le temps en retard.

On est passé au guichet d’information pour en savoir un peu plus. Le monsieur avec une casquette nous a confirmé qu’en effet le TGV de Genève était en retard de 40 minutes mais qu’il serait plus prudent d’aller sur le quai un peu avant, à tout hasard. Très bien. On a marché tranquillement jusqu’à l’Esplanade pour prendre un café et à 18h15, on était de retour à la gare.

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Là, mystère : les écrans n’annonçaient plus le TGV de Genève. Bug d’affichage ? On est montés sur le quai de la voie C et on a interpellé un contrôleur. Il a regardé son cahier et a dit : « Attendez, je vais me renseigner. » Pour lui aussi, le TGV avait disparu. Deux minutes plus tard, il revenait en courant. Et il nous explique que le train de Valentine avait quitté la gare de Nîmes pile à l’heure pour Genève et que c’était pour ça qu’il n’apparaissait plus sur les écrans.

Mais alors, c’était quoi cet affichage qui avait annoncé 40 minutes de retard ? Et le mec au guichet qui nous l’avait confirmé ?

Tenez-vous bien.

Le TGV en retard n’était pas celui qui allait à Genève, mais celui qui en venait. Facteur aggravant : l’heure prévue d’arrivée à Nîmes de celui qui venait de Genève était la même que celle de celui qui allait de Nîmes à Genève. D’où le malentendu. Et le train loupé.

Les contrôleurs ont assuré un max. Un autre TGV arrivait justement sur le quai d’en face direction Lyon. L’un des responsables l’a retenu le temps que nous arrivions sur ce quai et que Valentine monte à bord. Un autre contrôleur l’y attendait pour lui ré-organiser son trajet jusqu’à Genève via Lyon avec le billet qu’elle avait.

lapin blanc

En repartant vers le parking, Anti et moi avons retrouvé l’écran qui annonçait le retard du mauvais train de façon aussi ambiguë. Effectivement, tout en haut de l’affichage, il y avait écrit « Provenance » et non « Destination ». Bon…

Toujours est-il, cher Chef, que du coup, celui qui était en retard était donc un train d’origine helvétique et pas française. Et toc.

Très belle journée à vous

3 Replies to “Le 17h56 a disparu”

  1. Terrevive

    La même heure pour l’arrivée et le départ a de quoi semer la confusion.
    J’espère que la suite du voyage de Valentine a été plus sereine et qu’elle aura eu un accueil pas trop moqueur du Chef ! ☺

  2. valentine

    Si vous voulez mon avis, ce train de 17h56 Nîmes – Genève est un train fantôme………..Il faut que je creuse!
    En tout cas, chapeau la SNCF d’avoir retardé le départ du Nîmes – Valence – Lyon. Il route si vite qu’il a bien récupéré son retard. Après, c’est une autre histoire. Le Lyon – Genève était déjà une brouette lorsque les filles étaient étudiante sur Lyon. Deux bonnes heures avec moults arrêts MAIS………..près du radiateur avec chips et une délicieuse banane de quoi calmer ma fringale.
    Enfin, les voyages forment la jeunesse 🙂

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