Salon International Énergaïa

Ce mois-ci, le journal de la région Languedoc-Roussillon « Vivre en L.R. » consacre un dossier de cinq pages aux énergies renouvelables. Il faut dire que la région Languedoc Roussillon figure en première position des régions françaises pour le développement des énergies renouvelables.

Quelques repères

Le Languedoc-Roussillon et les énergies renouvelables : 40 000 emplois, 10 500 entreprises, 1er parc en puissance solaire photovoltaïque raccordé au réseau, 6e parc éolien, Leader en France pour les investissements dans la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables, Région phare pour le développement du solaire thermique dans les logements sociaux, très fort potentiel en bois-énergie.

La Région renforce une filière 100 % naturelle

La Région maintient sa place de leader en matière de soutien au développement des énergies renouvelables et poursuit son engagement en développant la filière, créatrice de nombreux emplois durables.

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Pour la troisième année consécutive, elle est partenaire du Salon International Énergaïa qui se tiendra du 9 au 12 décembre au Parc Expo de Montpellier.

Soleil, vent, bois : le Languedoc-Roussillon bénéficie de précieux atouts, trop longtemps sous-exploités. Mais aujourd’hui, la Région est pionnière en matière d’énergies renouvelables. Le Conseil régional du Languedoc-Roussillon est en tête des Régions françaises pour son budget par habitant – 7 euros – consacré aux énergies renouvelables.

Au total, cela représente près de dix-neuf millions d’euros pour l’année 2008, dont plus de six millions à destination des entreprises. L’investissement se mesure également en termes d’emplois : la filière représente près de 40 000 emplois et devrait en créer plusieurs milliers d’autres dans les prochaines années.

Pour se donner les moyens de ses ambitions, la Région a défini quatre grandes priorités : encourager des comportements citoyens et responsables ; rechercher la performance énergétique ; conforter le marché régional des énergies renouvelables pour créer des emplois ; accompagner les politiques énergétiques d’autres collectivités territoriales. Résultat : elle a initié une solide filière des énergies renouvelables, développé des formations qui permettent aux stagiaires de trouver immédiatement un emploi et a participé à la création de l’association Effinergie qui milite en faveur des bâtiments basse consommation. Elle souhaite maintenant installer à Targasonne et à Odeillo, dans les Pyrénées-Orientales, un pôle de recherche et de transfert de technologies unique en Europe, autour de la centrale Thémis.

« C’est un défi permanent et à la fois si prometteur, estime Yves Piétrasanta, vice-président de la Région en charge de l’environnement. Notre priorité absolue, c’est l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’adaptation des modes de production et de consommation ».

C’est dans cette optique que la Région vient d’adopter son Plan climat. Celui-ci sera cette année le thème majeur du stand régional au troisième salon international Énergaïa ouvert aux professionnels mais aussi aux particuliers et consacré aux énergies renouvelables et à l’éco-construction.

Plan climat régional : soixante actions concrètes

Après avoir engagé sa démarche d’Agenda 21 dès 2006, pour un développement durable du Languedoc- Roussillon, la Région a voté son Plan climat en septembre. Il s’appliquera à tous les départements et à tous les secteurs concernés par les politiques développées par la Région. Le Plan climat régional sera également le thème fédérateur du stand de la Région au salon Énergaïa.

C’est une vraie mobilisation régionale face au changement climatique : nous sommes l’une des rares Régions de France à avoir élaboré un plan climat, explique Yves Piétrasanta, vice-président de la Région en charge de l’environnement. Et pour cause : notre région est fréquemment citée comme étant aussi l’une des plus vulnérables face aux évolutions du climat (avec Paca et Rhône-Alpes, ndlr). Le Plan climat a été voté le 25 septembre dernier afin d’anticiper et d’intégrer dès aujourd’hui les effets du changement climatique dans les politiques publiques régionales.

mot-vert_medium.pngIl définit ainsi soixante actions dont quinze prioritaires, relevant des secteurs du bâtiment, du transport, de l’urbanisme et des risques, de l’agriculture et du développement économique.

Car c’est un fait : la température augmente actuellement de 0,2 degré par décennie et pourrait atteindre plus de 6 degrés en 2100, si aucun changement radical de mode d’organisation sociale n’est opéré.

Or, chacun le constate régulièrement, les premiers signes du réchauffement climatique sont déjà perceptibles : inondations, canicules, avancée des dates de vendanges depuis 1945, sécheresses récurrentes, manque de neige sur les massifs…

La Région a donc souhaité que son Plan climat couvre toutes les activités sociales et économiques – logement, loisirs, éducation, santé, travail, transports, production, transit, stockage, etc. – des citoyens et des entreprises dans des contextes de territoires particuliers du point de vue de la géographie, de la population, de l’économie et de la culture.

Énergaïa 2009 : une journée dédiée au grand public

Energaïa, troisième ! Le Salon international des énergies renouvelables et de l’écoconstruction se tiendra du 9 au 12 décembre au Parc Expo de Montpellier, avec le soutien de la Région.

Il permettra aux décideurs territoriaux, industriels, collectivités et particuliers de rencontrer les acteurs du marché et de découvrir les solutions innovantes de plus de quatre cents entreprises et organismes exposants en provenance de nombreux pays.

La journée du samedi sera spécialement dédiée aux particuliers pour qui l’entrée sera gratuite. Conférences, forum d’affaires, espace de recrutement… : cette année, le salon triple quasiment sa surface d’exposition « Nous sommes en passe de devenir le premier salon de France dédié aux énergies renouvelables devant Lyon et Paris », indique Yves Piétrasanta, vice-président de la Région en charge de l’environnement.

2447-fred-et-jamy-preparent-un-prime.jpgQuestions à Fred et Jamy, les animateurs de l’émission C’est pas Sorcier

La Région a invité Fred et Jamy, les animateurs de C’est pas sorcier (géniale émission de vulgarisation scientifique, tournée, elle aussi, à… Malakoff 😉 que je vous encourage à découvrir si vous ne la connaissez pas encore) sur France 3, pour animer le salon Énergaïa sur le modèle de leur émission, samedi 12 décembre.

Rencontre. Pourquoi avoir accepté de réaliser un C’est pas sorcier spécial Énergaïa ?

Fred : De façon générale, nous sommes sensibles aux questions de développement durable que nous traitons très régulièrement dans notre émission. Et nous avons découvert qu’en Languedoc-Roussillon, certaines initiatives sont particulièrement intéressantes à présenter au public, tant dans le domaine de l’habitat que de l’aménagement du territoire.

Utiliserez vous cette expérience sur les énergies renouvelables pour une prochaine émission ?

Jamy : En réalisant six films pour Énergaïa, nous avons été confrontés à des sujets que nous serons probablement amenés à présenter dans notre émission. Je pense, notamment, aux impressionnants travaux d’aménagement destinés à conserver le littoral comme le lido, ainsi qu’au marché international Saint-Charles de Perpignanq ui est en train de se transformer en une véritable centrale solaire… Ces initiatives sont passionnantes.

Les enfants sont-ils déjà bien sensibilisés aux énergies renouvelables ou l’effort doit-il se poursuivre ?

Fred : Il est évident qu’ils sont de plus en plus informés sur les énergies renouvelables et de façon plus générale sur le développement durable. C’est d’ailleurs en sensibilisant ces citoyens de demain que les choses pourront changer ou évoluer.

Jamy : Et ce sont eux aussi qui, très souvent, sensibilisent leurs parents à toutes les questions de développement durable. Ils permettent ainsi de changer les comportements au sein des familles. Il est donc évident qu’il faut continuer à sensibiliser les jeunes.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre : Avec le train, sur la bonne voie des modes de déplacements doux

La Région n’a pas attendu le vote de son Plan climat pour adapter ses politiques publiques à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En témoigne, par exemple, sa politique de transports TER qui incite les habitants à préférer les trains régionaux à la voiture. Estampillés Haute qualité environnementale, les lycées neufs intègrent des solutions énergétiques durables et non polluantes.

Le projet Aqua Domitia doit résoudre durablement le problème de sécheresse et de ressource en eau etc. Les soixante actions du Plan climat viennent donc renforcer une démarche déjà bien engagée.

Parmi elles, « l’amélioration de l’offre régionale de formation en matière de maîtrise de l’énergie dans le secteur du bâtiment et de développement des énergies renouvelables », « la sensibilisation au changement climatique et aux économies d’énergie avec les établissements scolaires ».

Le Plan climat a donc vocation à s’inscrire comme cadre de référence pour la mise en oeuvre des politiques de la Région. Mais au-delà, il a aussi pour ambition de fédérer l’ensemble des acteurs. Ainsi, la Région a choisi de se mobiliser aux côtés des territoires, en lançant un appel à candidatures régional pour l’élaboration de plans climats territoriaux

arton2525-217c1.jpgL’hypermarché E. Leclerc de Saint-Aunès, près de Montpellier, s’équipe de 5472 panneaux solaires. Il crée l’une des plus puissantes centrales photovoltaïques d’Europe sur son parking de 1.300 places. Une valorisation originale d’un espace dédié jusqu’à présent uniquement aux voitures. (Lire ici).

Plus de six mille projets soutenus par la Région depuis 2005 : La filière verte poursuit son envol

La politique développée par la Région en matière de soutien à la filière des énergies renouvelables induit l’augmentation constante de créations d’entreprises en Languedoc-Roussillon.

IMF_MOYEN_WEB_CHEMIN_8523_1254988489.jpgLe futur Parc régional d’activités économiques de Rivesaltes (Pyrénées Orientales) leur est pour grande partie dédié à la filière verte poursuit son ascension en Languedoc-Roussillon et devient l’un des secteurs clés pour l’emploi. Pour être à la pointe de nouveaux marchés, la Région continue à financer les projets de création ou de développement d’entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables.

À Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, le futur Parc régional d’activités économiques François-Arago est pour grande partie voué à accueillir des entreprises du secteur des énergies renouvelables.

Le Languedoc-Roussillon connaît une forte montée en puissance de l’implantation de centrales photovoltaïques. Dernier exemple en date, la centrale d’ombrières solaires à Vias (Hérault), réalisée par la société JMB Énergie installée à Villeneuve-les-Béziers. Productrice d’électricité verte, JMB énergie déploie ses activités en éolien, solaire photovoltaïque et biogaz. A Vias, il s’agissait d’abriter des caravanes en gardiennage tout en produisant l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 580personnes, soit 13 % des habitants de la commune. La Région a facilité la réalisation de ce projet en lui accordant30 000 euros d’aide à l’innovation, puis une avance remboursable de 300 000 euros. Depuis 2005, la Région a soutenu plus de six mille projets dédiés aux énergies renouvelables, représentant plus de 300 millions d’euros d’investissements à travers tout le Languedoc-Roussillon.Pour Bernard Roycourt, délégué général d’Invest-LR (1),« il y a vraiment des cartes à saisir dans cette filière. Cette année, six entreprises étrangèresdu secteur des énergies renouvelables ont ouvert leurs portes en région et plus de quarante ont fait une demande d’implantation ! »

Comme la Région, signez l’Appel de Copenhague (si vous ne l’avez pas déjà fait ici).

Afin de s’inscrire dans une démarche plus globale de mobilisation générale dans la lutte contre le changement climatique, la Région a signé l’Appel de Copenhague « Ultimatum pour le climat ».

Du 7 au 18 décembre, Copenhague accueillera la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto. En signant vous aussi l’appel de Copenhague, vous interpellez le Président de la République sur ses responsabilités dans le cadre de la négociation à venir pour établir les nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

A lire encore dans ce dossier disponible en pdf :

Mitjavila, à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) : Et voici la pergola photovoltaïque !
SAS Bio Énergie Lozère, à Mende : La Région soutient la première usine française de co-génération bois.
Formation : Déjà plus de 700 artisans du bâtiment formés à l’éco-construction.
Energies renouvelables : Formations en Languedos Roussillon.
CFA-Cefobat, à Lézignan-Corbières (Aude) : Se (re) former grâce à la plate-forme solaire.
Greta Nîmes-Camargues, lycée Dhuoda à Nîmes : Promesses d’embauche assurées dans l’éolien.

anti

37 Replies to “Salon International Énergaïa”

  1. Netsah Galore

    Trop bien !
    Et vive C’est Pas Sorcier l’émission qui m’a donné mon bac de SVT et qui a bercé mon enfance, enfin ma pré-adolescence et adolescence (et encore maintenant).

    Y a un truc sur les énergies renouvelables qui me font toujours amèrement sourire… L’énergie du vent, de l’eau et de la chaleur du soleil étaient les premières énergies utilisées par l’homme… Il aura fallu des décennies pour que l’homme des pays riches se rende compte de son erreur avare et revienne en arrière…

    Netsah

  2. anti

    C’que j’ai pu regarder cette émission moi aussi, particulièrement avec Dorian, grand fan devant Fred et Jamy. J’étais toute chose le jour où je suis allée aux studios de l’Olivier à Malakoff, lieu d’enregistrement de ces émissions mythiques pour nous.

    Quand je suis tombée sur le magazine de la Région, ça m’a carrément redonné espoir de voir que des politiques prennent enfin le bon tournant.

    anti

  3. valentine

    « Quand je suis tombée sur le magazine de la Région, ça m’a carrément redonné espoir de voir que des politiques prennent enfin le bon tournant ».

    Et moi donc…

    Je ne pense pas que l’on revienne en arrière. Au contraire, il me semble que pour une fois, l’homme prend conscience qu’il est indispensable d’agir avec la nature qui l’entoure et non pas contre et fait ainsi un grand pas en avant……..

  4. Netsah Galore

    Ben justement moi j’ai l’impression que l’homme se rend compte qu’il agissait plus avec la nature avant.. Je ne disais pas un retour en arrière de manière péjorative.

  5. ramses

    Désolé de vous ramener aux dures réalités…

    Aujourd’hui, les besoins de la France sont de l’ordre de 600.000 MW (60 milliards de Kwh). Dans 5-10 ans, avec l’arrivée des véhicules électriques, on sera vraisemblablement à au moins 800.000 MW. Expliquez-moi, sans s’énerver et sans polémiquer, comment les « énergies renouvelables » pourront un jour prochain fournir une telle puissance instantanée, sachant que l’éolien est soumis aux caprices du vent (pas de production en-dessous de force 4) et le voltaïque tributaire de l’ensoleillement ?

    Je réfute par avance l’argument des « lobbies ». Si ces « énergies renouvelables » étaient en mesure de faire face à la demande, il y a longtemps qu’EDF se serait engouffrée dans le créneau… Ne serait-ce que pour avoir le beau rôle !

    Pareil pour la pollution… Nul ne nie qu’elle soit néfaste à la santé et à l’environnement. De là à conclure qu’elle soit entièrement responsable du réchauffement climatique, c’est pour moi une hypothèse d’école, qui n’est aucunement acquise et qui est loin de faire l’unanimité des scientifiques.

    Les « énergies renouvelables » ne peuvent s’envisager que dans l’optique d’une réduction drastique de nos besoins énergétiques. Y sommes-nous prêts ?

    L’échec annoncé de Copenhague n’est pas autre chose… Aucun Pays « nanti » n’accepte de diminuer son mode de vie et les particuliers n’ont aucun pouvoir dans les décisions.

    Plutôt que de se projeter dans un catastrophisme démagogique, regardons déjà la réalité en face, ne serait-ce que chez nous, où des millions de personnes sont en grande difficulté.

  6. Anna Galore

    Très belle initiative que ce salon, en effet, et on se sent pas peu fiers que tout cela se passe justement dans notre région. Je ne doute pas que de tels évènements vont se multiplier dans les prochaines années, tant la prise de conscience est de plus en plus généralisée et que l’envie d’agir de façon positive et responsable prend, petit à petit, le dessus sur le défaitisme qui consisterait à dire qu’il n’y a rien à faire ou qu’il est trop tard pour agir.

    A lire aussi, un petit dossier très bien fait sur le réchauffement climatique et les gaz à effet de serre sur le site de Météo France.

    http://climat.meteofrance.com/

  7. Anna Galore

    Ramses, pour répondre à tes points :

    1- « Je réfute par avance l’argument des « lobbies ». Si ces « énergies renouvelables » étaient en mesure de faire face à la demande, il y a longtemps qu’EDF se serait engouffrée dans le créneau… Ne serait-ce que pour avoir le beau rôle ! »

    Tu ne peux réfuter l’existence d’un lobby nucléaire, pas plus que celui d’un lobby pétrolier. EDF est une entreprise, pas une ONG ou un mouvement politique. En tant qu’entreprise, son objectif premier est de faire du profit, pas d’avoir un « beau rôle ». Il n’y a, à l’heure actuelle (et je te rejoins totalement sur ce point) aucune alternative prête à se substituer à 100% à l’énergie nucléaire pour faire face aux besoins électriques d’un pays comme la France. Il serait donc absurde et, en fait, tout simplement stupide, pour EDF de dire aujourd’hui (je dis bien : aujourd’hui) « OK on arrête le nucléaire immédiatement et on passe à l’éolien et au solaire ». Il n’y a donc aucun sens à dire « EDF se serait engouffrée dans le créneau ». Ce ne peut être qu’une évolution progressive.

    2- « Les « énergies renouvelables » ne peuvent s’envisager que dans l’optique d’une réduction drastique de nos besoins énergétiques. Y sommes-nous prêts ? »

    Tout dépend de l’enjeu.
    – Si l’enjeu est : « doit-on accepter de réduire nos besoins pour avoir une chance de mieux vivre à l’avenir ? » la réponse peut être nuancée, même si elle devrait tendre vers un oui majoritaire.
    – Si l’enjeu est : « doit-on accepter de réduire nos besoins pour avoir une chance de vivre à l’avenir ? », la réponse est forcément oui.

    Et qui veut prendre le pari d’un risque aussi considérable ? Pas moi.

    3- « De là à conclure qu’elle soit entièrement responsable du réchauffement climatique, c’est pour moi une hypothèse d’école, qui n’est aucunement acquise et qui est loin de faire l’unanimité des scientifiques. »

    Si je t’ai bien suivi sur le fil « Une vérité qui dérange », tu penses que l’activité naturelle du Soleil peut à elle seule expliquer les fluctuations de température que subit notre planète. Cette hypothèse a été proposée en 1991 par Knud Lassen de l’Institut danois de météorologie de Copenhague et son collègue Eigil Friis-Christensen. Ils ont trouvé une forte corrélation entre la longueur du cycle solaire et les changements de température dans l’hémisphère Nord. Au départ, ils avaient inclus les taches solaires et les mesures de températures relevées entre 1861 et 1989, mais s’aperçurent plus tard que des enregistrements datant de quatre siècles confirmaient leur découverte. Cette corrélation permettait d’expliquer 80% des variations de température durant la période considérée.

    Cette étude, et le graphique associé ont été par la suite contestés, car fondés sur des valeurs erronées, ce que les auteurs ont reconnu. De plus, les données indiquent que la corrélation entre les températures et l’activité solaire n’est plus valable pour les trente dernières années, cette dernière étant restée à peu près constante.

    Dans l’édition du 6 mai 2000 du magazine américain New Scientist, Lassen et l’astrophysicien Peter Thejll, complétant l’étude de 1991 avec de nouvelles données, conclurent que bien que le cycle solaire puisse expliquer environ la moitié de l’accroissement en température observé depuis 1900, il ne pouvait en aucune manière expliquer l’accroissement de 0,4 °C depuis 1980.

    Par contre, ceux qui s’étaient emparés de leur théorie pour rejeter l’idée que le dérèglement climatique soit dû à l’activité humaine ont continué à la promouvoir bien après que ses auteurs aient reconnu qu’elle était fausse.

    Autre chose. Une étude de la revue New Scientist en 2007 (http://www.newscientist.com/article/dn11074-us-climate-scientists-pressured-on-climate-change.html) montre qu’une fraction importante des scientifiques américains a subi des pressions de l’administration Bush destinées à la pousser à remettre en cause la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique. Les lobbies, encore les lobbies…

  8. anti

    « Aujourd’hui, les besoins de la France sont de l’ordre de 600.000 MW (60 milliards de Kwh). Dans 5-10 ans, avec l’arrivée des véhicules électriques, on sera vraisemblablement à au moins 800.000 MW. Expliquez-moi, sans s’énerver et sans polémiquer, comment les « énergies renouvelables » pourront un jour prochain fournir une telle puissance instantanée, sachant que l’éolien est soumis aux caprices du vent (pas de production en-dessous de force 4) et le voltaïque tributaire de l’ensoleillement ? »

    Moi, j’suis pas experte en la matière. Ce que je peux dire c’est que, quand j’ai décidé de passer à une autre forme de consommation en passant à l’alimentation bio, j’ai forcément modifié ma façon de consommer. Je mange différemment et très bien, même mieux en dépensant pareil en terme d’argent mais déjà, d’une certaine façon, je pollue moins. Je me passe de sèche linge et j’agis de-ci, je refuse la pub dans les boîtes aux lettres (- économiser une moyenne de 40 kg de papier par an; 40 kg de prospectus, c’est 40 kg de papier pour lesquels il faut, selon le procédé : – 20 à 40 kg de bois,
    – 200 à 600 litres d’eau, – 120 à 240 Kwh d’électricité, – encre avec des métaux lourds,- des adjuvants et colorants, etc.) de-là comme beaucoup d’autres (voir tout ce qu’on peut faire : http://www.annagaloreleblog.com/archive/2009/06/05/ce-soir-at-home.html )

    Tout ça pour dire que il y a des modifications dans la façon de consommer et en énergie aussi :

    On n’utilise plus le chauffage électrique mais les panneaux solaires et/ou pompe à chaleur. En électricité, on table sur une partie éolienne, une partie marémotrice, etc. Je pense aussi que des innovations dont nous n’avons pas idée encore verront le jour dans l’avenir.

    D’autre part,on a déjà des exemples très prometteurs :

    Perpignan couvrira 100 % de ses besoins énergétiques avec les énergies renouvelables d’ici 2015 (Publié le 11 mars 2008 par Marc Chartier)

    La ville de Perpignan a signé, en janvier 2008, la convention « Grenelle 2015 » portant sur la promotion des énergies renouvelables et l’amélioration des performances énergétiques.

    Sur la base d’un investissement de 500 millions d’euros, elle a projeté de développer une Zone de développement éolien (40 éoliennes) et 3 centrales solaires sur 100 hectares. Ces installations représenteront respectivement 70% et 10% de l’énergie produite.

    Les bâtiments publics, des locaux commerciaux et les 70 000 m² de toiture du marché international Saint-Charles seront recouverts de capteurs photovoltaïques fournissant 11% de la production totale d’énergie. La chaleur produite par l’usine d’incinération de Calce sera récupérée et alimentera 20 hectares de serres agricoles. Des expériences de développement de la géothermie pour des projets isolés d’importance sont par ailleurs à l’étude.

    Ces investissements devraient permettre une production annuelle de 440 000 MWh/an et offrir un retour sur 7 à 10 ans. L’énergie produite couvrira largement la consommation résidentielle de la ville et les surplus d’énergie produits seront alors revendus à EDF.

    Pour l’instant, il n’est pas prévu que les besoins en énergie des industries locales (300 000 MWh/an) soient couverts pas ce projet, mais les collectivités locales envisagent de les y inclure à terme.

    Une politique de réduction des dépenses énergétiques sera également menée pour les bâtiments existants à rénover et les constructions nouvelles (école Claude Simon, hôtel de la communauté d’agglomération, piscine Brutus, théâtre de l’archipel, stade A. Giral, parc des expositions…).

    Parallèlement, l’ensemble de l’agglomération s’engage dans de nouveaux plans de transports (nouveau plan de circulation, développement des transports urbains, poursuite du plan vélo, aménagements mixtes, fret ferroviaire et inter-modalité…) et des plans de préservation des espaces et ressources naturelles et sensibles.

    http://www.paperblog.fr/538667/perpignan-couvrira-100-de-ses-besoins-energetiques-avec-les-energies-renouvelables-d-ici-2015/

    Autre exemple mondial : Plus de 26% des besoins énergétiques de Dell sont issus d’énergies renouvelables. Neuf sites de Dell fonctionnent intégralement grâce aux énergies renouvelables. C’est déjà énorme 1/4 des besoins énergétiques ! Et ce n’est qu’un début ( http://www.actualites-news-environnement.com/20717-besoins-energetiques-dell-energies%20renouvelables.html )

    Choisir nos énergies, choisir notre avenir

    Yves Martin Expert Areva
    http://www.areva.com/servlet/dialogue/pointsofview/opinion/opdetail_yvesmartin_part4_fr2-c-OpinionDetail-cid-1053593094830-theme-1052727345293-fr.html

    Choisir nos énergies, choisir notre avenir
    Comment consommer moins d’énergie en conservant la même qualité de vie ?

    La réponse est positive si l’on admet qu’il peut y avoir une vie de qualité en dehors de la poursuite de nos habitudes actuelles.
    Renonçons-nous à notre « qualité de vie » et nuisons-nous à notre santé, quand nous économisons un tiers de notre budget chauffage en réglant notre thermostat à 18° C avec un pull-over, plutôt qu’à 23° C en bras de chemise ?
    Nous construisons tous les jours, à la périphérie de nos villes, un urbanisme de moins en moins dense, invivable sans automobile, et rendons invivable leurs centres par excès d’automobiles. Est-ce le fruit d’une préférence intrinsèque forte pour le pavillon isolé et l’automobile ou le résultat de la destruction, par les automobiles, de l’agrément de l’urbanisme ancien globalement moins coûteux et qui se traduit par une consommation 3 à 5 fois moindre de carburant ?

    anti

  9. ramses

    Anna, en ce qui concerne les changements climatiques, ils sont observés, notamment par la NASA, sur les autres planètes du système solaire…

    « Les humains pourraient-ils être responsables des changements climatiques sur les autres planètes du système solaire, ou le soleil en serait-il le grand responsable ? »

    http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/514/les-humains-pourraient-ils-234-tre-responsables-des-changements-climatiques-sur-les-autres-plan-232-tes-du-syst-232-me-solaire-ou-le-soleil-en-serait-il-le-grand-responsable

    Sur le site d’Areva (!), cité par Anti, la position de Bertrand Barré (Conseiller scientifique d’Areva et Président de l’Académie internationale de l’énergie nucléaire) :

    « Définissez en trois points ce que serait une « énergie propre » ?

    Il n’y a pas d’énergie sans nuisance, mais la pire des nuisances est la pénurie, car sans un minimum d’énergie, il n’y a pas de développement – durable, ou pas. Ceci dit, pour répondre en trois points, une « énergie propre » ne doit polluer ni l’air que nous respirons, ni l’eau que nous buvons, ni la terre où pousse ce dont nous nous nourrissons. En bref, sa production et son utilisation doivent avoir un impact minimal sur notre santé et sur l’environnement qui constitue notre cadre de vie. Pour apprécier ces différents points, il faut tenir compte des conditions normales, mais aussi des accidents possibles, et de tout le « cycle de vie » des installations qui mettent l’énergie à notre disposition. Je profite de l’occasion pour rappeler que l’Académie Française de Médecine a déclaré (en juin 1999) que l’énergie nucléaire était l’une des sources d’énergie qui ont le moins d’impact sur la santé et sur l’environnement. »

    Quand je parle de 600.000 MW, il s’agit de la puissance instantanée fournie par les installations, pour répondre aux besoins de consommation actuels. L’énergie électrique n’est pas « stockable »… Le chiffre de 440.000 MWh/an cité pour la ville de Perpignan correspond à une moyenne instantanée de 1.200 MW.

    Il y a 8.760h dans une année.

    Selon la « Convention cadre » entre l’Etat et la Ville de Perpignan,

    http://www.outilssolaires.com/documents/convention-cadre.htm

    les rendements estimés sont de 2.600h par an pour l’éolien (30% du temps) et 1.200h par an (14% du temps) pour le solaire…

    On fait quoi le reste du temps ? Et encore, la région de Perpignan jouit-elle de conditions climatiques bien supérieures à la moyenne nationale…

  10. Anna Galore

    « Anna, en ce qui concerne les changements climatiques, ils sont observés, notamment par la NASA, sur les autres planètes du système solaire. »

    Sauf que cela n’a aucun rapport avec ce qui se passe sur notre planète, pour trois raisons :
    1- Certaines des planètes se réchauffent en effet mais d’autres se refroidissent
    2- Le soleil ne montre aucune tendance marquée dans un sens ou un autre depuis 30 ans
    3- Pour celles des planètes qui se réchauffent, il y a des explications claires, que voici :

    – Le climat de Mars est contrôlé par la poussière et l’albedo, la planète ne montre aucun signe de réchauffement continu comme c’est le cas pour la Terre depuis 150 ans (voir les explications détaillées de Stein Sigurðsson, astrophysicien américain, dans cet article qui existe en français et en anglais : http://www.realclimate.org/index.php/archives/2005/10/global-warming-on-mars/ ).

    – Neptune a une orbite de 164 ans qui se trouve actuellement dans son « été » (qui dure 82 de nos années), donc se réchauffe de façon naturelle (ce qui reste frais pour la saison : la température passe de -223° en hiver à -214° en été).

    – Triton approche également de son orbite estivale la plus extrême, une situation qui se répète avec une fréquence de quelques siècles.

    – Jupiter connait une période où ses orages géants fusionnent, entrainant une incapacité de la planète à répartir plus uniformément sa température.

    – Les observations sur le réchauffement de Pluton sont au nombre de 2, séparées par 14 années, et ne permettent donc pas de tirer la moindre conclusion.

    – Quant aux autres planètes, elles refroidissent. Mais peut-être qu’elles ont mis la clim’ ?

    (lire par exemple l’article suivant : http://www.skepticalscience.com/global-warming-other-planets-solar-system.htm )

    —————————————

    Le responsable d’Areva utilise pour défendre son gagne-pain un argument (« Je profite de l’occasion pour rappeler que l’Académie Française de Médecine a déclaré (en juin 1999) que l’énergie nucléaire était l’une des sources d’énergie qui ont le moins d’impact sur la santé et sur l’environnement. ») …qui ne manque pas de culot et d’ignominie sachant ce qu’Areva fait de ses déchets les plus toxiques :

    http://www.annagaloreleblog.com/archive/2009/10/12/pollution-nucleaire-par-edf-et-areva-en-siberie.html

    —————————————

    Pour finir sur la mise en oeuvre d’énergies renouvelables à l’échelle d’une ville, d’une part l’énergie électrique est stockable (sinon les voitures électriques auraient besoin d’être reliées à une prise de courant pour pouvoir rouler), d’autre part la ville de Perpignan envisage même de revendre un surplus d’électricité à EDF ce qui confirme bien qu’elle produira plus d’énergie électrique qu’il ne lui en faut et enfin, il est faux de dire que cela ne serait possible (ah bon ? tu admets en fait que ça pourrait être possible ?) que parce que Perpignan jouit « de conditions climatiques bien supérieures à la moyenne nationale ». J’en veux pour preuve le quartier de Bedzed à Londres (une ville largement moins ensoleillée que Perpignan et sans aucun vent dominant), qui est à 100% autonome en énergies renouvelables non polluantes et dont tu disais, à juste titre : « Belle réalisation, qui préfigure l’architecture du futur. Quand écologie rime avec économies, c’est le succès assuré. Bravo ! »

    Nous sommes d’accord.

    http://www.annagaloreleblog.com/archive/2009/11/06/bedzed-un-quartier-ecologique-pilote.html

  11. anti

    Bon, ben je vois que Anna vient de répondre.

    Il est évident que nous ne partageons pas les mêmes points de vue mais je reste sur ma position 😉 d’autant plus que même si j’avais une once de confiance dans les arguments apportés par les personnes qui réfutent ce que les spécialistes du climat avancent (ce qui n’est pas le cas), ne serait-ce que par principe de précaution, je défendrai quand même les énergies renouvelables.

    Pour ce qui est des conditions climatiques de Perpignan, Anna vient aussi de répondre mais je voulais ajouter que les plus grands producteurs d’énergies renouvelables sont justement situés dans des régions froides.

    Le Danemark par exemple :

    http://www.electron-economy.org/article-32906189-6.html

    Samsø: une île danoise championne des énergies renouvelables

    Belle-île-en-vert ! 🙂

     » (…) Bettina Kjaer jette un coup d’œil par la fenêtre pour voir si son éolienne tourne afin de pouvoir mettre en marche sa machine à laver. Cette mère de famille de 28 ans n’est pas « une écolo fanatique », assure-t-elle, mais une citoyenne « économe, soucieuse de préserver l’environnement ». Sortant les provisions de sa voiture électrique, elle se dit « fière de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique » dans sa maison à Noerreskifte où l’électricité, l’eau chaude et le chauffage sont fournis par le vent, le soleil et les copeaux de bois (…) »
    http://www.romandie.com/infos/afp/display.asp?id=090620072601.mprsh5rb.asp

    Onze éoliennes de 1 MW chacune (soit 11 MW au total) fournissent toute l’électricité de l’île qui compte 4100 habitants. Surface de l’île : 114 km2

    Belle-île-en-mer pourrait s’inspirer de cette île modèle ! Belle-île-en-mer : 5000 habitants; surface : 80km2. Gisement éolien comparable, voir supérieur. 3 ou 4 éoliennes offshore (= en mer) de 5 MW (type REpower) placées entre Belle-île et Groix (il n’y a qu’environ 20 mètres de fond entre ces îles : tout à fait compatible avec les technologies éoliennes actuelles) et un système de stockage par pompage/turbinage maritime pourraient faire l’affaire pour alimenter l’intégralité des îles du sud-Bretagne. L’île d’Okinawa au Japon a mis en place un tel système de stockage, et l’île de la Réunion en installe un actuellement (projet baptisé « Onergie »). L’île de la Réunion vise l’autonomie énergétique pour 2025.

    Une autre île danoise, Bornholm, teste actuellement un réseau électrique intelligent (Smart Grid) pour voitures 100% électriques (« L’enjeu est de réussir à faire correspondre les besoin de charge des voitures électriques aux périodes de disponibilité d’énergie éolienne ». Plus d’infos ici) en partenariat avec IBM (projet baptisé « EDISON : Electric Vehicles in a Distributed and Integrated Market using Sustainable Energy and Open Networks). Par exemple, 5000 batteries pour voitures électriques type Renault Mégane, équipée chacune d’une batterrie de 24 kWh (=autonomie de 160km), cela correspond au total à une capacité tampon de 24 x 5000 = 120 000 kWh. De quoi effectivement aborber les pics de production éolien (G2V, Grid to Vehicule) et à l’inverse d’injecter dans le réseau de l’électricité en période faible production éolienne (V2G). Une Renault Mégane 100% électrique consomme 0,15 kWh par kilomètre parcouru en cycle d’usage ordinaire. Une éolienne REpower 5MW produit chaque année plus de 15 millions de kWh.

    Le gouvernement français d’une part souhaite développer l’éolien offshore et d’autre part vient de débloquer 100 millions d’euros pour les énergies de la mer. Et le nouveau ministère de l’écologie s’intitule à présent : « ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat ».

    Bref, dans le contexte de vague verte aux élections européennes, c’est le bon moment pour lancer ce genre de projets. Belle-île-en-mer (avec ou sans les îles voisines) pourrait devenir un site pilote éolien + stockage par pompage/turbinage maritime (l’île culmine à 70 mètres au dessus du niveau de la mer, ce qui offre un bon dénivelé pour le stockage gravitaire) et également via V2G/G2V.

    Ce genre de projets est très porteur sur le plan touristique. Des excursions pédagogiques (écoles, collèges, lycées, élèves-ingénieurs etc.) et des excursions éco-touristiques (découverte du système de stockage maritime, découverte des éoliennes etc.) pourraient avoir lieu toute l’année. C’est le cas à Samsø.

    Une île qui parvient à ne plus émettre de CO2 a immédiatement une excellente image à l’échelle internationale. Une image moderne et responsable.

    J’ai déjà parlé aussi du quartier de Stokholm Hammarby Sjöstad :
    http://www.annagaloreleblog.com/archive/2009/10/14/hammarby-sjostad.html

    Même chose en Autriche : Énergies renouvelables : Güssing, une reconversion 100 % renouvelable
    http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article2013

    La ville de Güssing exploite les grandes quantités de matières organiques disponibles dans sa région pour produire de l’énergie, une source peu coûteuse et quasi-intarissable.

    La ville de Güssing, en Autriche, a opéré une brillante reconversion autour de la biomasse et de l’énergie solaire. Produisant électricité, chaleur et biodiesel pour sa région, elle est aujourd’hui 100 % autonome en énergie.

    La ville de Güssing, située à l’est de l’Autriche, dans la province du Bürgenland a réussi sa reconversion économique grâce aux énergies renouvelables. La région, avec 27 000 habitants, peu d’infrastructures, et une économie peu développée était la plus pauvre du pays à la fin des années 80, et donc fortement touchée par l’exode rural. Quand la politique visant à atteindre les 100 % d’énergies renouvelables fut proposée, en 1990, de nombreux experts pensaient qu’elle serait un échec. Depuis la ville est devenue non seulement autonome en électricité, en chaleur et en Biodiesel, fabriqué à partir de colza. Mais ce développement a permis la création de 1500 emplois au sein de sociétés d’économie mixte intégrant les acteurs économiques locaux. Un Centre européen pour les énergies renouvelables, pôle de recherches unique en son genre basé à Güssing pilote la plupart de ces projets. Comme l’explique Reinhard Koch, directeur du Centre, « En 1990, nous avons dû insister contre les réticents pour mettre en place ce nouveau modèle énergétique car nous dépensions 36 millions d’euros par an pour les énergies fossiles, aujourd’hui ces capitaux restent dans la région ».

    Les surplus d’énergie rapportent 20 millions d’euros par an…

    Etc, etc. Les exemples sont nombreux et encore une fois, cela n’est qu’un début.

    anti

  12. J'YCroisPas

    Merci de l’invitation Anna,

    Je vais donc persister dans mon rôle d’avocat du diable ( à moins que je ne sois le c.. du dîner de c.. ? )

    Attention aux termes « …Perpignan couvrira 100 % de ses besoins énergétiques avec les énergies renouvelables … » .
    En puissance globale produite je veux bien, mais les jours ou il n’y a pas de vent, lorsque la nuit tombera au mois de décembre, j’espère pour eux que le raccordement au réseau nucléaire sera maintenu, sinon certains vont avoir très froid.

    Quand à stocker l’énergie necessaire à chauffer ne serait-ce qu’un logement, il va falloir de sacrées batteries ( une grosse batterie de 150Ah, ne chauffera un logement en plein hiver que quelques heures, moins de deux heures pour un paillon par très grand froid. ), bonjour le plomb et l’acide, j’ose même pas imaginer pour une ville comme Perpignan.
    On peut stocker en repompant de l’eau en amont des barrages ( ça se fait ), mais bonjour le rendement, et il n’y a pas assez de retenues, ni de sites s’y prêtant pour que ça puisse faire l’affaire.

    Les energies renouvelables, pourquoi pas ( et encore j’ai des réserves quand à leur déploiement dans les conditions actuelles – maturité insuffisante des solutions techniques pour certaines filières-) ? Mais ça n’est pas aujourd’hui une alternative crédible au nucléaire surement et aux énergies fossiles probablement.

  13. Anna Galore

    Et pour tous les autres exemples cités ? Tous des demeurés dont aucun n’a réalisé les arguments que tu soulèves ? (dont certains qui croient qu’ils sont auto-suffisants depuis plusieurs années… dingue, non ?)

  14. Anna Galore

    « j’ai des réserves quand à leur déploiement dans les conditions actuelles – maturité insuffisante des solutions techniques pour certaines filières-) ? Mais ça n’est pas aujourd’hui une alternative crédible au nucléaire surement et aux énergies fossiles probablement. »

    Là, tu reprends exactement quelque chose que j’ai écrit plus haut. Je (me) cite :

    « Il n’y a, à l’heure actuelle (et je te rejoins totalement sur ce point) aucune alternative prête à se substituer à 100% à l’énergie nucléaire pour faire face aux besoins électriques d’un pays comme la France. Il serait donc absurde et, en fait, tout simplement stupide, pour EDF de dire aujourd’hui (je dis bien : aujourd’hui) « OK on arrête le nucléaire immédiatement et on passe à l’éolien et au solaire ». Il n’y a donc aucun sens à dire « EDF se serait engouffrée dans le créneau ». Ce ne peut être qu’une évolution progressive. »

    Ta carrière d’avocat du diable ne va pas aller très loin si tu dis la même chose que les personnes que tu crois contredire… 🙂

    Anna, j’y crois pas, il est d’accord avec moi !

  15. J'YCroisPas

    Voyons maintenant deux scenarii ( le premier pessimiste, le second optimiste ):

    Scenario probable :
    Conpenhague est un échec, la consommation d’energies fossiles se stabilise à son niveau actuel, dans 200 ans nous brûlons nos dernières reserves, et l’atmosphère atteint sa concentration maximale de CO2 ( forcèment, on a tout brûlé ).
    Nous sommes le 1ier janvier 2210, les dernières traces de vies humaines s’éteignent sur les pôles ou elles ont trouvé refuge ( il fait 53°C au fond des grottes ), laissant derrières elles une planète dévastée. [ C’est en gros ce que nous prédisent les spécialistes du climat, les vrais, ceux du GIEC, si nous ne faisons rien].

    Scenario possible :
    Copenhague est un vrai succès, dès le premier janvier 2010, la consommation d’énerge fossile est divisée par deux sur toute la planète, et nous disposons de 400 ans de reserves. Comme les humains ont maintenant une conscience aigue de la menace, ils réussissent encore à prolonger ces réserves pour les faire durer 1000 ans.
    Nous sommes à présent, le 1ier janvier 3010, nous brûlons nos dernières reserves, et l’atmosphère atteint sa concentration maximale de CO2 ( forcèment, on a tout brûlé ). Les dernières traces de vies humaines s’éteignent sur les pôles ou elles ont trouvé refuge ( il fait 53°C au fond des grottes ), laissant derrières elles une planète dévastée.

    Alors optimistes ou pas ?

  16. Anna Galore

    Tu oublies une possibilité : d’ici une vingtaine d’années (je ne suis pas d’un optimisme si délirant… mais optimiste quand même), on a suffisamment réduit les émissions de gaz à effet de serre pour arrêter la montée des températures. En 2050, l’équilibre est enfin atteint, grâce au développement généralisé de techniques de productions d’énergie non polluante.

    La Terre continue à avoir des variations climatiques comme elle en a toujours eues mais au moins celles-là sont naturelles.

    L’Homme finit par disparaître de façon naturelle un jour, dans quelques centaines de milliers d’années, comme n’importe quelle autre espèce depuis que la Terre connait la vie.

  17. J'YCroisPas

    Je vais vous faire un aveu :
    Je n’ai pas toujours été un sceptique du réchauffement climatique d’origine anthropique. Mais pour d’autres raisons ( scientifiques )que la climatologie, je me suis interessé il y a environ 1 an 1/2 aux cycles solaires, et c’est là au gré de mes butinages à travers le web que j’ai vu que certains avaient trouvé une excellente corrèlation entre les cycles solaires et le réchauffement climatique.
    D’où mes questionnements d’aujourd’hui à ce sujet : je ne prends plus rien argent comptant, et je cherche a vérifier ( comme pour les deux photos pas prises à la même saison dans le fil « Une vérité qui dérange », j’ai recherché d’autres photos et j’ai trouvé les deux ensembles datées certes d’années différentes, mais aussi de saisons différentes. Ca ne dit pas que le climat ne se rechauffe pas, juste, j’essaye d’éviter de mélanger les torchons et les serviettes. Ca évite le choc des photos. J’essaye d’avoir aussi la même attitude face au poids des mots).
    Mon propos n’est pas de dire que les sceptiques ont raison face aux anthropiques, mais juste que leurs objections soient démontées ( si elles peuvent l’être ) de facon transparente.

    A propos de transparence, je vous invite a voyager sur la toile en suivant http://actualite.portail.free.fr/high-tech/23-11-2009/des-hackers-a-l-origine-d-un-eventuel-climategate/
    ou http://www.anelegantchaos.org/cru/emails.php?eid=1056&filename=1255550975.txt ,

    Bonne soirée.

    Jean

  18. J'YCroisPas

    Là, c’est plus que de l’optimisme, tu prédis un arrêt total des besoins en energie fossile en 2050 ( c’est çà l’équilibre, on ajoute plus rien en CO2 ).
    Serais-tu allée à Lourdes dernièrement ?
    Pour moi, c’est jouable d’éspèrer d’arriver en 2050, même si je serai très vieux. Si c’est le cas je souhaite que tu aie raison 🙂

    Jean

  19. Anna Galore

    « tu prédis un arrêt total des besoins en energie fossile en 2050  »

    Si c’est ça ou disparaître, je crois que tout le monde finira par en être convaincu, en effet. D’autant plus que si on continue à ce rythme, les réserves de pétrole seront totalement épuisées vers cette date. La seule question sera (si on poursuit à ce rythme) de voir si le climat aura ou non atteint un point de déséquilibre menaçant la vie ou pas. Un pari qu’un nombre croissant de personnes préfèrerait éviter de prendre.

    « Pour moi, c’est jouable d’éspèrer d’arriver en 2050, même si je serai très vieux. »

    Ce n’est pas pour moi que je le souhaite mais pour ceux qui sont aujourd’hui des enfants. Et leurs enfants, et les enfants de leurs enfants, etc.

    Sur le climategate, une nouvelle tombée hier en fin d’après-midi, ça ressemble plus à une baudruche qu’à un scoop de quoi que ce soit. Lire par exemple un article bien résumé sur Rue89 ( http://www.rue89.com/2009/11/23/le-climategate-de-la-recherche-sur-le-rechauffement-127022 ) et l’essentiel des réactions de climatologues sur RealClimate ( http://www.realclimate.org/index.php/archives/2009/11/the-cru-hack/ ).

    Quant à ta démarche, je la trouve totalement sensée et je l’approuve sans réserve. La corrélation entre le climat et l’activité solaire est excellente en effet… sauf pour les dernières décennies, où un surplus croissant de CO2 montre une excellente corrélation avec un surplus croissant de température, en dehors de toute variation significative de l’activité solaire (voir plus haut).

  20. Anna Galore

    « ( c’est çà l’équilibre, on ajoute plus rien en CO2 ) »

    Juste une nuance à ce sujet : le CO2 qui part dans l’atmosphère ne s’y accumule pas éternellement. Au bout d’un certain temps, il est absorbé à nouveau par la surface de la Terre et en particulier par les arbres, une pompe à CO2 naturelle. Ce qui fait problème, c’est l’équilibre : s’il y a plus de production de CO2 (naturelle ou pas) que de capacité à le recapturer, le taux global augmente d’une année sur l’autre. Ce qu’il faut atteindre, c’est sa stabilisation, voire sa réduction. Il faut donc soit diminuer la production totale de CO2, soit augmenter la surface de forêts ou d’autres pièges à CO2 comme les algues, par exemple ( http://www.annagaloreleblog.com/archive/2008/09/24/biocarburants-vers-une-bonne-solution.html ).

    Ce qui m’amène à une deuxième remarque…

    En brûlant les forêts à outrance, non seulement on produit une quantité importante de gaz à effet de serre (20% du total il me semble) mais on réduit d’autant plus la capacité de la Terre à capturer le CO2 en excès.

    Il en est de même pour la fonte du permafrost (observée à grande échelle depuis 2007). La fonte elle-même est dû au réchauffement climatique. Mais, en dehors de provoquer par son instabilité des destructions de routes et de maisons ou de villes posées dessus depuis des dizaines d’années, l’un de ses effets les plus nocifs est de relarguer dans l’atmosphère des quantités phénoménales de méthane, un gaz dont l’effet de serre est 28 fois plus important que celui de CO2. De fait, les experts ont noté une accélération du réchauffement supérieure aux prévisions « normales » du GIEC depuis deux ans ( http://www.20minutes.fr/article/365590/Monde-Gaz-a-effet-de-serre-on-se-rapprocherait-du-scenario-pessimiste.php ).

    Dans ces deux cas de figure, l’augmentation de CO2 accélère le réchauffement climatique qui accélère la production de gaz à effet de serre qui accélère le réchauffement etc. Un effet d’entraînement on ne peut plus dangereux par le fait qu’il s’accentue à chaque itération.

  21. J'YCroisPas

    Pour la baudruche, je préfère m’abreuver à la source plutôt qu’aux résumés de Rue89. Les emails publiés, et dont les auteurs ont reconnu l’authenticité sont classés par thèmes à http://skyfal.free.fr/?p=422 . Il suffit d’en lire quelques uns ( en anglais ) pour voir que le résumé de Rue89 est quelque peu réducteur.
    La masse d’emails est astronomique, et je confesse ne pas avoir tout lu ( et de loin ), mais le peu que j’ai lu est assez édifiant sur les méthodes de certains experts ( dissimulation et trafiquage de données ) .
    Les « sceptiques » ont pour eux de l’être dans la démarche scientifique, contrairement à certains « anthropistes ».

    Quand au site RealClimate, il est « aux bottes » de Michael Mann et al. ( voir le mail http://www.eastangliaemails.com/emails.php?eid=446&filename=1102687002.txt ).

    Divulguez les données, publiez le code source des modèles informatiques que chacun puisse vérifier, relever les éventuelles erreurs dans la programmation des modèles. Les buts écologiques et d’économie ( dans le sens d’utilisation avec parcimonie ) sont sans doutes nobles, ils méritent la plus totale transparence.

    Sans transparence pas de crédit.

    L’affirmation :
    « … La corrélation entre le climat et l’activité solaire est excellente en effet… sauf pour les dernières décennies, où un surplus croissant de CO2 montre une excellente corrélation avec un surplus croissant de température, en dehors de toute variation significative de l’activité solaire (voir plus haut). … »
    Peut aussi s’interprêter :
    La corrélation entre le climat et l’activité solaire est excellente en effet… sauf pour les dernières décennies, où un surplus croissant de _température_ montre une excellente corrélation avec un surplus croissant de _CO2_ », ce qui n’est pas du tout la même chose. ( un peu comme qui de la poule ou l’oeuf…)
    Quand à dire « … en dehors de toute variation significative de l’activité solaire … » le graphique de wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/File:Sunspot_Numbers.png montre plutôt a mon avis une grosse hausse de l’activité solaire moyenne depuis les années 1900 .

    En ce qui concerne le pari, si l’on en croit les tenants de « l’anthropisme », il est déjà pris. Ma boutade n’était que juste j’aimerais bien connaître le dénouement à la fin ( entre les deux je peux bien être mort ) 😉 .

    Jean

  22. Anna Galore

    « le graphique de wikipedia montre plutôt a mon avis une grosse hausse de l’activité solaire moyenne depuis les années 1900 . »

    C’est marrant, ça. Moi, je la vois comme globalement constante à part un creux vers 1800-1820. Le pic le plus haut est en 1960 et tous les autres, de 1830 à aujourd’hui, sont d’une amplitude égale ou inférieure à ceux autour de 1780.

  23. J'YCroisPas

    J’ai du mal a croire que tu ne puisse pas voir que le minimum de la période 1950-aujourd’hui est supérieur au maximum de la période 1600-1950. Je parle de la moyenne ( courbe noire ), evidement les données brutes ( en bleu ) sont beaucoup moins évidentes a lire.

    Jean

  24. Anna Galore

    OK, j’ai tout lu. Je n’ai rien vu qui n’ait pas déjà été dit ici et pour faire bref : ne confondons pas les variations climatiques naturelles (celles-là, on n’y peut rien) et celles provoquées par l’activité de l’homme. C’est ce qu’ont reconnu les auteurs de la théorie sur le lien activité solaire – réchauffement climatique. Je recopie ici mon commentaire à ce sujet :

    « Lassen et l’astrophysicien Peter Thejll, complétant l’étude de 1991 avec de nouvelles données, conclurent que bien que le cycle solaire puisse expliquer environ la moitié de l’accroissement en température observé depuis 1900, il ne pouvait en aucune manière expliquer l’accroissement de 0,4 °C depuis 1980. »

    Et si l’activité solaire était le paramètre prédominant, cela s’appliquerait à toutes les planètes du système solaire, ce qui n’est pas le cas (voir plus haut).

    Le creux de températures de 1940 à 1975 est l’un de ces effets naturels, ce que reconnait sans problème D. Evans. Plein d’autres variations le sont également. Une fois qu’on a pris en compte tout ce qui peut être dû à des causes naturelles, il reste une partie d’accroissement des températures inexpliquée par ces causes naturelles. Elle est justement corrélée à la part d’augmentation du CO2 liée à l’activité humaine. Et selon ses propres termes, le logiciel qu’il a utilisé a une imprécision de 10%, ce qui n’a rien de honteux, ce n’est qu’un modèle.

    Je ne parle pas de modèle mais d’observations et ces observations montrent que la température augmente quand la quantité de CO2 augmente, cela depuis plusieurs centaines de milliers d’années, avec une « anomalie » depuis environ un siècle : elle augmente beaucoup plus que jamais auparavant en 650 000 ans et justement la température aussi (ce qui n’est pas une surprise) et justement depuis un siècle l’activité industrielle augmente aussi (ce n’est pas un secret) et justement elle émet des gaz à effet de serre (ce n’est pas une découverte). On peut en déduire raisonnablement que l’activité humaine a quelque chose à voir avec le réchauffement climatique, non ? Ou alors tu vas m’expliquer que c’est parce que la Terre se réchauffe qu’il y a plus d’activité humaine ?

  25. Anna Galore

    Et, bien entendu en toute transparence, le graphique sur l’activité solaire que tu m’as indiqué doit être accompagné de l’article complet qui lui correpond :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Sun_spot_cycle

    …ainsi que cet autre graphique qui montre l’absence de corrélation entre l’activité solaire et la température de la Terre :

    http://en.wikipedia.org/wiki/File:Temp-sunspot-co2.svg

    …qui est commenté comme suit dans le même article :

    Lockwood and Fröhlich, 2007, find that there « is considerable evidence for solar influence on the Earth’s pre-industrial climate and the Sun may well have been a factor in post-industrial climate change in the first half of the last century, » but that « over the past 20 years, all the trends in the Sun that could have had an influence on the Earth’s climate have been in the opposite direction to that required to explain the observed rise in global mean temperatures »

    Je traduis la fin : « dans les vingt dernières années, toutes les tendances du Soleil qui auraient pu avoir une influence sur le climat de la Terre sont allées en direction opposée à celles requises pour expliquer l’augmentation observée de la température moyenne globale ».

  26. J'YcroisPas

     » … Juste une nuance à ce sujet : le CO2 qui part dans l’atmosphère ne s’y accumule pas éternellement. Au bout d’un certain temps, il est absorbé à nouveau par la surface de la Terre et en particulier par les arbres, une pompe à CO2 naturelle. Ce qui fait problème, c’est l’équilibre : s’il y a plus de production de CO2 (naturelle ou pas) que de capacité à le recapturer, le taux global augmente d’une année sur l’autre. Ce qu’il faut atteindre, c’est sa stabilisation, voire sa réduction. Il faut donc soit diminuer la production totale de CO2, soit augmenter la surface de forêts ou d’autres pièges à CO2 comme les algues, par exemple … »

    Si j’ai bien tout compris, avec le CO2 actuel, la température continue de monter ( si je suis ton raisonnement ), mais les fôrets compensent en absorbant l’excès de CO2 et les températures diminuent. Or le bois est considéré comme une énergie renouvelable donc on fait pousser du bois pour absorber le CO2 en excès, qu’on brûle pour réinjecter dans l’atmosphère ce qu’on vient d’en retirer.
    De même pour les bio-carburants, on fait pousser plus d’algues mais on les brûle.
    Donc on n’ajoute plus de CO2, mais on n’en retire pas non plus, et ça continue de chauffer dans le meilleur des cas.

    De plus, je vois mal comment concilier le report inévitable au moins partiellement d’energie fossile sur énergie bois sans rompre l’équilibre déboisement a objectif energétique et reboisement a objectif réduction de CO2. Surtout dans un contexte de necessité accrue de terres agricoles pour une population plus élevée qu’aujourd’hui ( sauf a éliminer le « trop plein de population », ce que je soupçonne d’aucuns de projeter. )

  27. Anna Galore

    « donc on fait pousser du bois pour absorber le CO2 en excès, qu’on brûle pour réinjecter dans l’atmosphère »

    Ben justement, non, sinon (comme tu le soulignes) ça ne servirait à rien ! Au lieu de continuer des déforestations massives (par le feu) comme en Amazonie ou aux Philippines, on arrête de le faire. Voir le site de Greenpeace à ce sujet. j’en recopie l’essentiel ci-dessous :

    Préserver les forêts

    L’objectif prioritaire, c’est « Zéro déforestation ». 80% des forêts « primaires » de la planète ont déjà disparu. Ces forêts qui n’ont presque pas été exploitées par l’homme représentent un trésor pour notre planète. L’essentiel de la biodiversité terrestre s’y concentre. Préserver ces forêts en Amazonie, dans le bassin du Congo, en Asie du Sud-Est constitue une priorité. Il faut passer d’une logique d’exploitation des forêts à une logique de protection. Cela signifie l’encadrement du commerce du bois et la fin de la conversion de zones forestières en espaces agro-industriels.

    Réglementer le marché du bois

    En 1992, le Sommet de la Terre à Rio a défini le bois « durable ». Il est socialement bénéfique, écologiquement adapté et économiquement viable. C’est ce bois-là qu’il faut promouvoir. L’Europe doit adopter une législation sur le bois contraignante et ambitieuse pour le valoriser. Elle doit dans le même temps interdire l’importation, la vente et la possession de « bois illégal ». Le marché du bois doit devenir éthiquement responsable.

    Responsabiliser Etats, entreprises et consommateurs

    Pour participer à cet assainissement du marché du bois, il faut valoriser le bois produit localement et de manière responsable. Les entreprises, les Etats et les consommateurs doivent respecter ces principes lors de leurs achats.
    Au niveau international, seul le label FSC (Forest Stewardship Council, Conseil de bonne gestion forestière) est crédible. Ce label international garantit la préservation des ressources naturelles et les droits des peuples indigènes et des salariés de l’industrie du bois.

    Soutenir les pays forestiers

    Les pays industrialisés doivent financer un fonds international de lutte contre la déforestation. Ce fonds offrirait aux pays forestiers des incitations financières pour qu’ils préservent leurs forêts. Ces pays doivent également être soutenus dans le domaine de la gouvernance et de l’application des lois. Cela implique un contrôle strict des titres de propriété forestière.

    Créer des aires protégées

    Lors du Sommet de la Terre, en 1992, les gouvernements de 187 pays avaient adopté la « Convention sur la diversité biologique ». L’objectif était de préserver la biodiversité animale et végétale, par exemple en créant des aires protégées. Malheureusement, la Convention est restée lettre morte. Il faut la mettre en œuvre pour que la biodiversité, notamment en milieu forestier, soit enfin préservée.
    ________________________

    Quant à la surface de terres agricoles réellement utiles pour une population supérieure à l’actuelle (y compris en nourrissant correctement le milliard de personnes qui actuellement subissent la famine), elle ne nécessite pas de déforestation supplémentaire mais une meilleure répartition et utilisation des terres cultivables déjà disponibles. Le mieux est que tu regardes le film Home de Yann Arthus-Bertrand.

  28. J'YCroisPas

    « … Et pour tous les autres exemples cités ? Tous des demeurés dont aucun n’a réalisé les arguments que tu soulèves ? (dont certains qui croient qu’ils sont auto-suffisants depuis plusieurs années… dingue, non ?) … »

    Je ne crois pas avoir traité encore quelqu’un de demeuré, et pour dire les choses, je trouve celà blessant.

    Dire, qu’ici où là, dans des conditions particulières liées à une situation géographique, démographique, et/ou politique favorable, on puisse ( et visiblement on le peut ), réussir une autonomie énergétique renouvelable ( encore que pour l’exemple autrichien, le biodiesel…humhum, j’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer dans un autre fil sur ce sujet ) est une chose. Penser que celà puisse _dans l’état actuel des techniques_ mises en oeuvre être généralisé, il y a me semble-t-il un pas ( voire un fossé ).

  29. Anna Galore

    C’est exactement ce que nous disons tous ici. Bien sûr qu’il y a un pas, et un grand. Il n’empêche que c’est une technologie qui se développe et que les exemples d’utilisation réussie se multiplient. Au bout de combien de « conditions particulières » peut-on commencer à croire qu’il s’agit d’une solution d’avenir ?

    Quant au biodiesel, nous en pensons également exactement la même chose, j’y ai consacré une note alors que ce blog avait à peine trois jours d’existence.

    http://www.annagaloreleblog.com/archive/2008/02/20/biocarburants-une-fausse-bonne-idee.html

    …sauf que là, il s’agit de colza produit dans un pays riche qui n’a aucun problème alimentaire, donc qui n’affame personne en le produisant sur son propre sol.

  30. J'YCroisPas

    Je reviens sur la « baudruche » ( voir plus haut ) :

    Le Dr Hans Von Storch, qui ne peut pas être qualifié de « sceptique » ( voir sa fiche sur wikipédia ), dit des choses très interessantes sur sa page : http://coast.gkss.de/staff/storch/storch.htm#achievements , news du 21 et 24/11/2009, et je crois que ce qu’il dit sur la publication des données et des modèles est une necessité ( voir mes interventions supra ), l’exclusion des manipulateurs du GIEC et des comités de lecture une juste récompense ( minimale, leurs employeurs devraient les virer, et les attaquer en remboursement de leurs salaires, et domages et interêts pour atteinte à l’image ) de leur malhonêteté.
    Lorsqu’il dit que les médias devraient être les gardiens pricipaux de ce que devrait être les normes éthiques de la science, il a aussi raison. Il me semble toutefois que les principaux médias français aient beaucoup, mais vraiment beaucoup d’éthique journalistique a réintroduire chez eux avant d’aller donner des leçons aux scientifiques, si j’en crois le silence étourdissant sur cette affaire sur les télés et les radios.

    Enfin, je souhaite que le Dr Von Storch, qui j’espère représente une très large majorité quand à ses déclarations, puisse faire en sorte que toutes les données et tous les modèles soient publiés.

    Lorsque la science ne peut pas être réfutée, c’est une religion.

    Trop longtemps les anthropogénistes ont refusé cet accès aux données ( ce qui ne veut pas dire qu’ils ont tort ). En ouvrant cet accès aux sceptiques ( qui n’ont pas necessairement raison ), ils feront grandir leur science.

    Bon et maintenant les septiques à la fosse.

    A bientôt.

    Jean

  31. J'YCroisPas

    « … Au bout de combien de « conditions particulières » peut-on commencer à croire qu’il s’agit d’une solution d’avenir ?
    … »

    A mon avis lorsque cette solution est applicable à une zone à très forte densité, et ne disposant pas de conditions favorables ( en gros là ou ça paraît vraiment pas possible ).

    Jean

  32. Anna Galore

     » mon avis lorsque cette solution est applicable à une zone à très forte densité, et ne disposant pas de conditions favorables  »

    Comme le quartier de Bedzed à Londres ?

  33. J'YCroisPas

    Peut-être, il faudrait avoir les conditions techniques de cette réalisation, et voir si celà est reproductible. S’il y a du stockage, comment est il fait, etc…

    « … Entièrement d’accord avec ton commentaire sur la mise en commun de toutes les données … » Tu vois qu’on peut y arriver dans les deux sens.

    Dans quelques temps, lorsque les données et le modèles utilisés auront été étudiés dans chaque camp, en toute transparence, nous pourrons même être d’accord sur un consensus genre GIEC-II .

    [ conditionnel on / ]
    En tout cas je pense que du temps ( peut-être précieux, en tout cas selon les anthropistes ) aura été perdu par la faute de M.Mann et al. sans parler du fait que si leurs modèles ont réellement été biaisés et ont conduit le GIEC et les gouvernements à des (encore hypothètiques) décisions qui n’avaient pas de fondements, bonjour la cata pour la science et les journalistes, sans compter la côte de confiance dans les dirigeants.
    [ / conditionnel off ]

    Bonne soirée.

    Jean

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