Mauerfall, l'erreur providentielle

IMGP4526.JPGTout le monde en parle aujourd’hui et en parlera encore longtemps. Il y a 20 ans, le Mur de Berlin tombait, marquant ainsi le début de l’effondrement du bloc de l’Est et de l’empire soviétique mais aussi la vraie fin de la deuxième guerre mondiale, près d’un demi-siècle après l’arrêt des combats.

Je n’ai pas l’intention de rappeler ici tous les détails de cet évènement, ils sont dans tous les journaux, sur toutes les télés et toutes les radios. Je vais simplement revenir sur l’erreur providentielle qui a rendu possible ce tournant historique sans effusion de sang.

Dans les mois qui précèdent, les signes avant-coureurs d’un changement majeur s’accumulent. La Hongrie ouvre ses frontières au printemps, permettant un passage à l’ouest sans contrôle, les Allemands de l’Est étant autorisés à voyager dans ce pays « frère ». En août, un leader de Solidarnosc devient Premier ministre de la Pologne. En octobre, Mikhael Gorbatchev, venu à Berlin Est pour célébrer les 40 ans de la RDA, déclare que tout recours à la répression armée est à exclure. Les manifestations se multiplient, les têtes valsent.

La vidéo qui suit a été tournée dans la nuit du 9 novembre 1989. A un point de passage officiel, le checkpoint de Bornholmer Strasse, la foule s’amasse et demande à passer du côté ouest de la ville. Pourquoi tant de monde ? Parce qu’un message non autorisé du gouvernement est-allemand a été diffusé par erreur lors d’une conférence de presse, disant que tout le monde aura le droit de passer librement.

Les gardes sont dans la confusion la plus totale, ils n’ont aucune instruction officielle. Ils refusent d’ouvrir les barrières puis ils laissent passer quelques personnes au compte-goutte, en leur précisant qu’elles n’auront pas le droit de revenir.

Mais les gens qui se pressent les exhortent à ne pas être stupide et à comprendre toute la portée de ce qui arrive. Ils demandent à ce qu’il n’y ait pas de violence. Les soldats, déstabilisés, font appel à leur supérieur par radio pour lui expliquer la situation. Il refuse d’autoriser le passage.

Alors, contre l’ordre qui vient de leur être donné et en dépit des risques qu’ils prennent à l’ignorer, dépassés, ils ouvrent les portes en grand.

Et tout bascule.

Très belle journée à vous

22 Replies to “Mauerfall, l'erreur providentielle”

  1. anti Post author

    Si tout ça était « préparé » depuis des mois, depuis l’arrivée de Gorbatchev au pouvoir en URSS, ça reste fascinant de voir la puissance de la simple Parole, de celle qui touche là où ça fait mal/là où ça fait du bien.

    J’étais ado quand tout ça s’est passé, je crois que j’en ai encore des coupures de presse de l’époque quelque part.

    Mon ex beau-frère, qui vit à Berlin, nous racontait combien cette nuit avait été un choc, un choc positif, mais un choc tout de même. Il avait coutume d’aller faire de la moto jusqu’à la porte de Brandenburg, grande avenue fermée, sombre, presque sordide et là… Plein de monde, l’incroyable se produisait. Il aura fallu pas mal de jours pour que les berlinois réalisent que ce n’était pas seulement un moment de folie, c’était la réunification de la grande Allemagne qui s’annonçait.

    Cette réunification n’était pas forcément vue du bon oeil de la part des allemands de l’Ouest (surtout de droite) qui savaient que cela allait coûter une fortune. Et de fait, cela a coûté un rein. Mais pour quel résultat !

    Je me souviens de nombreux voyages en Allemagne ex-DDR juste dans les années qui ont suivi la chute du mur : autoroutes en plaques de béton, anciens postes frontières, monuments culturels occidentaux en friche contre monuments communistes partout. Et Postdam ! Incroyable ! Voir le château de Sans-Soucis à peine en début de restauration avec des meules de foin partout dans les jardins abandonnés de si longues années. Et le Berliner Dom et la Karl Marx Platz ! Et… etc.

    Et puis, si les projecteurs sont aujourd’hui forcément braqués sur la capitale, il ne faut pas oublier non plus, ces villages qui ont été séparés en deux pendant encore plus longtemps comme ce fut le cas de Mödlareuth par exemple, traversé par la frontière de 1952 à 1989 ( http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/allemagne-un-village-coupe-en-deux-pendant-37-ans-20-09-2009-559495.php ).

    anti

  2. valentine Post author

    Moments inoubliables. Merci pour cette video…

    Voici la liste des murs érigés sur la planète:

    Irlande du Nord: les murs de la haine
    Les « murs de la paix », initiés par l’armée britannique en 1969 pour éviter les heurts entre catholiques et protestants à Belfast, devaient être temporaires. Quarante ans plus tard, des dizaines de peace walls composés de tôle ou de brique déchirent toujours la ville sur une quinzaine de kilomètres.

    Ceuta et Melilla: le mur des Africains
    En 1995, l’Espagne a érigé des fortifications métalliques de 6 mètres de haut autour de ses enclaves de Ceuta et de Melilla, au Maroc, pour barrer la route aux candidats à l’émigration en Europe. Elles mesurent respectivement 8 à 12 kilomètres de long.

    Mexique – Etats-Unis: le mur des clandestins
    Commencée en 1994 et renforcée depuis 2006, la palissade discontinue de 1200 kilomètres qui sépare les Etats-Unis du Mexique le long du Rio Grande vise à mettre un terme aux flux migratoires illégaux.

    Etats-Unis, Amérique latine: les murs volontaires
    Au moins huit millions d’Américains vivent volontairement derrière des murs pour s’affranchir des quartiers défavorisés. Nées dans les années 70, les « villes fermées » (gates communities) se sont répandues un peu partout aux Etats-Unis. Ce phénomène s’est étendu au Canada, en Amérique latine, en Afrique du Sud et en Europe de l’Est.

    Sahara occidental: le mur de sable
    Pour se protéger des incursions du Front Polisario qui réclame une vaste partie du Sahara occidental, le Maroc a entrepris en 1980 la construction d’un rempart de plus de 2000 kilomètres de long. Cette ceinture de sécurité consiste en une double rangée de remblais de sable, renforcée par des points de contrôle, des mines et des barbelés.

    Chypre: le mur de la division
    La « ligne verte » est une zone tampon de 180 kilomètres qui sépare depuis vingt-sept ans les 200 000 Chypriotes turcs, au nord, des 700 000 Chypriotes grecs, au sud. Elle a été crée en 1974 par les Nations Unies le long de la ligne de cessez-le-feu établi après l’invasion d’un tiers de l’île par l’armée turque.

    Botswana-Zimbabwe: le mur des indésirables
    En 2003, le Botswana a dressé une barrière électrifiée de 500 kilomètres le long de sa frontière avec le Zimbabwe pour stopper les clandestins et le brigandage.

    Inde-Pakistan: le mur de la partition
    Entre 2002 et 2003, l’Inde a érigé un mur de barbelés de 550 kilomètres pour séparer les deux Cachemires. Ce mur est destiné à empêcher l’infiltration de séparatistes pakistanais et à faire de la ligne de cessez-le-feu une frontière internationale.

    Inde-Bangladesch: le mur le plus long
    New Dehli a entrepris en 2002 la construction d’une clôture de 4000 kilomètres le long de sa frontière avec le Bangladesch. Elle remplit quatre objectifs: freiner l’immigration illégale, entraver les actions des mouvements indépendantistes, endiguer l’infiltration d’islamistes extrémistes et lutter contre le trafic d’armes et de droque.

    Corée du Nord – Corée du Sud: le dernier mur de la guerre froide
    Créée en 1953 pour séparer les armées après la guerre, cette zone de 241 kilomètres est un double mur séparé par un no man’s land miné de 2 à 4 kilomètres de large.

    Chine-Corée du Nord: le mur anti-exode
    Pékin érige depuis 2006 une ligne de barbelés le long de sa frontière avec la Corée du Nord, qu s’étend sur plus de 1400 kilomètres. Cette clôture vise à éviter un exode massif de réfugiés en cas de crise humanitaire majeure ou si le régime de Pyongyang venait à s’effondrer.

    Israël-Palestine: le mur de la discorde
    Pour se protéger des attentats palestiniens, Israël a entamé en 2002 la construction d’un mur de défense de 790 kilomètres de long à la limite de la Cisjordanie. Il doit être achevé en 2010. La ceinture de béton atteint une hauteur de 9 mètres dans plusieurs zones urbaines.

    J’ai relevé ces informations dans le journal « 24 heures » du 7-8-novembre 2009

  3. Béatrice Post author

    On venait de fêter le bicentenaire de la Révolution française… 200 ans plus tard, la chute du mur était aussi un immense élan de liberté.

    Je trouve cela aujourd’hui encore incroyable et merveilleux pour le peuple allemand et pour l’Europe. Les Allemands parlent de « Wunder », de miracle.

    Depuis bien des murs ont été érigés. Il reste à espérer que les autres murs tombent eux aussi un jour !

  4. Anna Galore Post author

    Quant au 9 novembre, il est lourd de sens pour l’Allemagne, pour le meilleur comme pour le pire :

    – 9 novembre 1918 : proclamation de la république de Weimar
    – 9 novembre 1923 : putsch de la Brasserie mené par Adolf Hitler
    – 9 novembre 1938 : nuit de Cristal et début du pogrom anti-Juifs commis par les nazis
    – 9 novembre 1989 : chute du mur de Berlin

    C’est en raison des deux anniversaires sinistres relatifs à Hitler que le 9 novembre, un moment proposé comme date de la fête nationale à la suite de la chute du Mur, n’a finalement pas été retenu. Cette fête est le 3 novembre, date de la réunification des deux Allemagnes.

  5. anti Post author

    Merci Béa 😉 Tiens d’ailleurs, il semble qu’il y ait aussi une erreur sur Wiki qui indique cette date comme étant le jour de la fête nationale de la Corée du Sud qui est signalée partout ailleurs comme ayant lieu le 15 août ?

    anti

  6. ramses Post author

    La vidéo est extraordinaire, je ne la connaissais pas et je vois qu’il y en a beaucoup d’autres sur Youtube. Ce 9 novembre 1989 est l’épilogue de la politique menée par Gorbatchev, « Perestroïka », qui a désarçonné les dirigeants de l’ex-RDA. On sent la tension au check-point, entre la foule et les militaires… Ils ont fait preuve de bon sens et de sang-froid, mais celà aurait pu tourner au bain de sang, si ils avaient ouvert le feu. Ce 9 novembre marque aussi la fin définitive de la 2ème guerre mondiale.

    Merci, Valentine, de récapituler tous les murs qui existent encore un peu partout dans le monde, auxquels il faut ajouter ceux, nombreux, de l’incompréhension entre les individus. Il y a encore du boulot !

    On chiffre le coût de la réunification de l’Allemagne à 1.300 milliards € (la moitié du PIB allemand de 2008). C’est un effort considérable, qui a transféré une partie des richesses de l’ouest vers l’est (les 2/3 correspondent à des prestations sociales). D’après les estimations du ministre de l’intérieur, Thomas Maizière, il faudra encore une dizaine d’années pour que l’Est et l’Ouest soient au même niveau. (source : édition du dimanche 8 novembre 2009 du journal allemand, Welt am Sonntag).

    Enfin, une controverse sur la présence de Nicolas Sarkozy ce jour là, en compagnie d’Alain Juppé et de François Fillon, constitue le « buzz » du jour…

  7. Anna Galore Post author

    Oui la vidéo est absolument extraordinaire, en effet. Entièrement d’accord avec tous tes commentaires.

    Concernant le mini-buzz sur Sarko, il prête plus à rire qu’à controverse. Notre président a posté sur son Facebook une photo de lui avec Juppé en train de frapper sur le mur avec un piolet qui daterait du 9 novembre. Seul hic : le 9 novembre, les seuls à frapper sur le mur étaient à l’Est, le côté Ouest n’a commencé que le 10. A cela se rajoute le fait que le 9 novembre, Sarko était en train de commémorer la mort de Charles de Gaulle à Colombey les Deux Eglises. Et pour finir de tordre le cou à son incroyable ubiquité, Juppé a justement raconté la scène il y a quelques jours sur une radio en précisant que c’était le 10 ou le 11 qu’il s’était rendu « avec quelques amis » à Berlin, qu’ils avaient croisé une famille en train de cogner sur le mur (côté ouest, cette fois) et qu’ils avaient pris la pose pour la fameuse photo.

    Ah, l’ego…

  8. monilet Post author

    « Parce qu’un message non autorisé du gouvernement est-allemand a été diffusé par erreur lors d’une conférence de presse, disant que tout le monde aura le droit de passer librement. »

    Je viens d’entendre cette version sur FR3 mais peu auparavant, sur radiofrance, un journaliste présent à ladite conférence de prese rapportait que Schabowski parlait en langue de bois depuis 2 heures et que les journalistes lassés commençaient à quitter les lieux en dfisant qu’il ne se passerait rien. un certain monsieur au fond de la salle lui aurait dit « ils ne devraient pas partir car il va dire quelque chose ». Il s’est avéré que c’était un dilomate de l’Allemagne de l’Ouest et donc que l’événement pourrait avoir été « préparé » avec les puissances de l’Ouest.
    Je vous livre ce que je viens d’entendre

  9. J'YCroisPas Post author

    C’est certe un bel anniversaire pour ceux qui étaient opprimés derrière le rideau de fer, mais on nous en abbreuve aujourd’hui jusqu’ la lie.
    Les gouvernements occidentaux, qui ont eu seuls l’initiative de la mondialisation après le suicide des régimes de l’est, on laissé filer la chance inouïe qui était alors à leur portée. Ils ont laissé s’ériger le mur de l’argent et de la prédation, plus honteux encore, car tous ceux qui ne sont pas victimes sont bourreaux, et chacun rumine la honte de sa conduite et la crainte d’être le suivant dans son coin. L’histoire, aussi, un jour, peut-être, le retiendra…

    Jean

  10. Anna Galore Post author

    C’est malheureusement entièrement vrai, comme le rappelait Bernard Guetta ce matin dans son éditorial sur France Info.

    Dans les mois qui ont suivi la chute du Mur et le démantèlement du bloc de l’Est, le G7 a refusé toute aide financière à Gorbatchev qui venait en faire la demande pour permettre son plan de transformation progressive du système soviétique vers une économie mixte. Gorbatchev venait pourtant d’obtenir le prix Nobel de la paix pour son rôle dans ce changement profond.

    Quelques mois plus tard, l’URSS s’était enfoncée dans une crise économique majeure et il était chassé du pouvoir par Boris Eltsine, qui a décidé de la dissolution de l’URSS après une nuit de beuverie (selon Guetta). Le G7 a alors enfin décidé d’envoyer des fonds mais le régime était désormais entre les mains de personnes corrompues qui ont détourné la plus grosse partie de l’argent vers leurs propres comptes privés.

    La dégringolade s’est poursuivie jusqu’à la prise de fonction de Poutine, un despote violent et sans scrupules qui a assassiné aussi bien les journalistes que les politiques qui s’opposaient à lui et a conduit la Russie vers la régression dans laquelle elle se trouve actuellement.

  11. ramses Post author

    Aux dernières nouvelles, ce n’est pas le 9, mais le 16 novembre 1989 que Sarko tapait avec son petit marteau sur un pan de mur encore debout… Ca me fait penser à la photo bidonnée de BHL en Serbie, s’abritant derrière un mur !

    Si l’on en croît le reportage de FR3, Honecker aurait en fait été éjecté en petit comité dans les jours précédents… Il n’était plus aux manettes quand la foule s’est massée au check-point. Il s’agit plus d’un putch intérieur que d’une opération montée par les occidentaux, mais Gorbatchev a laissé faire, pensant que la RFA lui « rachèterait » la RDA un bon prix… Il s’est fait rouler dans la farine ! Les USA n’ayant plus d’ennemi déclaré s’en est vite trouvé un autre, l’Irak… Depuis, le terrorisme a fait son chemin et sème la terreur. Les vrais gagnants sont sûrement les Allemands de l’Est, mais globalement, tout le monde a perdu…

  12. Georges-André Quiniou Post author

    « on nous en abreuve aujourd’hui jusqu’à’ la lie. » écrit J’ycroisPas.

    Je suis tout à fait d’accord sur ce point. Que l’événement soit d’importance, nul ne le conteste ; qu’une commémoration soit organisée à Berlin, rien de plus compréhensible ; mais qu’est-ce qui peut bien justifier l’énormité du politique show qui s’est déroulé à Paris ? un mur y serait-il aussi tombé à ce moment-là ? le mur de la discrimination, ou de la misère ? je n’en ai pas entendu parler…

    On peut je crois se poser légitimement la question essentielle dans ces cas-là : à qui donc profitent ces commémorations-spectacle ? Se poser cette question au lieu de se laisser emporter par le consensus festif exige quelque effort de réflexion, c’est certain…

    Georges-André.

  13. valentine Post author

    Mal à l’aise également vis à vis de ce « politique show qui s’est déroulé à Paris… » Très déplacé mais pas étonnant!!!

  14. ramses Post author

    Miss, même 3 « bling » ! Il y a quelque chose d’indécent, comme le souligne Georges-André, dans cette volonté de démontrer envers et contre tout : « J’y suis et j’y étais… » Un sondage m’interpelle : Il y aurait 10% d’Allemands, de l’Ouest comme de l’Est, qui préfèreraient que le mur existe toujours… Si on posait la question à l’échelon européen, on serait surpris des réponses…

  15. anti Post author

    Le Figaro sort un hors-série «Le jour où le mur est tombé» + 1 Dvd :

    « La BBC a reconstitué en images deux des moments les plus bouleversants du XXe siècle : l’assassinat des Romanov, il y a quatre-vingt-onze ans, et la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Retrouvez ce double récit de la naissance et de la mort du géant soviétique avec un DVD composé d’images d’archives et de reconstitutions filmées. Un précieux complément à la lecture de notre hors-série. »

    http://selection.lefigaro.fr/article-le-hors-serie-%able-jour-ou-le-mur-est-tombe%bb-son-dvd-0-5-306.html

    anti

  16. ramses Post author

    « Le 9 novembre 1989, Günther Schabowski, secrétaire du Comité central en charge des média en RDA, donne une conférence de presse.

    Schabowski lit un projet de décision du conseil des ministres qu’on a placé devant lui : « Les voyages privés vers l’étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatifs — motif du voyage ou lien de famille. Les autorisations seront délivrées sans retard. Une circulaire en ce sens va être bientôt diffusée. Les départements de la police populaire responsables des visas et de l’enregistrement du domicile sont mandatés pour accorder sans délai des autorisations permanentes de voyage, sans que les conditions actuellement en vigueur n’aient à être remplies. Les voyages y compris à durée permanente peuvent se faire à tout poste frontière avec la RFA. »

    Question d’un journaliste : « Quand ceci entre-t-il en vigueur ? »
    Schabowski, feuilletant ses notes : « Autant que je sache — immédiatement. »

    Source : Kultur-l.fr

    Il est 19h11… A 20h, notre Président s’attaque à la destruction du Mur… Trop fort !

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