Parcifal, Wagner

Toujours dans un ambiance beauté/tragédie/Amour, une envie, celle de ré-écouter l’ouverture de Parsifal de Wagner.

J’ai eu l’immense bonheur d’en voir une sublime représentation à l’opéra Bastille en 2003. La mise en scène de Graham Vick était merveilleuse de simplicité et les chanteurs renversants (Albert Dohmen (Amfortas), Clifton Forbis (Parsifal), Kristinn Sigmundsson (Gurnemanz), Katarina Dalayman (Kundry), Willard White (Klingsor)).

Bonne écoute !

anti

7 Replies to “Parcifal, Wagner”

  1. ramses

    Je viens d’écouter entièrement l’ouverture de Parsifal, dont je possède l’intégrale par Pierre Boulez. Je dois avouer que je n’ai jamais vraiment « accroché » à l’oeuvre de Richard Wagner… Je le trouve froid, mélancolique et tourné vers le passé. Je sais que c’est un truc à s’attirer un point Godwin, mais il m’évoque systématiquement Hitler à Berchstengaden… Pourtant, Anti, tu sais combien j’apprécie la musique classique…

  2. ramses

    Va savoir ! Il y a un lien entre Hitler et Wagner, à travers sa fille Winifred :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Winifred_Wagner

    Et aussi :

    « Hitler a été un mélomane passionné et Wagner reste le seul homme qu’il ait daigné appeler « Maître ». S’inspirant de son « Maître », il a tenté de faire du « Destin de l’Allemagne » le titre de son opéra vécu. Dépassé par son œuvre, il a sombré avec elle au dernier acte, au terme d’une des plus grandes tragédies de l’Histoire. » ici :

    http://www.akribeia.fr/product_info.php/products_id/688

  3. Anna Galore

    Alors, d’abord, si tu lis l’article de Wiki, tu verras que Winifred Wagner n’est pas la fille de Richard Wagner mais la femme de son fils Siegfried Wagner. Tu as donc droit à un double point Godwin, puisque tu sous-entend que Richard Wagner est hitlerien cinquante ans avant Hitler pour la raison que la future femme de son fils sera une admiratrice de Hitler.

    C’est comme si tu me disais que si un de mes fils épouse un jour une adepte de cultes sataniques qui adore mes livres (il y en a…), cela fera de moi une adepte des cultes sataniques aussi. Allez hop, je t’offre un Godwin de plus en bonus.

  4. anti

    « Je sais que c’est un truc à s’attirer un point Godwin, mais il m’évoque systématiquement Hitler à Berchstengaden…  »

    Mdrrrr ! Ben t’inquiète, c’est pas parce que j’aime que tout le monde doit apprécier. Moi aussi y’a des gens comme ça qui m’évoquent systématiquement des mauvais souvenirs et du coup, ça gâche tout. C’est comme ça, une sorte de conditionnement opérant.

    « Pourtant, Anti, tu sais combien j’apprécie la musique classique… » Ben, aucun rapport, j’aime l’animation en règle générale et pas les mangas 😉 (Netsah ??? Alors ??? Un point pour moi aussi !). Plus sérieusement, la musique dite classique est tellement variée qu’on ne peut pas tout apprécier. Tu m’aurais vu sortir de Katia Kabanova, j’avais des envie de meurtre !!!

    Et Mdrrr Anna 😉

    anti, Vague Nerf.

  5. ramses

    Anna, Trois points Godwin pour un seul sujet ! Waou !

    Il m’avait paru intéressant de souligner la dévotion que portait Hitler à Wagner, dont il s’est inspiré dans ses rêves de grandeur de l’Allemagne nazie. L’ouvrage « Hitler et la musique, un mélomane mégalomane » confirme ce lien. Que Winifred ne soit que la belle-fille de Richard Wagner ne change rien au fait qu’elle était très liée à Hitler :

    « En 1929, Winifred adhère au Parti national-socialiste. En 1923, elle rencontre pour la première fois Adolf Hitler, qui admirait la musique de Wagner. Alors que Hitler était en prison suite à sa tentative de coup d’état manqué à Munich, elle lui fait parvenir le papier sur lequel il écrira Mein Kampf. A la fin des années 1930, elle fut la traductrice personnelle d’Hitler pendant les négociations de traités avec l’Angleterre. Hitler fut également un hôte fréquent de son ménage, au point que les enfants le connaissaient comme « l’oncle Wolf »[2]. Après la mort de son époux en 1930, Winifred Wagner dirigea le Festival de Bayreuth jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle en fit un haut lieu du nazisme culturel… »
    (source : Wikipedia sur Winifred Wagner).

    Il n’est pas interdit d’évoquer Hitler et le nazisme dans les conversations, sinon on se comporte comme les ayants-droit Hergé (my God win !)

  6. Anna Galore

    Absolument d’accord avec toi ! Je me permettais d’en plaisanter après que tu aies tendu toi-même la perche, en soulignant que faire un lien avec Hitler de manière rétroactive et par alliance était peut-être un argument peu recevable. Il me semblerait plus judicieux de parler des opinions de Richard Wagner en ne mentionnant que ces dernières (et non celles de sa descendance par alliance).

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