
Muriel Morandi écrit de nombreux articles de développement personnel. Hier, elle a envoyé celui-ci à ses abonnés, article que je suis heureuse de partager avec vous aujourd’hui.
« Si je devais énumérer toutes les épreuves de ma vie, les déposer une à une devant moi, leur donner un nom, un visage, une date, je crois que je manquerais de papier avant de manquer de souvenirs.
Il y aurait toutes ces fois où j’ai dû continuer alors qu’une part de moi voulait simplement s’arrêter. Les nuits sans sommeils, les blessures cachées derrière un sourire, les pertes, les déceptions, les injustices, les portes fermées et les rêves brisés. À relire ainsi toute une vie de combats, peut-être me demanderais-je comment j’ai trouvé la force de traverser autant de tempêtes.
Et il est même possible que, face à cette longue liste, il m’arriverait de penser que cette existence a parfois été bien lourde à porter. Alors une question demeure : fallait-il traverser tout cela pour arriver jusqu’ici ?
Je n’ai pas toutes les réponses. Mais je sais une chose : je ne suis plus celle qui est entrée dans la tempête.
L’épreuve ne m’a pas seulement blessée ; elle m’a confrontée à moi-même. Elle a ébranlé mes certitudes, révélé mes fragilités et fait disparaître certaines illusions. Sur le moment, je n’y voyais que des pertes. Je ne savais pas encore que certaines transformations commencent précisément là où nous avons l’impression que tout s’arrête.
Je pense alors à cette graine enfouie sous terre. Dans l’obscurité, elle pourrait croire qu’on l’a enterrée. Elle ignore encore que, sous cette terre qui la recouvre, une racine cherche déjà son chemin et qu’une vie nouvelle se prépare dans les profondeurs de l’âme.
Certaines épreuves ressemblent à cette terre. Elles nous plongent dans l’obscurité, nous dépouillent de nos repères et parfois nous brisent. Pourtant, au coeur même de ce que nous croyons être une fin, quelque chose peut commencer à renaître.
Cela ne signifie pas que toute souffrance soit nécessaire, ni que chaque blessure doive devenir une leçon. Une fleur qui pousse dans les ruines ne rend pas les ruines belles. Elle nous rappelle simplement que la vie possède cette force mystérieuse : celle de chercher encore la lumière, même là où tout semblait perdu. »
Source et suite ici : Comment une épreuve de la vie nous transforme ? Muriel Morandi.
Très belle journée à toutes et à tous,
Anti
