Un coup de pouce pour Kaizen

Le magazine Kaizen a été créé en 2012 avec l’idée de contribuer à construire une société écologique et humaine en donnant la parole aux initiatives pionnières. Ce magazine traite de tous les sujets qui me sont chers : Alimentation, Santé, Habitat, Éducation, Économie, Énergie, Gouvernance, Culture, animaux, etc.

 

 

Aujourd’hui, l’éditeur, basé à Rennes maintenant, a besoin d’aide pour continuer à publier son magazine. Ceci est très clairement expliqué dans l’article ci-après, très intéressant en plus, sur les questions des pouvoirs de la distribution et donc de la liberté de la presse :

« On nous cache tout, on nous dit rien », chantait Jacques Dutronc. Eh bien ! nous allons tenter de lever le voile sur un bras de fer actuel et peu médiatisé. Car notre histoire, celle de Kaizen, en dépend… en partie. Mais la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez nous aider !

 

Quand nous avons créé Kaizen, en 2012, nous avons longtemps hésité à le vendre en kiosque. Car la vente au numéro, en kiosque, c’est beaucoup de « papier gâché » ; je m’explique : même si, aujourd’hui, nous avons réussi à minimiser ce gâchis, sachez qu’en moyenne plus 65 % des journaux et magazines diffusés en kiosque sont détruits.

 

La vente en kiosque, c’est aussi un gros investissement financier, car – corollaire du « papier gâché » –, il faut en moyenne mettre trois exemplaires en kiosque pour en vendre un et, in fine, recevoir moins de 50 % du prix de vente.

 

Après de longues discussions, un temps de réflexion, nous avons donc décidé que Kaizen serait distribué en kiosque. Ainsi, nous voulions sensibiliser le plus grand nombre à la crise écologique. Nous ne voulions pas rester entre convaincus, cloisonnés dans les magasins et salons bio. Nous voulions que toutes les personnes qui se questionnent sur notre société qui ne tourne pas rond, mais ne savent pas — encore — comment changer de pratiques ou par où commencer, trouvent avec Kaizen des pistes nouvelles de réflexion et d’action. Typiquement, ce ne sont pas les adhérents des Amap que nous avons besoin de convaincre, mais plutôt les clients de supermarché, que nous souhaitons sensibiliser au fait qu’il est possible de s’alimenter et de consommer autrement. Bref, nous voulions que Kaizen soit accessible à tous, convaincus ou non de l’urgence climatique, pour, justement, faire bouger les lignes, les regards. Sortir de l’entre soi. Voilà la raison pour laquelle Kaizen est vendu en kiosque depuis ses débuts, en plus des magasins bio et des abonnements. Ceci nous permet d’être lus par des personnes qui n’imaginaient pas forcément que l’écologie puisse être joyeuse et porteuse de solutions.

 

Seulement, en France, la vente de la presse en kiosque repose sur deux exploitants : Presstalis (ex-Nouvelles messageries de la presse parisienne [NMPP]) et sa petite cousine, Messageries lyonnaises de presse (MLP), toutes les deux nées après 1945. Presstalis distribue 75 % de la presse en France, dont Kaizen. Sauf qu’aujourd’hui, cette entreprise est en grave difficulté. Vous me direz que ce n’est pas la première fois. Vrai. Mais cette fois-ci, un bras de fer s’est noué entre l’État et les gros patrons de presse, qui détiennent 90 % des titres distribués, eux aussi, par Presstalis : Bernard Arnault (Les Échos, Le Parisien-Aujourd’hui en France), la famille Dassault (Le Figaro), Xavier Niel (Le Monde, Télérama, L’Obs), François Pinault (Le Point), Daniel Kretinsky (Marianne, Elle, Télé 7 jours). Ces industriels refusent de mettre une nouvelle fois la main à la poche pour sauver Presstalis.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire [gratuitement] cet article de Médiapart :Le sujet est très complexe. Mais ce qui se dessine assez nettement pour Presstalis, ce n’est rien de moins qu’une cessation de paiement, fin mars, dans deux mois.
Et dans cette affaire, ce sont avant tout les petits éditeurs qui vont subir les dommages collatéraux. Les grands groupes de presse, par un jeu d’écriture comptable, s’en sortiront. Kaizen, comme d’autres magazines 100 % indépendants, aura du mal à supporter cette période de troubles, les recettes Presstalis représentant 20 % de notre chiffre d’affaires. Et si le dépôt de bilan de Presstalis est avéré, notre trésorerie s’en trouvera forcément fragilisée. Se posera aussi la question de l’indépendance de la presse si les grands éditeurs détiennent le réseau de distribution. En parallèle, un moratoire nous interdit de rejoindre les MLP.
Évidemment, rien n’est écrit, et peut-être Presstalis existera encore dans trois mois ou dans un an, mais dans cette période de crispation sociale, nous préférons prévenir et anticiper.

Notre planche de salut pour nous mettre à l’abri de cette tempête, c’est d’augmenter très rapidement notre nombre d’abonnés. En vous abonnant maintenant à Kaizen, vous nous assurez de passer ce cap délicat plus sereinement.

 

À partir de 28 euros par an, soit 4,60 euros le numéro au lieu de 6,50 euros en kiosque, vous pouvez recevoir Kaizen tous les deux mois directement chez vous. Du bonheur dans votre boîte aux lettres… et, peut-être, le début de la fin du « papier gâché » !

 

Alors, si comme 53 % des Français, vous pensez que la question écologique est LA priorité, faites-vous plaisir et rejoignez-nous !

 

Nous comptons sur vous.
Pascal, Anne Pauline, Céline, Cyrielle, Cyrpriane, Emmanuelle, Maelys, Sabah, Patrick

 

 

Belle journée à toutes et à tous,

 

Anti

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