Une belle histoire de Noël

Parmi les lecteurs de notre blog, il y a Fanny. Fanny vit à Rennes, là où je suis née. Fanny aime les chats. Avec son époux, elle fonde en avril 2004 le Comité Rennais pour l’Animal en Danger, dédié aux chats des rues. Fanny aime les animaux en général. Avec son mari Yves, ils ont été parmi les premiers à rejoindre le collectif « Non à la honte française » soutenu par 205 associations. Fanny écrit. Elle a publié un premier ouvrage en mars 2008, intitulé « Les Chat m’ont dit« .

 

Voici ce qu’en disent les lecteurs (source) : 

« C’est en les nourrissant que peu à peu, l’auteur et son mari Yves Pitrel découvriront le triste sort des chats des rues. Déterminés à les sauver, ils créent le Comité Rennais pour l’Animal en Danger (CRAD). Leur but : devenir un interlocuteur crédible auprès de la municipalité, mais à l’automne, la ville déclare ouverte la chasse aux chats errants.
S’ensuit alors une lutte quotidienne et acharnée, tant sur le terrain que sur le plan administratif. Soutenu par la Fondation Bardot et la Société Nationale de Défense des Animaux, le CRAD, qui n’hésite pas à saisir les médias, prend son envol.

Depuis l’hiver 2004, Fanny Pitrel sillonne les rue de Rennes, et c’est avec beaucoup de sensibilité qu’aujourd’hui, elle veut témoigner de son combat sans relâche pour les animaux et leur dignité.

Au texte de présentation de cet ouvrage, j’ajouterai qu’il constitue pour tous les protecteurs et associations de protections féline une véritable « boîte à outil » pour des argumentaires qui tiennent la route devant les autorités, élus, fonctionnaires, des personnes qui ne sont pas généralement pas bien disposées à l’écoute des « mémères et ou pépères à chats ». 
En plus d’un d’être un véritable livre militant, se dégage beaucoup d’émotion et de sensibilité au travers des récits des chats de la « maison » comme de ceux de la rue. A vous recommander chat-leureusement. »

« C’est le premier livre écrit par un couple de protecteurs de chats. 
Les protecteurs ou « nourrisseurs » de chats sont en général bien équipés pour agir sur les terrains, en plus du savoir-faire (discrétion, propreté des lieux laissées après distribution, observation des « convives », soins… et captures à des fins de stérilisation).
Par contre auprès des autorités locales, élus, fonctionnaires, ces mêmes protecteurs sont généralement désemparés ou désarmés.
Comment trouver les bons arguments à opposer devant Monsieur le Maire afin de lui faire comprendre une fois pour toutes, que ce n’est pas la société de rafle et de capture (qui se fait de l’or au poids des chats morts) qui résoudra le problème des surpopulations félines mais la stérilisation ?
Comment le convaincre qu’il existe une loi de protection des chats ?
Il est un fait que la plupart des élus méprisent (quasiment ouvertement) les nourrisseurs de chats et que les massacres plus ou moins discrètement menés sont commandités par des élus et se poursuivent impunément.
Si les mêmes nourrisseurs, qui commencent à colérer à force de de constater que les chats stérilisés, soignés à leur frais dans les quartiers, disparaissent comprennent qu’en faisant l’effort de se constituer en association bien présente sur le terrain, on se mettra à faire bouger les choses. Je le répète, et très lourdement encore :
Nous pouvons être en mesure de nous opposer plus efficacement aux captures d’extermination. 
Si les élus savent qu’ils ont à faire face à des associations de protecteurs déterminés et bien structurés et connaissant leur affaire, celle de la juridiction aussi (c’est ça aussi la protection), alors cela ne les fera certainement pas mieux nous aimer ça c’est exclu d’avance… par contre cela leur donnera des raisons de nous craindre, et après nous avoir entendus, il leur faudra bien nous écouter. Il faut savoir que les protecteurs de chats sont en général méprisés dans les municipalités. Sans attendre des subventions, on peut tout de même espérer raisonnablement que les chats ne soient pas régulièrement exterminés en « douce ».

Le livre « Les Chats m’ont dit » nous proposent non seulement une véritable formation (des argumentaires solides) et nous dévoile une stratégie que tous les protecteurs de chats de tous les patelins de l’hexagone peuvent suivre. Si nous nous montrons unis, dans nos actions, si nous arrivons tous à parler le même langage et à user de détermination (le couple Pitrel à Rennes n’en manque pas) alors oui, nous pouvons raisonnablement avoir pour objectif de faire reculer l’horreur et avancer le droit au respect de la vie animale. Il suffit que nous prenions connaissance de quelques méthodes et tactiques, et surtout et avant tout, que nous nous en donnions la réelle volonté. »

Ce livre de Fanny, je ne l’ai pas encore lu, mais je ne désespère pas !!! En attendant, aujourd’hui, je vous propose ce bel extrait mis en ligne par Fanny : un beau conte de Noël.

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Voici une belle et courte histoire de Noël qui a eu lieu  le soir du 24 décembre 2005

— Extrait du récit « Les chats m’ont dit » —

Les bonnes et mauvaises surprises de Noël

Bien que la plâtrière soit très occupée et que son assistant soit également très pris à l’aider, nous répondons à plusieurs appels le vingt quatre décembre.

Le premier est une demande d’adoption qui reste sans suite, le second émane de Mademoiselle Suchard que nous pensons être en relation avec le premier puisque nous venons de diriger la future adoptante vers elle en lui proposant Lutin. Mais notre amie est au bout du fil pour une toute autre histoire. Si personne ne s’est manifesté pour un chat, par contre, elle vient à l’instant de sauver une perruche de la gueule de la petite Sucette, tout naturellement elle s’adresse à nous pour trouver parmi nos relations un éventuel acquéreur pour cette oiseau que la minette n’a pas blessé, qui se porte bien et vient d’être mis à l’abri, comble de l’ironie, dans un des paniers à chat.

Nous touchons deux ou trois personnes de notre entourage, l’une d’entre elles l’aurait bien accepté mais elle a deux serins et perruches et serins ne font pas bon ménage. Pour le moment, l’histoire de l’oiseau en reste là.

Le troisième provient de Madame P., du square Léon Bourgeois, qui vient nous conter la suite de la visite que lui a faite le service d’hygiène.

Au courrier de ce matin, elle a eu la surprise de trouver une missive de ce service adressé à son époux décédé depuis neuf ans, vous imaginez bien que c’est très agréable pour elle de le lui remémorer de cette façon à la veille de Noël.

Cette lettre enjoint Monsieur P. de nourrir les chats de son voisin chez lui et non dehors puis le rappelle à l’interdiction de nourrissage faite à l’égard des animaux errants en y annexant le fameux arrêté du six Avril 2004.

Comble de l’incompétence, ce courrier est visé de l’adjointe à la santé, Madame C., qui signe sans vérifier les destinataires de ses écrits.

Décidément les erreurs, voire les manques de délicatesse, s’accumulent à l’égard du square Léon Bourgeois, souvenez-vous de la capture annulée fin juillet pour non-respect de la loi. Comme dirait Freud, il n’existe pas d’actes manqués ; voici que notre municipalité n’hésite pas maintenant à menacer les morts. Nous sommes tous les trois stupéfaits d’une telle stupidité. Bien sûr, Madame P. nous adresse une copie de ce courrier ainsi qu’un acte de décès de son époux.

Affaire à suivre…

Vers dix-huit heures trente, alors que je viens tout juste de rendre mon tablier et qu’Yves commence à ranger et nettoyer le chantier de la journée, Mademoiselle Suchard est de nouveau au bout du fil. Elle n’a pas eu de contact pour l’adoption de Lutin, par contre la perruche qui se portait toujours bien dans le panier vient de retrouver son foyer tout à fait par hasard

Des voisins qu’elle connaît peu sont venus l’inviter à faire chez eux la veillée de Noël, Mademoiselle Suchard est enrhumée et a mal à la gorge, elle décline donc leur invitation qu’elle trouve cependant très touchante. Par contre, elle fait rentrer chez elle la dame et la jeune fille venues si gentiment s’inquiéter d’elle et, bien sûr, elle leur parle de ses chats, leur demande si elles-mêmes possèdent des animaux. « Oui, des oiseaux » dit la dame et notre amie raconte sa trouvaille du jour, la dame rajoute « j’avais vu qu’il manquait une perruche ce matin mais je n’avais voulu le dire ni à mon époux ni à ma fille afin de ne pas leur gâcher ce jour de Noël ».

Mademoiselle Suchard court vite chercher la perruche mise à l’écart des chats et l’oiseau, en reconnaissant les voix familières, s’est mis à chanter alors qu’il ne l’avait pas fait depuis son sauvetage.

Voici donc une très belle histoire de Noël.

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Très belle journée à tous !

anti

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