Salon du Livre, la poésie pour finir

Nous avons eu la chance, pour cette première édition du Salon du Livre à laquelle nous avons participé, d’avoir au moins une belle rencontre, voire plusieurs, à chaque journée que nous y avons passé. Hier, notre dernier jour, n’a pas fait exception.

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Après avoir croisé divers personnages hauts en couleur qui ont sans difficulté accepté de se faire photographier, nous avons fait un saut au stand de Fei, dont je vous ai parlé samedi.

Fei, c’est l’éditrice chinoise qui a créé il y a deux ans sa boîte d’édition en France et dont nous avons fait la rencontre parce qu’elle accrochait absolument partout dans le hall d’exposition des posters sur sa bande dessinée à succès, Yaya.

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Toujours aussi joviale et sympathique, elle nous a réservé un accueil chaleureux. Anti et elle échangent des commentaires amusés sur la drôle d’idée qu’elles ont eu, l’une et l’autre, de créer une maison d’édition. Impossible de vouloir faire cela sans avoir un minimum de grain de folie !

Comme nous nous étonnions du format particulier des albums de Yaya, elle a sorti de sous le comptoir un gros boitier qui contenait des trésors : des bandes dessinées traditionnelles chinoises qui ont accompagné toute son enfance, de tous petits livres au format identique, admirablement illustrés.

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Nous avons ensuite rejoint une animation qui nous intriguait : un dessinateur devait illustrer en direct un texte lu par son auteur. L’auteur, c’était Timothée de Fombelle et les extraits qu’il a lus sont une merveille de poésie, de douceur et de délicatesse.

Il s’agit de l’histoire de Tobie Lolness, un personnage microscopique qui vit, comme tous ses congénères, dans un arbre. Comme ces humanoïdes ne mesurent qu’un millimètre de haut, pour eux, l’arbre est un univers immense où ceux qui habitent près des cimes n’ont jamais croisé ceux qui vivent dans les branches basses.

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Accompagné par la voix riche de nuances et d’émotions de Timothée, l’illustrateur François Place a tracé de ses pinceaux, pour notre plus grand plaisir, une fresque nous montrant un petit bout de cet univers extraordinaire. En repartant, nous n’avions qu’une envie : acheter le livre. Ce que nous allons faire dès notre retour à Nîmes.

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Avant de quitter le Salon, nous avons assisté à une dernière table ronde parlant de la scénarisation d’histoires existantes pour les porter à l’écran.

Parmi les orateurs se trouvait Nina Companeez, à la voix forte et précise, qui nous a raconté avec beaucoup de verve comment elle s’est attaquée à un monument qui lui semblait inaccessible, l’adaptation de A la recherche du temps perdu de Proust, qu’elle adore.

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En arrivant gare de Lyon, nous avons croisé de nombreux manifestants venus soutenir Jean-Luc Mélenchon à la Bastille. Ils avaient des visages sympathiques, les plus âgés rappelant François Cavanna. Ils ont entonné L’Internationale dans le hall de la gare. C’était très beau. On peut aimer ou ne pas aimer leurs idées, on ne peut pas mettre en doute leur sincérité.

Très belle journée à vous

5 Replies to “Salon du Livre, la poésie pour finir”

  1. anti Post author

    Très bel article eMmA, c’est amusant car nous sommes certainement passées juste à côté de toi alors que nous longions la file de personnes attendant leur dédicace devant EES qui est un auteur que j’aime beaucoup aussi.

    Belle note Anna, qui montre bien à quel point ce salon aura été riche en rencontres intéressantes !

  2. sapotille Post author

    Coucou la compagnie!
    Contente de suivre votre périple.. Et..
    Oui, très bel article .. j’en ai profité pour regarder beaucoup beaucoup de collages 😉 enchantée par Mozart.. avec une chtite préférence pour les « derniers ».. bravo eMmA.!

  3. Richard Post author

    Chaque année, c’est un réel plaisir de pouvoir partage notre passion commune 🙂 Vivement le prochain salon !

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