Coup de coeur au maire de Bogota

Le 30 octobre 2011, la ville de Bogota a élu pour maire Gustavo Petro, un ancien guérillero, ce qui est une première pour ce poste considéré en Colombie comme le plus important, après la présidence.

Âgé de 51 ans, il a connut l’emprisonnement, la torture et l’exil mais n’a jamais renoncé à son combat pour les valeurs auxquelles il croit. Il a été le premier à dénoncer la collusion entre l’ancien pouvoir de droite et les escadrons de la mort qui ont causé des dizaine de milliers d’assassinats.

corridaGustavo Petro a toujours pris le parti des victimes, rejetant systématiquement la violence, ce qui lui a valu les critiques d’une partie de la gauche et les menaces de mort de l’extrême droite.

Depuis qu’il est maire de cette ville rongée par la corruption, il n’a pas perdu de temps. Dès son investiture début janvier, il a annoncé que le port d’armes serait désormais interdit dans la capitale colombienne.

«En tant que maire et chef de la police, en accord avec la Constitution, le port d’armes sera interdit 24 heures sur 24 dans la ville de Bogota», a-t-il déclaré au premier jour de son mandat de quatre ans. «Une chose est d’avoir une arme, une autre est de la porter dans les rues, les discothèques, les autobus et dans les bars». Il en a appelé aux autorités policières pour faire respecter le décret correspondant.

Il donnait à cette occasion un autre signal en renonçant officiellement au box réservé à la Mairie dans les arènes de la ville.

Ce signal, il l’a confirmé il y a quelques jours. Il a proclamé l’abolition de la corrida à Bogota. Mieux : les arènes seront transformées en centre de culture et d’éducation.

Il avait un peu auparavant demandé à la Société tauromachique de Bogota d’abandonner toute cruauté envers les animaux, en particulier la mise à mort de taureaux. La société ayant refusé de le faire, Gustavo Petro a déclaré que les arènes feront désormais partie du système public de la ville comme lieu d’éducation, pour l’enseignement par exemple.

La décision de fermer le lieu a été basée sur une décision de la Cour constitutionnelle colombienne qui déclare que les activités impliquant «un divertissement d’expression culturelle avec des animaux» peut être pratiqué, «à condition que les animaux bénéficient d’une protection spéciale contre la souffrance et la douleur au cours de ces activités». Puisque tel n’était pas le cas, il a agi pour que cette barbarie ne se produise plus jamais à Bogota.

La littérature et la poésie remplaceront les activités cruelles des arènes de la Santamaria.

Un exemple à suivre !

Très belle journée à vous

Photo : source web non identifiée, merci de m’indiquer l’auteur si vous le connaissez

7 Replies to “Coup de coeur au maire de Bogota”

  1. sylvana Post author

    Excellente nouvelle ! nous aimerions avoir plus souvent les mêmes prises de décisions de la part de nos élus ! Hélas la plupart son indécrottables !!! Traditions, traditions quand tu nous tiens ………

  2. sylvana Post author

    Mal réveillée ! Tradition, tradition quand tu nous tient …. mais on avance quand même !

  3. Anna Galore Post author

    Sylvana vraiment mal réveillée mais toujours la patate ! C’était mieux avant que tu corriges, tu l’avais écrit correctement (« tu tiens » avec un s à la deuxième personne).

    Anna, sans T et prospéri T à touS !

  4. anti Post author

    Hé coucou Sylvana ! Je me disais justement que ça faisait un bail qu’on n’avait plus de tes nouvelles et paf ! te voilà ! J’en profite pour t’embrasser ! Na !

  5. sylvana Post author

    Ouais ! je sais, je m’en suis rendue compte de suite, mais pouf (ou paf!) ! Trop tard !!! Si j’avais pu me recoucher …… D’ailleurs là j’y vais, l’heure de la sieste avec mes chats, c’est sacré !!!

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