Les dieux voyagent toujours incognito

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Les dieux voyagent toujours incognito ou Dieu voyage toujours incognito selon l’éditeur Pocket ou Anne Carrière est le second roman de Laurent Gounelle. Ce livre, j’avais envie de le lire depuis que je l’avais vu à Cultura il y a quelques semaines, seulement sur son titre qui me faisait penser à une des phrases de Prechtel dans Les secrets du Jaguar : « Les dieux, eux, étaient occupés à se déguiser en arbres et en animaux, la forme sous laquelle nous les voyons toujours quand nous parcourons les étendues sauvages. «  En réalité, ce titre vient de la phrase de Einstein « Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito » et le changement de titre a été souhaité par l’auteur qui s’en explique très bien dans cette vidéo :

L’argument du livre m’a plu aussi :

Imaginez : un homme vous sauve la vie, en échange de votre engagement de faire tout ce qu’il vous demandera. Cela, pour votre bien. Le dos au mur, vous acceptez et vous vous retrouvez embarqué dans une incroyable situation où tout semble vous échapper. Vous n’êtes plus le maître de votre existence, et pourtant, à bien des égards, elle est plus excitante qu’auparavant ! Toutefois, peu à peu, le doute s’installe en vous : quelles sont les intentions réelles de cet homme ? Qui est-il vraiment ? Et qui sont les personnages énigmatiques de son entourage ? Les découvertes que vous faites n’ont rien pour vous rassurer.

Cette histoire, qui évolue dans l’atmosphère envoûtante d’un été parisien, ouvre la voie à la plus belle des réflexions sur nous-mêmes : qu’est-ce qui peut nous permettre de dépasser nos inhibitions, nos peurs et nos conditionnements, pour sortir du chemin tout tracé d’une destinée qui ne nous apporte pas pleinement satisfaction ?

J’ai donc acheté ce roman que j’ai lu d’une traite jeudi dernier, profitant d’un jour férié. Alors me demanderez-vous ? Alors, rien de transcendant mais 474 pages fort sympathiques dont certaines m’ont fait vraiment rire aux éclats, notamment une expérience de PNL que j’ai aussi vécue… Le personnage pourrait ressembler à Gounelle jeune. Expert comptable, 24 ans, pas heureux dans la vie, mais qui va chercher à le devenir, heureux. A ce sujet, je vous propose de découvrir un article très intéressant de Valérie Péronnet pour Psychologie.com publié à l’occasion de la sortie du premier roman de Gournelle : L’Homme qui voulait être heureux.

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L’Homme qui voulait être heureux, c’est lui. Derrière ce best-seller se cache un homme simple, encore étonné de son succès et enfin heureux ! À l’heure où sort son deuxième livre, Dieu voyage toujours incognito (Anne Carrière Editions 2010) Laurent Gounelle, 43 ans, ex-comptable devenu spécialiste en développement personnel, nous raconte comment il a compris que le bonheur se trouvait en soi.

« Quand j’étais enfant, j’étais sûr que “plus tard”, j’allais être heureux. Mais avant, il fallait que je travaille pour avoir “un bon diplôme et un bon métier”, comme me le répétaient mes parents. Cela me semblait logique. J’ai donc été un bon élève. Timide, renfermé, pas doué pour me faire des copains. On ne recevait personne à la maison. Mon enfance a été assez triste et ennuyeuse, mais j’attendais avec impatience d’arriver à “plus tard”, quand tout allait commencer. Adolescent, j’ai eu quelques velléités de devenir psychiatre, pour comprendre et aider les humains. Notre médecin de famille m’en a dissuadé. J’ai finalement choisi le métier d’expert-comptable, parce que la poésie des chiffres m’a toujours plu, et que la profession me promettait d’être indépendant et de “conseiller les entreprises”, comme disait la plaquette de présentation. J’aimais cette idée de “conseiller”.

Théâtre et parapente

J’avais 23 ans quand je suis enfin arrivé à “plus tard” : j’avais réussi cinq années d’études supérieures plutôt difficiles, et trouvé un premier boulot bien payé dans une bonne entreprise. Il ne m’a pas fallu très longtemps pour encaisser le choc : j’avais suivi tout le cursus sans accroc, bien travaillé, bien réussi. Pourtant, “plus tard” ne tenait aucune de ses promesses. J’étais mal dans ma vie et dans ma peau ; “handicapé” de la rencontre depuis toujours, je ne savais jamais quoi faire de mon corps trop grand et trop maigre, quoi dire dans une conversation. J’avais très peu d’amis, avec qui je ne savais pas comment communiquer. J’étais rempli d’émotions qui m’encombraient et me paralysaient sans que je puisse les exprimer. Et, pour couronner le tout, mon travail m’ennuyait à mourir. J’étais malheureux. Mais incapable de m’y résoudre : depuis ma naissance, j’attendais ce moment-là pour que ma vie commence enfin !

J’ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes. Je me suis inscrit à des cours de théâtre pour soigner ma timidité et partager mes émotions. J’ai aussi appris à faire du parapente, pour affronter ma peur du vide. Et, pour faire bonne mesure, j’ai changé d’entreprise, en espérant trouver plus d’intérêt à mon nouveau poste. Cela n’a pas marché. Ce métier d’expert-comptable pour lequel j’avais tant travaillé n’était définitivement pas fait pour moi… Et même si je savais désormais m’envoler en parapente et affronter ma peur en montant sur les planches, j’étais toujours aussi malheureux. De plus en plus, même : je ne voyais plus du tout comment accéder à ce bonheur que j’espérais depuis toujours, ni comment trouver ma place dans ce monde.

Rencontre avec la PNL

D’un commun accord, avec mon employeur, nous avons négocié mon départ : il était clair que la finance ne me convenait pas. Avec les indemnités, je me suis lancé dans l’import-export ; un vrai fiasco ! J’avançais vers mes 30 ans, et je commençais à vraiment désespérer de savoir mener ma vie. Je me suis mis à lire des livres et des livres de développement personnel. Jusqu’à tomber sur un premier manuel de PNL. Cette méthode, la programmation neurolinguistique, essaie d’expliquer comment nous construisons notre propre expérience du monde et comment nous pouvons la transformer. Cela a été une révélation. Comme si j’avais enfin trouvé mon mode d’emploi ! Grâce à mes économies, j’ai commencé à me former en PNL, avec passion. J’avais la sensation d’apprendre enfin la vie. Je me voyais me transformer, petit à petit : stage après stage, j’entrais plus facilement en contact avec les autres, j’ai commencé à pouvoir laisser émerger des émotions, et à les partager. J’ai compris que depuis mon enfance, je n’avais fait qu’attendre et rêver à un hypothétique “plus tard”, sans être capable de me préoccuper de “maintenant” et de le savourer. Mais c’était terminé !

La PNL a été un déclencheur, une porte que j’ai ouverte sur l’univers captivant des sciences humaines. Je m’y suis engouffré. Je suis devenu boulimique de formations, n’hésitant pas à sauter dans un avion pour rencontrer un peu partout dans le monde les plus éminents spécialistes… Un jour, la vice-présidente d’une grande société de formation aux États-Unis m’a appelé pour que je vienne animer avec elle un stage en Finlande, et j’ai compris que je savais enfin ce que je voulais et que j’étais prêt à devenir consultant. Ma voie s’ouvrait, et je n’avais plus qu’à m’y engager corps et âme : aller dans les entreprises, transmettre, former les gens à vivre mieux. Juste avant de commencer ce nouveau métier, en 1995, je suis parti faire un séminaire à Bali. J’aurais dû être aux anges, mais, bizarrement, j’ai eu un gros coup de blues là-bas. Un coup de blues salutaire, qui m’a permis de réaliser que le bonheur ne dépend pas d’éléments extérieurs, mais de ce qui se passe en nous. C’était l’information capitale qui me manquait pour commencer ma nouvelle vie ! La preuve : en rentrant, tout s’est dénoué. Je sais que c’est un peu bizarre de le dire comme ça, mais je me suis mis à aimer les gens, comme un fou. Moi qui m’étais protégé des autres toute ma vie, j’ai basculé vers eux et cela m’a émerveillé, illuminé. J’avais trouvé ma voie, et tout me tombait du ciel ! J’ai rencontré Zoé, la femme de ma vie. J’ai monté mon entreprise de formation, et les clients sont arrivés à la pelle…

En 2006, j’ai eu 40 ans. Mon père et mon meilleur ami sont morts. Zoé était enceinte de notre premier enfant, Léonie, qui est née à l’automne. Un jour d’été, je me suis mis au travail : j’avais besoin d’écrire, de partager tout ce que j’avais appris au cours des dernières années, de transmettre le plus simplement possible ces choses qui peuvent transformer une existence. De raconter comment la relation avec soi-même, et avec les autres, rend heureux. C’est venu tout seul : un roman, que j’ai baptisé L’Homme qui voulait être heureux comme une évidence. Quand il a été terminé, j’ai appelé un éditeur, presque au hasard, et il a été publié. Je n’ai même pas réalisé à quel point c’est rare que tout soit si facile ! Je n’y connaissais rien en édition. J’avais seulement l’impression que, puisque j’avais écrit ce livre pour qu’il soit lu, c’était normal qu’un éditeur le publie.

Pour lire la suite : Psychologie.com

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Pour en savoir plus sur la PNL : www.nlpnl.eu

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Bonne journée à tous,

anti

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