La fille du métro, Aristide Bruant

aristide bruant.jpgTout le monde ou presque a entendu parler d’Aristide Bruant, chansonnier et compositeur des années 1900… parfois sans savoir que c’était lui, grâce aux affiches sur lesquelles Toulouse-Lautrec l’a représenté.

Son lieu de prédilection était « Le Chat Noir ». Il a aussi créé son propre cabaret, « Le Mirliton », où il a interprété ses chansons telles que Le Chat Noir  justement mais aussi Nini-Peau-d’Chien , Rue Saint-Vincent , Les Canuts et bien d’autres…

Il a été l’un des créateurs d’un genre musical nommé la chanson réaliste, auquel se rattache, par exemple, Édith Piaf et, plus récemment, Renaud dans certains morceaux de son répertoire.

Au hasard d’une conversation hier avec Anti, j’ai fredonné l’une de ses chansons que j’adore pour son humour grivois. Elle a été reprise par Renaud, dans son album live « Le P’tit Bal du samedi soir et autres chansons réalistes ».

Cette chanson, c’est La fille du métro.

C’était une jeune fille chaste et bonne
Qui ne r’fusait rien à personne
Un jour dans l’ métro y avait presse,
Un jeune homme osa, je l’ confesse,
Lui passer la main dans les…

ch’veux
Comme elle avait bon coeur, elle s’approcha un peu

L’ jeune homm’ vit l’ mouv’ment d’ la d’moiselle
Il se rapprocha de plus belle;
Mais comme en chaque homme tout de suite
S’éveille le cochon qui l’habite,
Sans tarder il sortit sa…

carte,
Lui dit qu’il s’app’lait Jules, et d’meurait rue Descartes

L’ métro continuait son voyage
Elle dit :  » Ce jeune homme n’est pas sage
Je sens quelque chose de pointu,
Qui, d’un air ferme et convaincu,
Cherche à pénétrer dans mon…

coeur
Ah qu’il est doux d’aimer, doux frisson du bonheur!

Comme elle avait peur pour sa robe,
A cette attaque elle se dérobe;
Voulant savoir ce qui la chatouille,
Derrière son dos elle tripatouille,
Et tombe sur une belle paire de…

gants,
Que le jeune homme, à la main, tenait négligemment

Ainsi à Paris quand on s’aime,
On peut se le dire sans problème
Peu importe le véhicule,
N’ayons pas peur du ridicule,
Dit’s-lui simplement « Je t’en…

prie
Viens donc à la maison manger des spaghetti.

A voir également, un site de passionnés de Bruant, qui interprètent la plupart de ses oeuvres : http://www.nicosite.ch/bruant/

7 Replies to “La fille du métro, Aristide Bruant”

  1. ramses Post author

    Quand les voies du métro et celles d’internet se rencontrent… Ca fait des étincelles sur la rame !

    Jolie chanson de Renaud, que je ne connaissais pas… Merci, Anna !

  2. anti Post author

    J’adore ce genre de chansons ! Ca ne m’étonne pas que Renaud l’aie reprise. En cinquième, on avait un prof de français qui nous faisait travailler sur des textes de Renaud, ben, on a appris plein de choses ! et dans la joie !

    anti

  3. ramses Post author

    Ah, si Monilet reprend mes expressions dans un autre contexte, où va t’on ? Aurais-tu un 6ème sens, Monilet ?

    Une autre façon de le dire : « Plus dur sera le chut » !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *