Alors ? Ce week-end ? Tranquille ?

Ah, mes amis ! Après une semaine assez chargée entre retour sous la canicule d’un super week-end avec ma Grazou (dont je vous reparlerai prochainement), boulot, décès de Will, rendez-vous à la banque, démarches administratives, j’en suis arrivée vendredi à me dire que j’irai bien me coucher, mais bon… un rapide coup d’oeil sur l’horloge m’a dit que non, 17 h 30, c’était un peu trop tôt quand même. Ouais, c’est pas faux. Du coup, je me trouve un p’tit truc pas compliqué pour tenir encore une heure : aller réimprimer des fiches d’appel des chats car d’une part on arrivait à la dernière, et d’autre part, il me fallait ôter la colonne Will pour ne pas déprimer chaque jour face à une colonne vide. Ok. Je monte dans les combles et déjà, je trouve qu’il y a une drôle d’odeur (en langage Anti : « Putain, ça pu là d’dans ! ») Je me dirige vers mon bureau pour m’y installer et là, je vois de l’eau sur le plancher…

Mauvaise magie… Je me retrouve dans l’obligation de déplacer des meubles hyper lourds pour avoir accès au seul point d’eau de là-haut : les tuyaux de la clim que j’éteins immédiatement. De fait, il y a plein de flotte sous les meubles, le placo au niveau des tuyaux est imbibé sur 2 mètres de long et 14 cm de hauteur, des cartons d’archives sont trempés aussi. À ce stade, je crains que des rongeurs ne se soient trouvé une source d’eau fraîche pour faire face aux fortes chaleurs que nous subissons depuis des semaines. Là, ça sent fort. L’eau a dû s’infiltrer depuis des jours sous le plancher, dans la laine de roche… Je descends voir le plafond du séjour, de fait, dans un coin de la pièce, au regard de celle du dessus, on voit bien des traces d’infiltrations auxquelles je n’avais pas prêté attention . Laï, Laï, Laï…

Bref ! D’abord éponger, nettoyer. Faire la déclaration à l’assurance. Une tite cloppe ? Allez. J’ouvre le Velux et là… fumée… odeur d’herbe brûlée. Oh putain ! Le bassin de rétention qui n’a pas été nettoyé serait-il en train de brûler ? Et dire que ce matin j’envoyais des photos au comité de quartier pour qu’il relance les services de la ville pour son entretien de toute urgence face aux menaces d’incendies hyper élevées avec la chaleur qui s’installe et le mistral qui va se remettre à souffler… Flippée, je sors à toute allure, en maillot de bain, voir si je peux distinguer d’où vient cette fumée. Elle vient du toit de chez mes voisines ! Je sors, appelle, sonne à la porte… pas de réaction. Par chance, je vois l’une d’elles et lui montre la fumée. J’appelle les pompiers. Soudain, J. me dis : « Attends, c’est p’t’être ma sœur qui fait brûler des cacahuètes »…  On va chez elle (elle habite le rez-de-chaussée) et de fait, elle avait trouvé que c’était une super idée de brûler non pas des cacahuètes mais ses mauvaises herbes, certes dans un barbecue, mais quand même… Faire du feu en pleine crise… Le pompier au bout du fil était abasourdi ! Et moi donc ! Je lui ai passé ma voisine et je pense qu’il lui a dit que non, on ne faisait pas de feu en ce moment, surtout pas en ce moment. Bref, je suis repartie rapidement à mon dégât des eaux, d’autant qu’elles me font la gueule depuis 9 mois, parce que je leur ai demandé un dimanche de respecter la règlementation qui stipule qu’on n’utilise pas des machines pour bricoler – En l’occurrence, pour scier des pierres à la meuleuse pendant des heures – d’autant plus qu’on était HS avec tout ce qu’on vivait.) Je rentre donc à la maison, encore sous le choc. J’ai vraiment eu peur…

Donc, vérifier le tuyau. En haut je ne remarque rien. Je sors vérifier l’extérieur, mais bon, étant donné que je suis un poil débordée depuis des mois, voire des années, je n’ai pas eu le temps de contrôler la croissance de la vigne vierge qui l’envahit et m’empêche de voir. Qu’à cela ne tienne : une échelle, un sécateur et hop (en prenant soin de déménager les araignées, histoire de ne pas tomber par frayeur en en croisant une, ce serait bête). J’arrive à élaguer un peu côté jardin, mais c’est haut, il me faut passer par la fenêtre du séjour. Hop, hop; hop…

Bon, maintenant, il faut nettoyer. Hop, hop, hop ! Je nettoie. Autant vous dire qu’il commençait à se faire tard… Il était au moins 20 h 30. Un balai, une balayette, une pelle et zou ! tout est nickel. Tout ? Ah ben non, il reste une petite branchounette sous la table… Je me penche pour la ramasser et v’là-t-y pas qu’elle se carapate sous le meuble tibétain !

Je pense que j’ai crié tellement fort qu’Anna a dû m’entendre jusqu’à son lieu de villégiature ! De bleu, de bleu ! Cela faisait des années que je n’avais pas vu de scorpion dans la maison (et je m’en passais super bien depuis qu’un jour j’en ai trouvé un dans la jambe de mon pantalon… Brrr…)

Bon. Attraper le bestiau, qui est beaucoup moins gros en vrai qu’en macro, je vous l’accorde 🙂 et le remettre dehors. Ok, fait. Aspirer l’enduit du plafond pour constater l’étendue des dégâts, mais avant, fumer une clope. Et là… c’est le drame… Plus de clopes. Merdouille ! Ne me voyant pas passer la soirée et le réveil sans, une seule solution : aller en ville, je connais un bureau de tabac toujours ouvert.

J’y vais, peine à trouver une place de stationnement car tous les parking affichent complets. Et pour cause : Coupe du monde de football, la France joue ce soir-là, il y a un monde fou dans les rues, dans les cafés qui ont tous mis des écrans pour que les personnes puissent suivre le match. Sympa comme ambiance, ce petit bain de foule me fait du bien, en plus, je suis au téléphone avec l’une de mes sœurs qui partage ce moment avec moi, mais las… le bureau de tabac toujours ouvert est… fermé ! « Putain de bordel de merde ! Me faire ça à moi ! » (Zazie, sors de ce corps !). Je repars.

21 h 30. Je tente ceux de la gare… fermés. Le troquet à côté : pas de cigarettes. En désespoir de cause, j’appelle une de mes voisines très sympa, celle chez qui notre Lulu squatte en permanence, mais je tombe sur son répondeur… Nan… Il y a forcément un tabac d’ouvert. Google Rinpoché, à toi de jouer ! Ouf ! Je finis par en trouver un ouvert jusqu’à 23 h 30, et vu que c’est à 5′ de la gare, je devrais pouvoir y arriver avant la fermeture.

22 h… Je ressors du tabac avec mes clopes. Téléphone. C’est Cici, ma voisine sympa. On rigole au tel, on papote pendant que je rentre à la maison. Je lui propose de passer boire un verre, mais elle est déjà en pyj et n’ai pas chaude (en plus, c’est un p’tit chat sauvage celle-là, il ne faut pas l’approcher trop près, même si elle apprécie une présence). Ok. On continue à papoter au téléphone, chacune sur notre terrasse respective, devant nos micocouliers, à 50 m de distance. C’est très sympa. Elle est vraiment chouette cette fille. On parle, on parle… et paf ! mes yeux me préviennent que bon, va falloir raccrocher parce que c’est l’heure de la fermeture ma p’tite dame. Ah oui ? Ah ? 1 h 30 ! Ah ben oui, il est temps d’aller au dodo là. L’aspiration du plafond attendra, mais j’ai passé une belle soirée.

Bon dimanche les amis !

Anti

2 Replies to “Alors ? Ce week-end ? Tranquille ?”

  1. Anna Galore

    Ah oui quand même… Comme le temps passe vite quand on glande pendant le weekend. Sérieusement, heureusement qu’il existe encore des êtres humains charmants, ouverts, intelligents pour papoter en toute quiétude, même si c’est à 50 mètres de distance (vive le téléphone). Bon, voyons ce que ce dimanche va nous apporter comme nouvelles péripéties. On est sereins, on fait face.

  2. Anna Galore

    Hier après midi, Anti est passée me voir. Bonheur parfait. Elle m’a apporté entre autres un gros morceau de pain lin-tournesol bio, mon favori de très loin, un vrai régal. Merci encore mon amour que j’adore.

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