Mars et Spica, en rouge et bleu

C’est Enzo qui l’a vu en premier hier soir vers 22 h dans le ciel nocturne : deux points très lumineux à la verticale l’un de l’autre, l’un rougeoyant, l’autre bleuté. Après quelques clics, Anti a trouvé l’info. Il s’agissait d’un alignement entre Mars et Spica. Cette dernière est l’étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge.

Les étoiles gardent une même position relative dans le ciel. C’est ce qui permet de les regrouper en dessins géométriques, les constellations. La plus connue d’entre elles est probablement la Grande Ourse, aussi surnommée le chariot ou la casserole en raison du motif qu’elle forme.

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Les étoiles d’une même constellation n’ont la plupart du temps aucun lien astronomique entre elles, si ce n’est de sembler participer à un même motif, même si certaines sont beaucoup plus proches de nous que d’autres. Leur proximité apparente dans le ciel n’est due qu’à notre position d’observateurs, depuis notre microscopique poussière d’univers, la Terre.

Aussi, quand une conjonction apparaît du jour au lendemain, elle implique forcément au moins une planète. Les planètes, en effet, bougent rapidement dans le ciel. Le mot « planète » vient d’ailleurs du grec planeta qui signifie « en mouvement », pour les différencier des étoiles qui, elles, semblent immobiles (en fait, elles bougent aussi mais beaucoup plus lentement).

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Hier donc, Mars se retrouvait à la verticale apparente de Spica, qui est à environ 2,6 millions de milliards de kilomètres de chez nous (260 années-lumière). Spica veut dire « épi ». Même si cela ne se voit pas à l’œil nu, Spica est une étoile double, les deux astres qui la composent étant tellement proches qu’ils se déforment mutuellement sous l’effet de la gravitation qu’ils exercent l’un sur l’autre.

Deux points lumineux microscopiques dans un ciel tout noir, ce n’est pas très facile à photographier avec du matériel amateur. Après de multiples tentatives de réglages divers et, bien sûr, l’utilisation d’un pied, voici les deux meilleures que j’ai obtenues, la première sans zoom (ci-dessus), la seconde avec le zoom x30 (ci-dessous). Sur cette dernière, on voit bien le rouge de Mars et le bleu de Spica.

Très belle journée à vous

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2 Replies to “Mars et Spica, en rouge et bleu”

  1. bernard

    Que de souvenirs…mon père passionné d’astronomie… parti trop tôt… des nuits d’observations avec lui. Plus une ampoule de lampadaire ne s’allumait dans notre coin de campagne, toutes explosées avec sa petite carabine pour ne pas polluer le ciel . Son « célestron », aujourd’hui poussiéreux, dort dans mon grenier et moi qui suis incapable de le régler ou peut-être bien quelque chose qui me retient. Le télescope avait une entrée pour appareil photo et compensait, grâce à son moteur, le mouvement de l’étoile du à la rotation de la terre.

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