Plein d’articles dont j’aurais dû vous parler plus tôt

Souvent, quand je tombe sur un article qui m’intéresse en faisant ma revue de presse quotidienne sur le web, je le mets de côté en me disant qu’il faudra que je vous en parle. Ce qui arrive la plupart du temps. Parfois, je trouve des infos certes fascinantes mais au mauvais moment : j’ai la tête prise par autre chose, je n’ai pas le temps suffisant pour creuser un peu autour et ensuite, le temps passe et j’oublie.

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Hier, pour ma première journée de vacances, j’ai parcouru tranquillement ma liste de liens intitulée « Articles intéressants » sur mon navigateur. Elle était bourrée de vrais trésors et certains croupissaient là depuis des mois. Voici quatre de ces articles. J’espère que vous aurez envie d’aller les découvrir dans leur intégralité en cliquant sur le lien qui se trouve dans les titres de chacun d’entre eux ci-dessous.

1 – Les plantes entendent-elles ? Un article de Pierre Barthélémy (Passeur de Sciences, Le Monde)

Je vous ai parlé plus d’une fois de Pierre Barthélémy, excellent vulgarisateur d’infos scientifiques les plus variées, autrefois sur Slate et désormais hébergé par Le Monde. En juin dernier, il décrivait des recherches récentes sur les perceptions dont sont capables les végétaux. Sur ce sujet passionnant, vous pouvez relire ma note sur l’intelligence des plantes, tirée également d’un article de ce même journaliste consacré aux géniales recherches de Stefano Mancuso, fondateur du Laboratoire International de Neurobiologie des Plantes.

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La nouvelle étude menée par une équipe italo-australienne explorait les modes de communication entre deux plantes, le piment et le fenouil. Le fenouil est en effet capable d’émettre des signaux chimiques qui ralentissent la croissance de ses voisins (ici, les piments) afin de mieux profiter du sol et du soleil.

Le résultat le plus surprenant a été obtenu lorsque les pieds de fenouil se sont retrouvés à l’intérieur de boîtes totalement closes et opaques. A l’extérieur se trouvaient des pieds de piment, eux-mêmes isolés du reste du monde par des boîtes qui englobaient le tout pour éviter toute source de perturbations venues d’ailleurs.

Les piments ne pouvaient pas « savoir » si le fenouil était ou non dans la boîte noire (il ne leur faisait pas d’ombre et ses signaux chimiques ne pouvaient pas sortir de son enclos étanche). Pourtant, ils se sont mis à pousser différemment suivant que le fenouil était là ou pas.

Conclusion des chercheurs : les piments pouvaient entendre le fenouil pousser. Ils réagissaient pour s’en protéger uniquement quand le fenouil était bien là. D’autres travaux concordants semblent confirmer qu’en effet, les plantes entendent. Ce que tout amoureux des plantes vous dira, mais là, c’est scientifiquement établi.

2 – Les grenouilles sauvées par des prisonniers – Un article d’Audrey Chauvet (20 Minutes)

grenouille maculee.jpgLe programme «Sustainability in prison», lancé en 2004 aux USA, consiste à impliquer les détenus dans des programmes de sauvegarde d’espèces menacées.

Dans une prison de l’Orégon, on a choisi de former les prisonniers à la biologie.

Les détenus, sélectionnés pour leur bon comportement, passent dix heures par jour à veiller sur le bien-être de grenouilles locales, appelées rana pretiosa, de leur naissance à l’âge adulte, sous la supervision d’un professeur d’écologie.

Après six mois de soins, les grenouilles sont relâchées dans la nature.

Quant aux participants au programme, certains participent à la rédaction d’articles scientifiques, tandis que d’autres décident de s’orienter vers la protection de l’environnement à leur sortie de prison.

Photo : une ravissante rana pretiosa (Wikipedia)

3 – Un potager citoyen et gratuit en Angleterre – Un article de Sophie Verney-Caillat (Rue89)

todmorden.jpgA Todmorden, petite ville du nord de l’Angleterre, des citoyens résistent à la crise en faisant pousser fruits et légumes en libre-service partout dans la ville. Les 14 000 habitants n’ont plus qu’à se baisser pour se nourrir.

Au départ, il s’agit d’une idée entre copines. Elles ont d’abord planté des blettes en bordure de trottoir, le long du canal.

Sans demander d’autorisation mais qui allait s’en plaindre ? « Imaginez la police arrêter une dame de 68 ans pour avoir planté… D’ailleurs, depuis, le prince Charles nous a rendu visite. Il était très fier de nous. »

Et aucun risque que la récolte soit pillée : « Il n’a pas été utile de mettre un panneau “Merci de ne prendre que ce dont vous avez besoin”, car on n’a jamais vu quelqu’un prendre plus que ce dont il avait besoin. Ça appartient à tout le monde, donc il ne peut pas y avoir de vol. »

Photo de Sophie Verney-Caillat (Rue89)

4 – Le record du plus vieux message à la mer – Un article d’Erica Ho (Life, repris par Slate)

bouteille a la mer.jpgLe plus vieux message contenu dans une bouteille jamais découvert a été jeté à la mer en 1914. C’est un pêcheur écossais qui a trouvé la bouteille dans ses filets de pêche.

Selon Time, la bouteille a dérivé à la mer pendant 97 ans et 309 jours et a été repêchée dans un excellent état à l’est de l’archipel des îles Shetland. Elle bat le précédent record de cinq ans. A l’intérieur de la bouteille, il y avait une carte postale promettant une récompense de six pence à celui qui la trouvait.

Le journal écossais Scotsman explique que les deux bouteilles proviennent du même lot de 1890 bouteilles lancées à la mer en juin 1914 par une équipe de recherche de l’école de navigation de Glasgow pour étudier les courants océaniques autour de l’Écosse. Un peu plus de 300 d’entre elles ont été retrouvées au fil des années.

Photo « Message in a bottle » de Philippe Guillaume

J’ai encore quelques autres articles sous le coude dont j’aimerais beaucoup vous parler. Je les garde pour un plus tard… ou pour une prochaine revue de presse.

Très belle journée à vous

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