Présence du chamanisme, nouveau courrier du 23 octobre 2011

Voici le dernier courrier reçu de Francine Rousseau et Jean-Gabriel Foucaud. Bonne lecture et bon vent !

Treizaine Vent 19 au 31 octobre 2011

Coup de Vent sur ces 13 jours !!! pendant lesquels aura lieu la conférence soirée – tambours – cercle de parole au temps du corps de 19h30 à 22h30 au temps du corps, 10,rue de l ‘échiquier 75010 Paris, vendredi 28 octobre : « art de vivre chamanique et participation à la vie sociale. »

En lisant ces lignes, souvenez-vous du dernier courrier qui décrivait la « saison aigle ». La saison est la force commune qui dans un même destin toutes les formes d’existences et s’impose à elles. La treizaine, elle, décrit comment les humains peuvent au mieux s’adapter à cette force qui est là, et qu’on le veuille on non, se trouve être celle de la fin de l’automne.

Pour détecter les tendances de chaque période, nous utilisons les cartes du tarot mexicain (enseignés aux ateliers des lundis et jeudis et aux journées du samedi) dans une pratique de lecture ordonnée, dite en « roue de médecine ».

Coup de vent, en effet car, contrairement à nos habitudes, seulement une série de cartes sont venues à moi (Francine Rousseau), restées à l’envers, face dessinée invisible.

Ayant installé la « roue » pour cette treizaine et attendant le moment d’en écrire quelques lignes, un coup de Vent de rangement les a fait se retrouver en tas, troublant ainsi l’ordre dans lequel elles étaient arrivées.

En voici la liste, pour ceux qui déjà connaissent ce tarot dans sa version française : Jugement, Urne, Maison, Lézard, Temps, Crocodile, Chemin, Marchand, Dignitaire, Foyer.

Bien sûr, je n’ai aucune idée de la direction cardinale qu’elles occupaient sur la roue, à l’image du Vent qui arrive sans crier gare, du fin fond des temps, inversant sa direction pour de causes inaccessibles aux humains, voire au gré de son humeur, s’il en a une….

Dans le calendrier des saisons du Mexique ancien, le Vent est le dernier temps de l’hiver, appelé sud de l’hiver. Il en représente l’excès.
Étant dans un temps saisonnier Aigle, sud de l’automne, c’est dire que ces deux symboles (Aigle et Vent) vont nous conduire dans la créativité et le remue-ménage. On ouvre à « tous vents….. »

Face cachée de Quetzalcoatl, dieu des fondations et de la culture, le Vent demande grande discipline et maîtrise de soi. Même s’il est incontrôlable et peut facilement faire repartir des feux qui couvent, le Vent exhorte toujours à bouger et faire bouger : il est indispensable, pendant cette treizaine, pour bien la vivre de « chatouiller les autres et pourquoi pas soi-même ! »

Le Vent est un guide. Il incite à faire un avec la nature, à épouser le moindre de ses mouvements.
Prendre du temps pour digérer cet enseignement, identifier les pratiques à effectuer, le travail d’écoute. Vivre le moment présent sans chercher à savoir qui vient, ce qui vient, ni d’où ça vient : le Vent n’a ni début ni fin, il passe… profiter de sa troublante magie.

C’est la saison de l’Aigle : tout s’ouvre. Profitons de l’aisance du Vent à se déplacer pour s’élever avec légèreté. Devant cette force impalpable, que personne ne peut retenir, c’est en se laissant porter sans résistance que le rythme deviendra cercle, spirale, figures de l’infini, renaissance.

En faisant attention à ce que le Vent véhicule, on approche des informations très lointaines. Sans tomber dans la peur de l’hiver à venir dans huit jours, l’inconnu apporté par le Vent est bon s’il procure sentiments de liberté, de joie, de contentement.
Fin d’automne, les récoltes se terminent. Le Vent allège les angoisses et déblaie les feuilles mortes, laissant ainsi la pensée sereine. Surtout si la vision à longue portée de l’aigle encouragée par le flux saisonnier est devenue art de vivre.

le_kitesurf.jpgSource photo

Si un choix s’impose, il sera judicieux de chercher à voir ce qui est caché de l’autre côté (souvent le Vent est représenté sous les traits du Singe. Il s’applique alors à montrer l’envers de la réalité). Complètement immatériel et changeant suivant ses états d’âme, il est capable de nous présenter la vérité en miroir. À nous de faire preuve d’une grande discipline et d’un travail de l’esprit pour tout remettre à l’endroit, discerner ce qui est possible ou ce qui requiert de la magie pour être accompli.

Encore une fois, nos bases doivent être solides, sinon le Vent nous entraînera dans la dispersion et agrandira les failles.
Avec un bon ancrage de notre part on profitera de son action. Il est celui qui nettoie, lève les stagnations, chamboule ce qui doit l’être, refaçonne ce qui ne correspond plus à rien.
Sa force magique transforme tout, pénétrant l’impénétrable. Identifié au souffle des dieux, il permet des guérisons de mauvaises orientations de l’esprit, mais peut aussi empirer les désordres….

S’il est facile de se tromper en voyant les apparences que prennent les choses ou les événements, il est facile aussi de se laisser envoûter par tout ce qu’il transporte (murmures, voix, musiques…).

Il nous sera également facile de nous adapter, d’influencer passagèrement comme de nous laisser guider sur la crête des montagnes où sont en repos de futures prospérités permettant d’entrer sans crainte en hiver.

Ainsi se prépare le temps à venir symbolisé par le Jaguar, dit « cœur de la montagne » se déployant du 1er au 17 novembre. Temps correspondant au réel début de l’hiver.

Et de se préparer à utiliser les enseignements d’adaptation de la future treizaine « Aigle », laquelle viendra épauler nos adaptations au flux de l’univers, du 1er au 13 novembre.

C’est sans précipitation, les yeux bien ouverts et la vue perçante, grâce à l’Aigle, que nous trouverons ce que le Vent nous montre dans l’invisible. Souvent c’est au plus profond de soi, dans ce que nous pensions caché que tout devient limpide.

Son pouvoir transformateur et fécondateur permet d’apercevoir le début d’un chemin. Sa magie opérant, il montre l’incroyable et l’inattendu : c’est le départ pour un saut dans l’inconnu. Retournant les situations, dédoublant les événements, avec une intelligence fine et rapide, il pointe du doigt les différentes facettes de la vie.

kitesurf-seotons.jpgSource photo

Attention à ne pas sombrer dans la folie, car le Vent est un grand acteur quand il s’agit de transformer par la pensée. Lié au Foie, à la colère, aux migraines, si l’on n’y prend pas garde, il déstabilise, tourmentant les êtres et la nature, et peut faire monter un feu qui n’a pas lieu d’être en cette saison. L’esprit n’a plus de « logis » et la folie s’installe.

En ne s’opposant pas à son mouvement, il sert à enseigner le détachement, la remise en cause de nos croyances. Le nettoyage s’opère jusqu’à la plus petite transformation. Bémol encore, il est capable devant tout ressassement de rapporter ce qui devait être éliminé. Difficile alors de se débarrasser de ce qui encombre…

Treizaine de créativité et de fécondité qui, si elle est bien vécue et utilisée, fait place nette pour l’hiver à venir. S’activera alors spontanément notre corps mental, partie l’être capable d’objectivité, donc de percevoir les structures, sans être encombré de détritus, d’idées noires, de contemplations moroses de ses manques, de regrets, de plaintes.

Il est important d’être dans une attitude de discipline, d’écoute, d’acceptation, de renvoi à l’autre et de ne pas dévier de son axe. Chercher l’alliance avec les autres et soi-même, dans la création pour éviter le chaos.

Par Francine Rousseau (pour l’écriture) et J.G.Foucaud (pour les ateliers où tout cela se construit).

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