Coup de coeur à Monilet

Monilet vient de me transmettre la très bonne nouvelle suivante:

« J’apprends cet après-midi que mon texte « Histoire d’Antoine » figure dans un recueil collectif publié en octobre par mon éditeur à l’occasion de Lire en Fête (La Fureur de Lire, en Belgique) auprès de textes courts de 10 autres auteurs.

Titre :Rendez-vous
ISBN 9-782874-592775.

http://www.editionschloedeslys.be/

Salut amical à vous tous »

37 Replies to “Coup de coeur à Monilet”

  1. monilet Post author

    Merci à vous et surtout à toi, Anna, pour ce coup de coeur.
    La nouvelle en question est en lecture libre sur plusieurs forums littéraires (TNN, ILV etc).
    Bonne journée.

  2. Claude Colson Post author

    Merci beaucoup. Et vous savez déjà que Chloé des Lys réédite mon premier livre.
    J’en ai un troisième qui cherche éditeur(plus important) plus un mini-roman bloqué jusque début octobre car présenté au prix de l’Inédit. Bref, ça m’occupe… Mais je ne suis pas encore aussi productif qu’Anna. 😉

  3. sampang Post author

    Bravo Molinet c est super et je suis heureuse pour toi ^^
    Anna ! Anna ? mais qui est Anna ? Quelqu un connait Anna ? 😉

  4. monilet Post author

    Salut tout le monde, j’émerge à peine d’une semaine d’enfer où j’ai mis la dernière main à une maquette de bouquin. Ouf, c’est fait…. Je vais pouvoir souffler ….et vous lire un peu plus.

  5. Slayeras Post author

    et bah c’est encourageant Moni !! Au moins, tu avances, tu vas au bout. C’est bien ! Et en plus, je sais pas, mais t’es tout discret, tu ne dis rien. J’aime bien ça. Tu restes modeste.

  6. sampang Post author

    Bravo Molinet ! Chapeau bas Monsieur ! Alors j espère que tu auras un excellent week end ensoleillé comme ça a l air d être le cas ( j ai cru comprendre que nous étions presque voisins ;)). ^^

  7. monilet Post author

    Simplement pour info :

    En attendant la réédition prochaine de « Saisons d’une passion », au plus tôt en juin) je brade les exemplaires me restant à 12 euros port compris (= prix de revient) ou échange contre l’un de vos livres. Contact par mail.

    Voilà, je n’ai rien dit, passons à autre chose ! 🙂

  8. boudufle Post author

    et si un dessin original contre un livre ça fait l’affaire d’une boudufle avec un molinet ?? je t’embrasse ….la vie fait son chemin .

  9. monilet Post author

    Je ne retrouve pas le fil papotages, alors je mets ici :
    Si vous avez eu du plaisir à suivre l’émission Le Bateau-Livre de Frédéric Ferney, supprimée de la grille de la 5, voici un blog de soutien et la lettre de F Ferney au Président de la République.
    http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites/

    Anna, tu enlèves s’il le faut.

  10. Anna Galore Post author

    Je laisse et je duplique !

    Le fil papotages en cours s’appelle « On remet ça? ».

  11. ramses Post author

    Merci, Monilet, j’ai mis le lien en Favoris, j’y reviendrai car j’aime beaucoup ce que tu écris.

  12. monilet Post author

    Ramses, c’est surtout gentil de le dire car, après des années d’écriture on (je) a (ai) besoin d’un minimum de reconnaissance pour alimenter l’envie de continuer à écrire qui parfois s’étiole… On se dit quelquefois : à quoi bon ? , et la paresse aidant…. Mais quand elle surgit avec force, comme pour moi hier soir, elle est difficile à endiguer malgré tout, d’ où ma petite note d’hier sur le site indiqué.

  13. anti Post author

    « on (je) a (ai) besoin d’un minimum de reconnaissance pour alimenter l’envie de continuer à écrire qui parfois s’étiole… On se dit quelquefois : à quoi bon ? , et la paresse aidant…. »

    Paresse aidant, paresse aidant ! Quand on voit tous les textes que tu proposes, un mot, un seul s’impose : bravo !

    Bonne continuation Moni spa ?!

    anti

  14. anti Post author

    Je suis allée à la pêche sur France 2, en souvenir de Cuba et de ta fameuse « nuit cubaine » que je m’étais permise de pasticher.

    NUIT CUBAINE (Moni)

    Mon texte, talentueusement pastiché par Anti :

    UNE NUIT CUBAINE

    Il s’éveilla quand elle entra dans la chambre.

    Arrivés
    deux jours avant à Cuba avec un groupe de semi-touristes censés suivre
    une université d’été, on les avait logés dans des chambres à plusieurs.
    Il partageait la sienne avec un percussionniste d’environ 60 ans,
    chaleureux, venu là pour se perfectionner. L’autre occupant était un
    jeune étudiant plutôt beau aux cheveux noirs et bouclés qui l’avait
    surpris dès le début par son parler lent et posé, comme méditatif,
    dénotant une éducation de milieu bourgeois et cultivé. Cela contrastait
    au demeurant avec une certaine légèreté du personnage. Les chambres de
    la résidence universitaire de Santiago étaient dépourvues de confort.
    Le minimum. Les douches collectives se situaient dans un local qu’elles
    partageaient avec les WC aux portes coupées en haut et en bas qui
    rappelaient ceux des pensionnats ou des écoles d’autrefois. Il arrivait
    que l’on y vît des blattes d’ à peu près 8 cm.

    Ce soir là ils
    s’étaient endormis dans la moiteur des nuits des Caraïbes, après une
    journée bien remplie où avaient alternés cours d’espagnol et visite des
    bourgades environnantes.

    Il venait d’être quitté par une
    femme qu’il avait fini par aimer de passion et, très ébranlé, avait
    entrepris ce voyage pour se ressourcer.
    Depuis 3 mois il était donc aussi frustré sexuellement après avoir connu le paroxysme du vécu et du ressenti en la matière.
    A
    Cuba, dans cette résidence pour étudiants, hommes et femmes étaient
    séparés strictement et ne se retrouvaient que pour les repas et les
    activités du jour. Il dormait donc d’un sommeil léger dans ce dortoir
    exclusivement masculin qui leur était dévolu depuis 3 jours lorsqu’elle
    entra.

    Il occupait le lit près de la porte et la vit se glisser
    directement, furtive, vers le lit du fond, occupé par le jeune homme.
    La pénombre épaisse lui, permit juste d’entrevoir une silhouette
    pourvue de longs cheveux sombres dénoués. Une femme !

    A cette
    heure de la nuit, en ce lieu, cela lui parut inouï . Intrigué il ne la
    lâcha pas du regard, feignant le sommeil. Près de lui Pierre laissait
    entendre un très léger et régulier ronflement. Il comprit d’emblée car
    le jeune homme , particulier, avait un succès immédiat auprès des
    jeunes et jolies cubaines qui étaient chargées de nous servir de
    cavalières lors des cours d’apprentissage des danses locales : salsa,
    mérengué… félines, elles y excellaient. On eût dit que le rythme et les
    déhanchements leur étaient consubstantiels. Elles semblaient se
    confondre avec la musique qui ici jaillissait partout et aussi avec la
    générosité du soleil des Tropiques.

    Des éclats de rire, ces filles. Elles étaient la vie.

    Bien vite il fut pleinement éveillé.

    Tant
    par curiosité que pour ne pas troubler ce qui s’ébauchait entre les
    jeunes gens, par une sorte de gêne aussi devant l’audace des
    protagonistes, il resta complètement immobile, yeux quasi fermés.
    L’obscurité le protégeait. La jeune fille avait un vêtement blanc sur
    lequel tranchaient des cheveux noirs qui descendaient presque au milieu
    du dos. Il discernait la scène , plus qu’il ne la voyait , dans
    l’étroite fente de ses paupières, si étroite que ses cils
    l’embroussaillaient. Il s’efforça de garder une respiration régulière.
    Que faire d’autre : les rejoindre ? il n’y songea point et quand bien
    même, comment eût-il été accueilli ? Il attendait.

    Il devina des
    caresses aux mouvements des draps , tâches blanchâtres dans
    l’obscurité. Ce qui était curieux, c’est qu’il n’entendait aucun son
    articulé, à peine quelque infimes bruissements des corps frottant le
    tissu du drap, seule protection nocturne dans la nuit chaude de
    Santiago.
    Contre son gré , et en même temps de plein gré, il était
    attentif à ce qui se passait là, imaginant plus que voyant, soucieux de
    ne pas révéler son éveil. Ils étaient tous trois chasseurs et gibiers.

    Bien
    vite il la vit chevaucher le garçon en une danse muette, silhouette
    magnifiquement verticale et altière dont il pouvait discerner le
    balancement des cheveux au rythme de l’étreinte. Immédiatement
    l’excitation l’avait gagné, dans ce rôle de voyeur où il était confiné……

    Cela
    se poursuivi un temps qu’il goûta pleinement jusqu’à ce qu’il aperçoive
    le corps du garçon s’arc-bouter sous la caresse , pour bientôt
    s’abattre sur la couche, attirant à lui sa partenaire dans un geste
    naturel de tendresse qui suivait l’acmé. La scène n’avait pas due être
    bien longue bien qu’il eût perdu toute notion du temps. Une durée au
    cours de laquelle il était tendu à l’extrême, les sens aiguisés,
    cherchant à percevoir le maximum de ce qui se déroulait là , à 5 ou 6
    mètres de lui. Le caractère inaccoutumé d’une étreinte silencieuse et
    quasi publique l’avait profondément excité .
    Déjà l’aube se laissait
    deviner et bien vite la jeune fille fila, sans bruit, comme elle était
    venue. Pierre dormait toujours, tourné vers lui; le jeune homme dut
    sombrer dans le sommeil et lui ne put finir par le trouver qu’après
    s’être lui aussi caressé, afin de se libérer de la tension installée
    dès les premiers instants.

    Il avait naturellement pensé que
    cette fille était l’une des beautés cubaines qui accompagnaient le
    groupe et qui, par ailleurs, n’avaient pas froid aux yeux.

    Quelle
    ne fut pas sa surprise quand on lui révéla bien plus tard que jamais
    ces filles n’auraient osé une telle visite, leur gouvernement
    entretenant alors des rapports ambigus avec ce qu’il nommait la
    prostitution.

    Il
    percevait volontiers les devises qu’apportaient le touristes et
    n’inquiétait nullement ces derniers, mais se montrait parfois
    férocement répressif envers ces filles qui risquaient la prison
    lorsqu’elles étaient surprises à fréquenter de trop près ces étrangers.
    Cependant jusqu’à un certain point il fermait les yeux sur ces
    agissements. Stupéfait il apprit même que cette femme était une
    jeunette du groupe, étudiante de quelque 21 ans, douce , gentille et
    timide, à qui il aurait donné « le bon dieu sans confession ». Il
    devait du reste en tomber vaguement amoureux pendant la suite du séjour.

    Plus
    encore que l’acte d’amour ainsi dévoilé, ce furent les circonstances de
    celui-ci qui l’excitèrent cette nuit- là. C’était comme une cérémonie
    muette, la célébration d’un Mystère où se trouvèrent battus en brèche
    le tabou de l’Interdit et ce que l’on appelle socialement les
    convenances. Tout ce qui finit, porté à l’extrême, par éloigner l’homme
    de l’Humain. Un culte primitif et premier, voilà ce qu’il avait entrevu.

    Ce
    soir- là il pressentit d’emblée que ce serait sans doute dans son
    existence une unique vision, une Révélation qu’aujourd’hui il se sent
    poussé à porter sur le papier. Le lendemain matin la vie avait repris
    son cours habituel et convenu. Ainsi en va-t-il du surnaturel qui passe
    parfois le bout du nez dans la banalité du quotidien et presque
    aussitôt fuit, à pas de loup. Le hasard nous donne quelquefois la
    chance de le croiser. Il convient alors de ne pas le laisser partir
    sans lui avoir rendu hommage.

    Il avait vécu la chose comme une victoire éphémère de la Nature sur la Culture, paradoxalement le triomphe bref de Ce qui dure.
    Il en sortit plus heureux.

  15. anti Post author

    NUIT ANTILLAISE (pastiche Anti)

    Une nuit Antillaise

    La porte s’ouvrit laissant filer un ray de lumière dans la chambre.

    J’étais arrivée deux jours auparavant à Kingstown avec un groupe d’étudiants censés suivre une université d’été. On nous avait logés dans de grandes chambres.

    Je partageais la mienne avec deux autres jeunes femmes. La première, musicienne, pas vraiment belle mais chaleureuse et extravertie, venait pour la première fois aux Antilles et s’extasiait de tout ce qu’elle découvrait de beauté et de plaisirs. La seconde occupante était d’une beauté étrange. Elle avait de magnifiques cheveux roux qui tombaient en cascade sur une jolie silhouette svelte de sportive, évidemment de beaux yeux verts, un vrai cliché de magazine ! De nature plus discrète et beaucoup moins expansive que Chloé, Gabrielle m’avait
    étonnée dès le début par son parler lent et posé, comme méditatif,
    révélant une éducation de milieu cultivé. Cela contrastait avec une certaine légèreté qu’on devinait chez elle.

    Le confort des chambres de la résidence universitaire était rudimentaire.

    Ce soir-là, nous nous étions endormies dans la moiteur des nuits des Antilles, après une journée bien remplie où nous avions alterné cours, visites et soirées estudiantines.

    Je venais de vivre une rupture et ce voyage était pour moi un moyen de me ressourcer. Tout de même, 3 mois de célibat, dans cette ambiance chaude, chaude, chaude, les exigences de la chair commençaient à être de plus en plus difficiles à ignorer et, dans mon sommeil, machinalement, mes mains allaient et venaient le long de mes cuisses humides.

    Dans les dortoirs, hommes et femmes étaient strictement séparés. On se retrouvait pour les repas, les cours et les sorties.

    Je dormais d’un sommeil léger dans ce gynécée lorsque la porte s’ouvrit laissant filer un ray de lumière.

    Gabrielle occupait le lit près de la porte. L’ombre pénétra dans la pièce, furtive, agile, se glissa auprès d’elle.
    La lumière extérieure me permit de tout voir. Tout. De la silhouette musclée de l’homme qui venait d’entrer aux courbes majestueuses de ma co-locataire.
    À cette heure de la nuit, en ce lieu, cela me captiva . Je ne me connaissais pas voyeuse, mais le fait était que je ne les quittais pas des yeux, trop captivée par le spectacle qui s’offrait à moi pour feindre le sommeil.
    Près de moi, Chloé laissait entendre un souffle léger et régulier.
    Je reconnaissais le charme troublant de Gabrielle, elle avait eu d’emblée un succès fou auprès des jeunes gens du pays, étudiants ou serveurs, rencontres de hasard, partenaires de biguines sensuelles. Ici, les corps semblaient se confondre avec la musique qui jaillissait et avec la moiteur générale.

    Des éclats de rire étouffés se firent entendre. Ces deux-là, bienheureux dans leur lit, étaient la vie.

    Bien vite je fus pleinement éveillée. Mon entrejambe se rappelait à mon souvenir en une longue plainte humide. La curiosité aussi me dévorait. Appuyée sur un coude, je dévorais des yeux l’audace des protagonistes. Le drap qui les recouvrait au début n’avait pas résisté longtemps à l’ardeur de leurs caresses effrénées. À présent, leurs corps nus se déhanchaient dans la lueur de la nuit. J’entendais aussi les râles qu’ils se gardaient pourtant de pousser.
    Je restais immobile, yeux grand-ouverts, fascinée par le spectacle qui s’offrait à moi.
    L’obscurité me rassurait. De ma main libre, je me suis caressée, doucement ; les seins d’abord qui se tendaient sous la tension du désir que la scène fît immanquablement monter en moi. Je les caressais doucement, l’un puis l’autre, puis les prenais à pleines mains tant bien que mal. Les doigts ont glissé ensuite le long de mon ventre en sueur, contourné l’écrin fraîchement et entièrement épilé. Je sentais sur mes jambes l’expression de ce désir. Ma main se posa sur mon sexe imberbe. Elle était trempée. Je fermai alors les yeux en avant goût du plaisir à venir. Lentement, j’écartais mes lèvres et me glissais un doigt qui ressortit trempé, qui s’agita sur mon clitoris. J’aime me caresser. L’abstinence n’est pas pour moi. Trois mois de célibat soit, mais pas trois mois sans plaisir, ça non ! Sans m’en rendre compte, j’avais commencé à soupirer de ces soupirs sans équivoque. Je me caressais encore lorsque je sentis des lèvres sur les miennes. J’ouvris les yeux de stupeur pour me plonger dans le regard noir de l’homme tout aussi noir à qui ils appartenaient. Nous n’échangeâmes pas un mot. Je le laissai m’embrasser et ôter ma main de mon sexe. Au même moment, je sentis des mains me caresser le corps. Ces mains n’étaient pas les siennes. Ces caresses n’avaient rien de commun avec ce que j’avais connu jusqu’alors. Je compris alors que ces baisers tendres dans mon cou, ces caresses d’une douceur infinie sur mes seins, c’était Gabrielle. Je gémis de plaisir. Mes partenaires virent en ce gémissement ce qu’il était bel et bien : un accord tacite.

    anti

  16. ramses Post author

    Mine de rien, c’est chaud, France2 ! « Service public », disait Thierry Ardisson, tu parles… Plutôt « Contenu explicite » !

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