Couscous boulettes

J’ai vu le jour en Tunisie où mon père, venu de Toulouse au début des années 50, a rencontré ma mère dont la famille vivait là depuis plusieurs générations – son nom de jeune fille est d’ailleurs arabe.

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Parmi les proches de mes parents à Sfax, il y avait un couple, Jacqueline et Guy. Jacqueline est une amie d’enfance de ma mère, depuis l’école primaire. Comme beaucoup de femmes de « là-bas », elle maîtrisait à merveille les recettes locales comme la méchouia, les boules au miel ou le couscous. Pas n’importe quel couscous : le juif tunisien de Sfax – les connaisseurs apprécieront. Et là où elle était incomparable, c’était lorsqu’elle faisait ses boulettes traditionnelles pour accompagner la semoule et les légumes. Ah, ces boulettes… Elles sont inoubliables.

Après notre retour en France au début des années 60, j’ai eu le bonheur de m’en régaler encore de temps à autre jusque dans les années 70. Ensuite, mes parents sont partis vivre à Paris alors que je restais dans le sud et j’ai perdu de vue Jacqueline et Guy qui vivaient eux aussi dans les environs de la capitale.

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Il y a quelques semaines, nous nous sommes tous revus à l’occasion des 90 ans de mon père. Ils n’avaient pas du tout changé, toujours aussi souriants et chaleureux. La première chose que j’ai dite à Jacqueline a été : « Tu fais toujours tes boulettes ? » Surprise mais enchantée – plus de quarante ans étaient passés, quand même – elle m’a répondu par l’affirmative.

Je leur ai présenté Anti et nous avons bavardé autour de ces fameuses boulettes. Et là, j’ai ajouté : « Si un jour tu refais ton couscous boulettes, dis-le nous et on arrivera aussitôt. » Ce qui n’est pas rien puisqu’ils habitent place d’Italie. Pas vraiment la banlieue proche de Nîmes.

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Le weekend dernier, ma mère m’a envoyé un mot : Jacqueline proposait de nous inviter à dîner mercredi soir, pouvions-nous venir ? La chance a fait qu’aussi bien Anti que moi avions prévu de venir à Paris aujourd’hui pour des rendez-vous professionnels. Nous avons aussitôt décalé notre départ à hier, prenant un TGV en début d’après-midi. Puis nous sommes allés avec mes parents retrouver Jacqueline et Guy dans une ambiance euphorique. Il y avait aussi Rirette, une autre de leurs amies d’enfance.

D’accord mais, me direz-vous, et ces boulettes ? Elles étaient comment ? Aussi délicieuses que dans mon souvenir idéalisé ? Ou était-ce simplement un bon repas entre vieux amis qui évoquent leurs souvenirs de jeunesse ?

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Franchement, c’était… divin. Et pas que les boulettes, tous les autres ingrédients aussi dont certains que je n’avais jamais vus. Sans parler de cette amitié magnifique de plus de soixante ans.

Pour le dessert, on a pris de la salade de fruits. On n’aurait pas pu manger plus, de toute façon.

Très belle journée à vous

4 Replies to “Couscous boulettes”

  1. jacqueline & guy Post author

    Merci pour cette publication qui nous va droit au coeur.
    Espérons qu’il ne faudra pas attendre 40 ans pour une nouvelle rencontre.

  2. anti Post author

    Hé ! Bonjour Jacqueline, bonjour Guy !

    Merci infiniment pour cette délicieuse soirée passée chez vous et ces bouleeeeeeeeeeeeeeeeeettes ! Mama mia !

  3. Anna Galore Post author

    C’est nous qui vous remercions, Jacqueline et Guy ! Et tout-à-fait d’accord pour ne pas attendre 40 ans !

    A très bientôt, dès que nous en aurons l’occasion (même s’il n’y a pas de boulettes).

    On vous embrasse !

  4. Agouri Post author

    Cela nous rappelle d’excellent souvenir et nous donne l’eau à la bouche…Je vois que tu n’as pas perdu ton coup de main et j’espere que nous aurons bientot l’occasion de partager ce delicieux repas de coiuscous tunisien à la jacko. Bisous Ror et Marcelle

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