Le disjoncteur et les étagères

Hier matin, sans prévenir, le disjoncteur général a fait ce qu’il sait faire de mieux : il a disjoncté. Chez nous, le tableau électrique se trouve dans une petite pièce sans fenêtre qui nous sert aussi de buanderie. Et aussi de rangement pour le bricolage. Et aussi de plein d’autres trucs qu’on ne sait pas où mettre. Bref, pour atteindre le disjoncteur, il faut être souple, en plus de ne rien y voir.

Vue de la buanderie quand il n'y a pas de courant. Le disjoncteur est sur la gauche au fond, derrière l'étagère qu'on ne voit pas.

Vue de la buanderie quand il n’y a pas de courant. Le disjoncteur est au fond, sur la gauche, derrière l’alignement d’étagères qu’on ne voit pas.

Anti a commencé à essayer de déterminer lequel des sous-éléments du tableau avait bien pu provoquer le problème. La plupart du temps, c’est l’une des lignes de prises : il suffit qu’un chat se soulage près d’une multiprise, par exemple, pour que tout saute. Sauf que cette fois, c’était plus compliqué. Même une fois les prises coupées, ça re-disjonctait. J’ai essayé à mon tour d’isoler la source du court-jus. A un moment, il ne restait plus que les ampoules et au bout de quelques minutes, pof, ça retombait.

J’étais donc là à remettre le courant à chaque fois pour tenter autre chose quand tout à coup, il n’y a plus eu que le courant qui tombait, mais carrément deux étagères de rangement de bricolage pleines à ras bord d’empilements divers qui se trouvaient derrière moi. Elles se sont écroulées dans un fracas métallique qui a duré une bonne trentaine de secondes tellement il y avait de bidules posés dessus. Imaginez une pile de, disons, soixante casseroles qui s’effondrent, ça vous donnera une bonne idée.

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Anti était sous la douche au niveau supérieur, pile au-dessus de moi. Elle a entendu l’éboulement. Elle s’attendait à ce que je crie un bon coup (d’énervement, de douleur, de « oh nooooooon ») mais justement je n’ai rien dit du tout. Coup de bol, à ce moment-là, il y avait du courant et j’y voyais. J’étais coincé entre le mur où se trouve le tableau électrique et tout un fatras déglingué me bouchait toute possibilité de faire plus que tourner la tête.

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J’ai appelé Anti avec mon portable et je lui ai dit : « Tu peux venir ? Je suis en prison ». Quand elle a réussi à ouvrir la porte (ce qui n’était pas évident), on n’en pouvait plus de rire. Après tout, ça faisait trois bonnes nouvelles : je n’avais rien, le courant tenait enfin et on allait pouvoir profiter de l’occasion pour ranger ces étagères surchargées en jetant au passage tout un tas de trucs inutiles.

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Bon, en fait, le courant a ressauté une bonne douzaine de fois pendant qu’on déblayait, mais à la fin, ça ne disjonctait plus (le pipi avait dû sécher, à force). On a sorti trois gros sacs poubelle de téléphones portables et appareils photo vintage, câbles et chargeurs divers, pots de peinture millésimés dix ans d’âge, plus quelques machins non identifiables. J’ai tout emmené à la décharge. Maintenant, on a des étagères nickel et en plus, solidement fixées au mur. Et du courant, en plus.

Très belle journée à vous

2 Replies to “Le disjoncteur et les étagères”

  1. Anti

    Les jours se suivent et ne se ressemblent pas… Remettre le courant en 3 h… voilà qui contribue à expliquer pourquoi je suis un poil à la ramasse sur mon planning… Mais bon, c’est vrai que ça nous a valu une bonne partie de rigolade !

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