Nick Brandt à Paris

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Elephant Drinking, Nick Brandt

Dans sa note intitulée StumbleUpon, saute-mouton à travers le web, Anna mentionnait hier dans un des liens, un photographe de talent Nick Brandt.

Mais les notes sont bien souvent très riches et nous n’avons pas le temps ou l’envie de parcourir tout ces liens. Raison de plus pour revenir sur celui-ci, bouleversant, oui, c’est le mot.

Avant d’aller plus loin, comme pour mieux pénétrer l’univers de l’artiste, je vous propose de visionner cette vidéo, avec le son si possible…

Laissez-vous transporter…

En regardant le travail de Nick Brandt, j’ai l’impression de retrouver le regard de Richard Avedon mais cette fois, tourné vers la Nature, vers la Vraie Beauté et non plus orienté vers l’illusion de la mode.

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Nick Brandt est né et a grandi à Londres où il a étudié le cinéma et la peinture dans la fameuse école des arts de St Martins. Il vit actuellement à Topanga Canyon, à Los Angeles en Californie.

En 1992, il décide de s’installer aux Etats-Unis où il va très rapidement réaliser des clips-vidéos pour des superstars telles que Michael Jackson (« Earth Song », « Stranger in Moscow »), Moby ou Jewel.

C’est en 2000 qu’il débute en Afrique de l’Est sa carrière de photographe et crée le style si particulier qui le caractérise. Il décide alors d’arrêter totalement la réalisation pour se consacrer exclusivement à la photo.

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Peu de photographes ont réussi à photographier les animaux de la sorte. Ses images n’ont plus rien à voir avec un reportage de National Geographic, elles entrent dans le cercle fermé des beaux-arts.

« Je veux faire des photographies qui transcendent le genre très documentaire de la photo animalière »

Le premier ouvrage de Nick Brandt sur la photographie, >em>« On This Earth » a été publié en Octobre 2005 par Chronicle Books, avec des avant-propos de Jane Goodall et Alice Sebold (Auteur de « The Lovely Bones »).

Depuis 2004, il a exposé en solo dans les plus grandes galeries de Londres, Berlin, Hambourg, New York, Los Angeles, Santa Fe, Sydney, Melbourne et San Francisco.

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« Au delà de l’utilisation de procédés techniques particuliers, il y a une chose que j’essaye de faire pendant que je shoote qui à mon avis fait la différence : je suis très près de ces animaux extrêmement sauvages, à quelques mètres parfois.

Je n’utilise jamais de grand téléobjectif. C’est parce que je veux voir sur mes photos le plus de ciel et de paysage possible que je me rapproche, afin d’avoir l’animal dans son réel environnement. En étant aussi près d’eux, je finis par avoir un certain sens d’intimité, une connivence avec l’animal qui me fait face. J’ai même parfois l’impression qu’ils sont presque en train de prendre la pause comme dans un studio photo.

Pourquoi l’Afrique ? Car il y a quelque de profondément iconique, mythique, mythologique même avec les animaux d’Afrique de l’Est, contrairement aux animaux d’Arctique ou d’Amérique du Sud. Il y a aussi une très grande émotion qui se dégage des plaines d’Afrique, ces grands espaces verts qui roulent sous vos yeux, ponctués par la perfection graphique des acacias. Je pense sans honte que mes images sont idylliques et romantiques, une certaine vision d’une Afrique enchantée. Elles sont mon élégie à un monde qui tragiquement est en train de disparaître. »

Dans ce travail, Nick Brandt poursuit son ambitieux projet d’immortaliser la grandeur naturelle de l’Afrique orientale, hélas en train de disparaître.

Ses photos panoramiques d’animaux et de paysages constituent une vision épique de l’Afrique sans précédent. La majesté de ses portraits iconiques d’animaux témoigne d’une attention habituellement réservée aux êtres humains. Des images d’ouverture, illustrant un monde verdoyant peuplé de nombreux animaux, aux dernières images représentant des groupes épars d’animaux qui avancent sur une terre brûlée et poussiéreuse, Brandt dresse le portrait d’une Afrique mythique qui se bat tragiquement contre des forces implacables.

Dans quelques années, en regardant ces clichés impressionnants, nous nous demanderons pourquoi l’humanité n’a pas fait davantage pour préserver ce coin de paradis terrestre.

Lors de la parution de son premier ouvrage, On This Earth, les critiques ont acclamé les talents de photographe de Nick Brandt.

Selon le Times « la faune sauvage africaine ne nous est jamais apparue aussi majestueuse et mystérieuse que dans les photographies pleines de gravité de Brandt ». American Photo écrivait : « En associant de splendides arrière-plans naturels à une approche de portraitiste animalier, Brandt nous montre non seulement la beauté téméraire d’une vie sauvage africaine en voie de disparition, mais aussi l’humanité de ses créatures. Une étrange impression d’intimité se dégage de ces photos ». Enfin, Black & White Magazine qualifiait les images de Brandt de « belles à fendre le coeur ».(Source)

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Amis parisiens, réjouissez-vous car du 10 novembre au 18 décembre 2009 Nick Brandt est exposé à la galerie « A.Galerie », 12, rue Léonce Reynaud Paris 16e (Tél. 01 47 20 77 88. Horaires : 11h à 13h et 15h à 19h du lundi au vendredi et de 12h à 19h le samedi).

Le livre L’Afrique au crépuscule (La Martinière Éditions) de Nick Brandt, du philosophe Peter Singer et de Vicki Goldberg rend un magnifique hommage aux grands mammifères d’Afrique australe et orientale.

« L’Afrique au crépuscule » réunit cinquante-huit photos récentes sous forme de planches géantes en trichromie. Le philosophe Peter Singer explique en quoi les photographies de Brandt font écho, chez les êtres humains, à une conscience morale de plus en plus aiguë concernant la façon de traiter les animaux. L’éminente critique Vicki Goldberg donne à l’oeuvre de Brandt la place qui lui revient dans l’histoire de la photographie. Brandt lui-même nous offre un récit captivant des expériences qu’il a vécues sur le continent africain en photographiant les animaux. « L’Afrique au crépuscule » figurera parmi les grands livres de photos de notre temps.

Le site de Nick Brandt
Les livres de Nick Brandt
Toutes les photos qui illustrent cette note proviennent du lien indiqué par Anna : Young Gallery Photo, je n’en n’ai utilisé que quelques unes, la visite s’impose pour qui souhaite poursuivre le voyage.
Parcourir encore et encore ces magnifiques images sur Google Images.

anti

8 Replies to “Nick Brandt à Paris”

  1. Anna Galore

    Absolument renversant de beauté, bien au-delà de tout ce qu’on a pu déjà voir comme photos d’animaux. Brandt a un regard incroyable et une technique qui touche au sur-naturel.

    Un choc, et un beau.

  2. Catherine

    Ces photos sont magnifiques ! Je reviens d’un voyage sur le site de ce photographe et… Waow ! C’est à couper le souffle ! La force qui se dégage de certains clichés !

    La nature, le ciel, les animaux, tout est magnifié ! De vrais portraits, des oeuvres d’art !!!

  3. valentine

    On en prend plein les mirettes. Que c’est beau! Le noir et blanc rend l’intimité si proche…Nick Brandt a la générosité de laisser enregistrer ses photos, ce que je me suis empressée de faire. La video « City » est remarquable.

  4. ramses

    Vraiment une belle découverte, merci Anti !

    Les photos sont splendides, Nick Brandt a un style très particulier, c’est de l’Art, en effet. Et les ralentis des vidéos sont extraordinaires. On perçoit des détails que l’on ne soupçonnerait pas en vitesse normale (la tasse de café qui se renverse, la vitre qui explose…) La musique de « City » est très belle, mais je ne sais pourquoi, j’ai associé ces images à « Cold Song » (Purcell) par Klaus Nomi…

    Tu as bien fait d’en faire une note, je n’avais pas eu la curiosité d’ouvrir le lien hier…

  5. anti

    Le Père Noël étant complètement déboussolé en ce moment, il est encore passé hier ! Et m’a apporté le magnifique livre de Nick Brandt !!! Je l’ai regardé plusieurs fois, et vraiment, assurément, je ne m’en lasse pas ! (d’où les rêves avec les animaux ;-))

    anti Merci !

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