Kathy Dauthuille dédicace.

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« Homme de lumière et de vent,
Silhouette dressée face aux abîmes,
Maître des lieux au regard vaste,
Ta veine de force
Traverse tes blanches oscillations de coton
Et agite tes longues mèches noires. »

J’ai déjà parlé du livre de Kathy Dauthuille « Tisserand du Soleil« , livre que j’ai beaucoup, beaucoup aimé, véritable hommage aux Indiens Kogis.

Eh bien, nîmois, nîmoises, sachez que l’ancienne rosati va présenter et dédicacer ses contes demain samedi 17 octobre à la boutique artisans du monde Rue Jean Reboul, à partir de 16 heures..

Certes, mais qu’est-ce donc que ces « Rosati » ?

Les Rosati, Société Anacréontique fondée en 1778

Petite sœur rebelle de l’Académie royale des Belles lettres d’Arras (1773), les Rosati d’Artois existent toujours. C’est la société littéraire la plus ancienne de France ; c’est même la dernière société littéraire et bachique d’Europe. Les Rosati mettent en valeur la culture régionale et assurent le maintien de la tradition du « gai savoir ». Ils pratiquent les rites d’origine mais cherchent également de jeunes talents et organisent des conférences, expositions, fêtes et joutes poétiques.

Un peu d’histoire… Sur les traces d’Anacréon :

La société des Rosati naquit le 12 juin 1778 à Blangy, prés d’Arras (Pas-de-Calais) un matin sous une tonnelle de roses au tintement de coupes, dans l’enthousiasme de jeunes intellectuels tous animés par une réelle joie de vivre, amoureux de la beauté, la simplicité,la gaieté.

Comme les muses, ils étaient 9 et célébraient la poésie, la rose, le bon vin, les mots.

Les premiers Rosati (le mot est l’anagramme d’ A.R.T.O.I.S , d’où son invariabilité) donnent à leur société le titre de « société anacréontique des rosati » du nom d’un poète lyrique grec, Anacréon, vivant au VI ème siècle avant JC qui mettait lui aussi à l’honneur la femme, la rose et le vin.

Les vers dits anacréontiques sont de trois pieds et demi, le deuxième et le troisième sont des ïambes (deux syllabes une brève suivie d’une longue).

On trouve trace de l’origine de cette société aux Archives de l’Académie d’Arras dans le manuscrit de l’avocat Charamond à destination de son cousin parisien l’Abbé Menage dont voici un extrait : « Des jeunes gens réunis par l’amitié, le goût des vers , des roses et du vin, partirent d’Arras à cinq heures du matin et se réunirent à Blangy, dans un jardin bien fleuri…. Chacun lut sa pièce de vers appropriée au local et aux mystères qu’on y devait célébrer ; des bouteilles de Champagne apparurent dans des rafraîchissoirs de porcelaine ; on emplit les verres.

Tout à coup l’un d’eux montra le trésor qu’il avait apporté : des centaines de roses fraîchement cueillies…

On but à la reine des fleurs… et dans un moment d inspiration, l’un des poètes de la société s’écria : « Amis qu’un si beau jour renaisse tous les ans et qu’on l’appelle : la fête des roses » (on sait maintenant que cette phrase est de Louis-Joseph Le Gay , le fondateur).

Ainsi, commença la fête des roses célébrée de nos jours encore un dimanche de juin. Ainsi naquirent les Rosati. L’écho de cette fête se répercuta dans la société des gens cultivés. On vit alors arriver des personnages comme Maximilien de ROBESPIERRE , Lazare CARNOT , Dubois de FOSSEUX et FOUCHE.

Puis, à Paris, sous le Directoire, apparut la première « réplique » du cercle arrageois : la Société des Belles Lettres (1797) avec L. Carnot, Beffroy de Reigny, Dubois de Fosseux. Celle-ci existe encore de nos jours sous le nom de « Rosati de France ».

Être Rosati devint un grand honneur puisque le cercle était assez fermé. L’entrée dans la société se fit sous forme d’intronisation appelée : « le rite du cousin Jacques », de son vrai nom Louis-Abel-BEFFROY de REIGNY (1757-1811 ; journaliste et auteur de comédies).

20070914Chr.JPG De nos jours, c’est encore de cette manière que les Rosati accueillent leurs futurs membres. Le futur Rosati est d’abord présenté par son parrain ou sa marraine rosatique dans un discours public.

Ensuite, trois gracieuses ballerines viennent à lui pour l’offrande et la célébration de la Rose, du vin, et du baiser rosatique. Vient ensuite sa présentation par le Directeur à chacun de ses nouveaux « frères et sœurs » Rosati et enfin toute l’assemblée entonne l’hymne rosatique : « Écoute ô mon cœur » dont l’auteur-compositeur est Marcel LEGAY (1904).

Écoute, Ô mon coeur, écoute la harpe
Du vent de chez nous, du pays d’Artois.
C’est un très vieux air des bords de la Scarpe
Qui chante aujourd’hui tout comme autrefois.

En 1877, après trois-quarts de siècle de « sommeil », c’est à Arras que devaient se réveiller les Rosati.

En effet, les poètes arrageois se souviennent de la société anacréontique dont le centenaire doit être célébré l’année suivante. Il s’agissait alors d’une deuxième naissance suivie d’une très rapide disparition pour une renaissance en 1904 : au début de l’année 1903, le maire d’ Arras Adolphe Lenglet (Rosati de 1877) dote la société de statuts légaux suivant la récente loi du 1 er juillet 1901 permettant la liberté d’association car la ville prépare pour 1904 une « exposition universelle du Nord de la France » ; manifestation à laquelle n’assistera pas ce dernier mort subitement en août 1903.

En 1904, les Rosati décidèrent de distinguer d’un rose d’or des personnalités ayant œuvré pour faire connaître et aimer notre région dans les domaines des arts et des lettres.

Citons parmi celles-ci : Le poète belge Maurice Carême (1975), • Le chef d’orchestre de Lille : Jean-Claude CASADESUS (1981), • Le chanteur Julos BEAUCARNE (1984), • Le conservateur en chef des musées nationaux René HUYGHE (1984), • Le journaliste et écrivain dunquerkois Jacques DUQUESNE (1991), • Le comédien belge Ronny COUTTEURE (1997).

Mais aussi des peintres, des gens de lettres, des gastronomes, des patoisants…

ROSATI D’HIER -Jean de La FONTAINE : Patron des Rosati ?

L’éloge de La Fontaine fait fréquemment partie d’une intronisation actuelle. Les ancêtres fondateurs ont très peu parlé de ce grand fabuliste (peu apprécié de l’Esprit des Lumières) mais Charamond le cite comme Rosati « sans le savoir » avec Anacréon, Horace, Chapelle, Chaulieu, Crébillon, Gresset et Piron.

Il semblerait que dés 1893, les Rosati parisiens avaient adopté l’habitude de le célébrer et d’en faire le patron de leur fête annuelle à Fontenay-aux-Roses. Toutefois, cela n’empêche pas les artésiens d’en faire de même et ceci est d’ailleurs entré dans les mœurs des réceptions rosatiques.

grand_carnot.jpg L’un des plus prestigieux est incontestablement Lazare CARNOT (1753-1823) reçu dans la société en 1786 alors qu’il était jeune capitaine de Génie.

Grand mathématicien, considéré comme le père de la géométrie moderne, c’est surtout la politique qui va le faire connaître. Il voue une profonde admiration au « Prince des poètes » persan Saadi (ou Sadi) et décide que les fils aînés de chaque génération de sa famille porteront ce prénom (ce qui nous vaut presqu’un siècle plus tard d’avoir un Président de la République nommé Sadi Carnot).

Arrivé à Arras en 1782, le jeune bourguignon, admirateur de Rousseau et des belles lettres fut très vite adopté par la société arrageoise.

Capitaine au corps royal du génie, ingénieur mathématicien, philosophe, poète… son éclectisme fit l’admiration de tous. D’abord reçu chez les Rosati (1786) puis à l’Académie royale des belles lettres (1787), il manifesta toujours beaucoup d’amour et de reconnaissance pour les artésiens.

C’est à lui que l’on doit la devise des Rosati : « ON NE MEURT PAS QUAND ON EST ROSATI »

Le plus connu des Rosati est évidemment Maximilien de ROBESPIERRE (1758-1794), intronisé en juin 1787, cérémonie pour laquelle il composa un poème.

Derrière l’homme politique, il y avait tout simplement un homme et celui-ci en tant que Rosati a laissé des poésies dont voici quelques vers : Ah ! Jeune Lise, prend bien garde Le mot : « j’aime » est plein de douceur. Et souvent toi qui le hasarda N’en connus jamais la valeur

On peut y découvrir une autre face de Robespierre couverte d’une certaine sensibilité si ce n’est d’un réel talent poétique.

Il y a aussi Dubois de Fosseux (1742-1817), secrétaire de l’Académie d’Arras (1785-1792), il fut le premier Maire élu d’Arras le 25 janvier 1790 (réélu en 1794) et Président du Directoire départemental (1790-1792).

En 1794, victime de l’arrêté de Saint-Just et Lebas contre les ci-devant nobles, il est arrêté. A sa libération, le 31 octobre 1794, il quitte Arras pour rejoindre son fidèle ami Lazare Carnot sur Paris. Il occupe alors jusqu’en 1807 un poste au ministére de la guerre. Sans avoir revu Arras, tout en se tenant informé régulièrement, notamment auprès de son ami Jacques-Louis-Nicolas Vaillant (Maire de 1804 à 1813), il meurt à Paris le 28 décembre 1817.

Louis-Joseph Le Gay (1759-1823) fondateur des ROSATI et par ailleurs juge au tribunal du district puis au tribunal révolutionnaire, Procureur impérial il est rétrogradé et finit sa carrière comme juge d’instruction ; les royalistes ne lui ayant jamais pardonné ses idées républicaines.

Le jeune Charamond, administrateur et membre du district d’Arras en 1791, devint quant à lui Commissaire aux guerres,poste qu’il ne quittera plus avant de disparaître pendant la retraite de Russie alors qu’il était membre du Quartier Général de la Grande Armée .

Tous sont restés dans l’âme des Rosati épris de poésie et d’amitié.

Paul_Verlaine-courbet.jpg PAUL VERLAINE (1844-1896) Né à Metz, la famille réside ensuite dans le quartier des Batignolles à Paris à partir de 1851(son père était militaire). C’est après le décès de son père, en 1865, que le poète fera de fréquents séjours chez son oncle Julien Dehée, Maire de Fampoux, le village de sa mère. C’est dans cette commune que le poète se réfugie dans les moments difficiles puis chez sa mère revenue à Arras (impasse d’ Elbronne : une plaque a été apposée en 1944 au 55 rue d’Amiens, voisine pour commémorer le centenaire de sa naissance).

Verlaine aime contempler les bords de Scarpe et le « vieil Arras » qu’il aimait faire visiter à ses amis parisiens. Il ne reverra plus Arras après 1886 (décès de sa mère), malade il dédie aux Rosati, le 22/02/1894, un poème intitulé « toast à distance ».

Il s’éteint à Paris le 9 janvier 1896.

A l’occasion du centenaire de sa mort, le 9 janvier 1996, les Rosati lui rendirent hommage à l’Equinoxe (11 rue des Augustines), lieu fréquenté en leur temps par Rimbaud et Verlaine.

Maurice Carême (1899-1978) Poète belge d’expression française, auteur d’œuvres pour enfants ( La lanterne magique ) et de poésies (il est certainement le plus connu et le plus étudié dans les écoles françaises).Il a été proclamé par ses collègues français Prince des Poètes succédant à Jean Cocteau et Paul Fort. Les Rosati lui remettent une rose d’or le 1 er juin 1975.

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Source Site des Rosati.

anti

14 Replies to “Kathy Dauthuille dédicace.”

  1. ramses

    Je n’imaginais pas Robespierre en « Rosati », poète de surcroît… Les roses, les aimait-il bien rouges ?

  2. anti

    Sur Wiki, on peut lire un début d’explication (à compléter ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilien_de_Robespierre#Robespierre_et_la_Terreur )

    Certains députés comme Laurent Lecointre ont relativisé dès l’an III la responsabilité de Maximilien Robespierre dans la Terreur. De même, sous le Directoire, Reubell a confié à Carnot : « Je n’ai jamais eu qu’un reproche à faire à Robespierre, c’est d’avoir été trop doux[158]. » Par la suite,d’autres acteurs ou témoins, comme Napoléon Bonaparte, ont critiqué la thèse thermidorienne selon laquelle Robespierre était l’inspirateur de la Terreur puisque le phénomène avait cessé avec sa mort : « Robespierre, disait Napoléon en présence de Gourgaud et de Mme de Montholon, a été culbuté parce qu’il voulait devenir modérateur et arrêter la Révolution. Cambacérès m’a raconté que, la veille de sa mort, il avait prononcé un magnifique discours qui n’avait jamais été imprimé. Billaud et d’autres terroristes, voyant qu’il faiblissait et qu’il ferait infailliblement tomber leurs têtes, se liguèrent contre lui et excitèrent les honnêtes gens soi-disant, à renverser le « tyran », mais en réalité pour prendre sa place et faire régner la terreur de plus belle »[159]. De même, selon Las Cases, il le pensait « le vrai bouc émissaire de la révolution, immolé dès qu’il avait voulu entreprendre de l’arrêter dans sa course (…). Ils [les terroristes] ont tout jeté sur Robespierre; mais celui-ci leur répondait, avant de périr, qu’il était étranger aux dernières exécutions; que, depuis six semaines, il n’avait pas paru aux comités. Napoléon confessait qu’à l’armée de Nice, il avait vu de longues lettres de lui à son frère, blâmant les horreurs des commissaires conventionnels qui perdaient, disait-il, la révolution par leur tyrannie et leurs atrocités, etc., etc. Cambacérès, qui doit être une autorité sur cette époque, observait l’Empereur, avait répondu à l’interpellation qu’il lui adressait un jour sur la condamnation de Robespierre, par ces paroles remarquables : « Sire, cela a été un procès jugé, mais non plaidé. » Ajoutant que Robespierre avait plus de suite et de conception qu’on ne pensait; qu’après avoir renversé les factions effrénées qu’il avait eues à combattre, son intention avait été le retour à l’ordre et à la modération[160]. » Il n’empêche, Robespierre est entré dans la légende noire car cette thèse commode et infondée historiquement a trouvé une utilité auprès de quelques grands dictateurs des temps modernes qui se sont réclamé, et de Robespierre et de la terreur comme une nécessité (les « sévérités nécessaires » pour assurer le « salut public »)[161].

    En fait, Robespierre n’avait ni les moyens ni le tempérament d’un dictateur et, selon des témoignages rarement mis en avant, il s’est opposé à un grand nombre de mesures de terreur – ou « terroristes » selon la terminologie du temps – que Barère, Collot d’Herbois et Billaud-Varenne, membres comme lui du Comité de salut public, cherchaient, pour des raisons diverses, à faire prévaloir. Il était hostile à l’autonomie grandissante, en l’an II, du Comité de sûreté générale qui, par le passé, s’était déjà discrédité[162]. Or, le Comité de sûreté générale, entièrement sous l’influence de Barère, de Collot d’Herbois et de Billaud-Varenne, en liaison étroite avec le Tribunal révolutionnaire, notamment ses juges et son accusateur public, fut le principal instrument de la Terreur puisque, plus que toute autre autorité, il a lancé la très grande majorité des mandats d’arrêt[163].

    Le conventionnel Rouzet, englobé dans la proscription des députés emprisonnés comme complices des Girondins, explique comment il a survécu grâce à Robespierre : « Ce fut lui, écrit-il, qui le 3 octobre 1793, empêcha que les soixante-treize (députés girondins) mis en arrestation fussent aussi accusés, malgré la demande, entre autres par Nicolas Osselin (…) Ce fut Robespierre qui repoussa les sanguinaires aboiements d’Hébert dans sa feuille du père Duchêne, et les hurlements, entre autres, de Dufourny à la tribune des Jacobins, tous également impatients de faire de ces (73) prévenus une hécatombe »[164]. Le même député rappelle aussi que « Robespierre condamna l’absurde brutalité que déployait Hébert dans la procédure contre Marie-Antoinette. Il s’exaspéra tellement à ce sujet que, dans la violence de ses gestes, il brisa son assiette »[165].

    Parmi les « soixante-treize », d’ailleurs, plusieurs ont écrit à Robespierre pour le remercier de les avoir sauvé, comme les députés Hecquet, Queinnec, Ruault, Saint-Prix, Delamarre, Blad et Vincent le 29 nivôse (18 janvier 1794)[166], ou pour lui demander de proposer une amnistie générale, comme Faure, député de Seine-Inférieure, le 19 prairial (7 juin 1794), veille de la fête de l’Être suprême[167] et Girault, député des Côtes-du-Nord, enfermé à la prison de la Force, le 26 prairial (14 juin 1794)[168].

    De la même façon, le 20 messidor (8 juillet 1794), un ancien constituant qui a assisté aux mitraillades de Lyon et a été victime de la répression, écrit à Robespierre, pour lui exprimer la joie qu’il a éprouvé en apprenant, par un ami sûr de retour de Paris, qu’il a blâmé la conduite de Collot d’Herbois dans cette ville[169].

    Le 30 frimaire an II (3 décembre 1793), Robespierre proposa devant la Convention l’institution d’un comité de justice chargé de rechercher et d’élargir les patriotes injustement détenus. Toutefois, cette proposition fut rejetée le 6 nivôse (26 décembre), après un débat confus, devant l’opposition du Comité de sûreté générale, jaloux de ses prérogatives, et de Billaud-Varenne[170]. Aux Jacobins, lors de la séance du 29 ventôse (19 mars 1794), il s’opposa à la discussion sur les signataires des pétitions royalistes dites des 8 000 et des 20 000[171]. De même, il tenta en vain de sauver Madame Élisabeth, s’opposant ainsi à Hébert le 1er frimaire (21 novembre 1793) qui demandait notamment aux Jacobins « qu’on poursuive l’extinction de la race de Capet »[172], et, d’après le témoignage du libraire Maret, rapporté par le royaliste Beaulieu[173], affirma, après son exécution : « Je vous garantis, mon cher Maret, que, loin d’être l’auteur de la mort de Madame Élisabeth, j’ai voulu la sauver. C’est ce scélérat de Collot d’Herbois qui me l’a arrachée. » Il tenta de la même façon de sauver l’ancien constituant Thouret, que l’on avait compromis dans la soi-disant conspiration des prisons, et, seul, refusa de signer le mandat d’arrestation[174].

    Dans une brochure publiée au début de la Restauration, Ève-Demaillot[175], un agent du Comité de salut public, nommé en mai 1794 commissaire dans le Loiret, affirme y avoir été envoyé par Robespierre afin d’élargir les suspects arrêtés sur l’ordre de Léonard Bourdon, qui furent presque tous délivrés, et parmi eux « l’abbé Le Duc[176], fils naturel de Louis XV, prêt à aller à l’échafaud, [qui] dut la vie à Robespierre »[177].

    Pour les Rosati, je ne connaissais pas non plus et j’ai hâte de lire ce que Kathy pourra nous raconter !

    anti

  3. Kathy Dauthuille

    Oui, Anti, ça me touche beaucoup cette page sur les Rosati!!!! (sans « s » au pluriel nous répétait-on, car c’est l’anagramme de Artois).
    Ta page est vraiment une surprise !

    L’intronisation est toute particulière : on hume trois fois la rose, on boit le verre de vin rosé, cul-sec, en disant à haute voix : » Je bois au Rosati, passés, présents et futurs » et l’on donne le baiser.

    Ce sont deux premières ballerines qui apportent chacune la rose et le verre et la troisième donnera ou recevra le baiser.

    Certains créent pour l’occasion une ode, en remerciant le parrain ou en faisant un discours.

    Il est ensuite très émouvant d’entendre l’assemblée levée entonner l’hymne rosatique, qui est aussi l’hymne à l’Artois.(cité plus haut).

    Une intronisation pleine de charme. Un grand moment !
    Anti me met dans la nostalgie!!!!

  4. anti

    Merci pour ces informations complémentaires Kathy ! On sera avec toi par la présence ou par la pensée selon l’emploi du temps 😉

    Bonnes dédicaces !

    anti

  5. Kathy Dauthuille

    Et puis comme Anti m’a fait replonger dans l’univers des Rosati, je dois dire que Achille Pichon fut mon parrain.

    Achille Pichon était un homme au grand coeur ; il fut journaliste à la Voix du Nord, aussi
    poète et Directeur des Rosati.
    Homme aux multiples talents et engagements, il fut
    aussi membre de l’Académie des Sciences et des
    Arts d’Arras, Délégué Départemental de
    l’Éducation Nationale et Conseiller de l’Eglise Réformée de France.

    C’est lui qui a fait la préface de mon livre ‘Sonate pour Laud’ ; aussi j’ai une pensée particulièrement émue en pensant à Lui.
    (Mais on ne meurt pas quand on est Rosati)

  6. sapotille

    Belle surprise en effet de lire tout ceci .. .
    La poésie existerait-telle encore sans CERCLES de poètes?
    Et perso, Maurice Carême est un de mes préférés, dans son apparente , rien qu’apparente simplicité, du Grand Art et de l’Alchimie véritable, celle du coeur… J’avais même projeté d’aller voir sa veuve pour participer à son assoc ‘suite à une visite de salon littéraire… Cocteau et Paul Fort des être si profonds aussi… suis très touchée, là.
    Et comment était cette journée de dédice Kathy? raconte..

  7. Kathy Dauthuille

    On m’avait donc préparé un petit coin dans la boutique d’ « Artisans du Monde » et je dois dire qu’ils sont vraiment très accueillants et le cadre est très joli.
    Il y a eu quelques visiteurs, le temps passait agréablement et en fin d’après-midi, une dame très sympathique s’est pour ainsi dire presque précipitée vers moi, voulant voir les photos des Kogis, disant qu’elle ressentait leur énergie (elle était complètement dedans). On a beaucoup parlé.
    Une autre dame qui est peintre et qui tient un atelier en ville avait été retenue. Elle m’invite à lui rendre visite dans son lieu de création.
    Conclusion : une ambiance chaleureuse, peu de monde mais des rencontres très intéressantes.

  8. anti

    « Conclusion : une ambiance chaleureuse, peu de monde mais des rencontres très intéressantes. »

    Ça fait plaisir à lire !

    anti

  9. Hervé VILEZ

    Merci d’avoir évoqué ce cher Verlaine, inoubliable et si présent en nos coeurs…
    Merci également pour Maurice Carême, ce poète belge effectivement étudié à l’école (je m’en souviens très bien!)…
    Merci pour ce bain de poésie si nécessaire à notre survie!…
    Hervé VILEZ.

  10. Kathy Dauthuille

    En effet, la poésie commence sur les bancs de l’école et nous accompagne plus ou moins dans notre vie ; il faudrait l’avoir le plus possible près de soi pour pouvoir l’appeler au moindre désir.

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